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JAZZ ET INFLUENCES


LA CLARINETTE DE BUDDY DEFRANCO
S'EST ENVOLÉE

29/12/2014. Le jazzman américain vient de décéder à l’âge de 91 ans. C'était le premier clarinettiste à jouer dans le style bebob. Il côtoya les plus grands.


UNE PLACE ÉMINENTE DANS L'HISTOIRE DU JAZZ

Le clarinettiste de jazz américain Buddy DeFranco est considéré comme l’un des musiciens qui a mené la transition du swing vers le style be-bop. Il avait été élevé au rang de « maître du jazz », plus haute distinction artistique attribuée aux États-Unis, et avait aussi été intronisé dans l’American Jazz Hall of Fame, le temple du jazz américain.


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Buddy DeFranco occupe une place éminente dans l’histoire du jazz, au point que beaucoup le considèrent comme le représentant majeur de cet instrument, dont il usait avec charme et justesse, sans forcer son jeu. Sa nonchalance apparente, qui cachait une technique irréprochable, ses airs naturels qui donnaient le sentiment qu’il jouait avec les autres même quand il était soliste, ont offert un regain d’intérêt à la clarinette après les années Benny Goodman, qui était allé au contraire très loin du côté de la virtuosité.

Surtout, Buddy DeFranco fut le premier, et longtemps le seul clarinettiste à jouer en style bebop. De son aveu même, il s’ingénia à transposer à la clarinette l’éclat et l’intelligence de la musique de Charlie Parker. Même force inventive, même fluidité pleine de grâce…


UN TALENT PRECOCE

Né le 17 février 1923, à Camden (New Jersey), fils d’un pianiste, élevé à Philadelphie, il se met à la clarinette à l’âge de neuf ans, mais aussi à la flûte et au hautbois. Il suit également très tôt des cours de composition et d’orchestration.

Alors qu’il est encore élève à la Mastbaum School, le grand trompettiste et tromboniste Tommy Dorsey, figure du jazz des années 1930, patronne un concours pour musiciens amateurs qu’il remporte haut la main. Cette première consécration lui permet, dès la sortie de l’école en 1939, d’être engagé dans l’orchestre du chanteur – et acteur – Johnny « Scat » Davis. Il y reste jusqu’en 1941.


Du « MAINSTREAM » AU BEBOP

Il enchaîne en se joignant à d’autres grandes formations, en particulier l’orchestre du chef et batteur Gene Krupa, ou ceux de Ted Fio Rito, de Charlie Barnet ou de Tommy Dorsey lui-même, avec lequel il joue jusqu’en 1946. Autant de noms qui fleurent bon le jazz « mainstream » d’avant l’heure du bebop.

Passé par plusieurs autres orchestres, il rejoint finalement en 1950 le sextette de Count Basie, dissout l’année suivante. Il monte ensuite son propre big-band tout en poursuivant les collaborations.

Il forme aussi un groupe avec les musiciens afro-américains Kenny Drew (piano) et Art Taylor (batterie) puis Art Blakey. Prémices de ses collaborations avec quelques grands de son art en pleine révolution bebop, d’Art Tatum à Dizzy Gillespie, d’Oscar Peterson à Jimmy Rowles, de Charlie Parker à Fats Navarro et Miles Davis.


CONVERTI À LA CLARINETTE BASSE

En 1959, il fonde son propre quintette et adopte à cette occasion la clarinette basse, avec laquelle il se révèle d’une rare maestria, s’offrant des envols à haut risque. Excellent chef d’orchestre lui-même - une fonction qu’il a maintes fois exercée - il assure enfin la direction du célèbre Glenn Miller Orchestra, de 1966 à 1974, avant de se consacrer à des petites formations.

Au total, Buddy DeFranco a participé à plus de 150 albums. Théoricien (il a écrit sur l’improvisation en jazz), il a écumé les festivals dans le monde, notamment Nice qui le reçoit en 1981. Il a aussi fréquenté dans les années 1990 les clubs de jazz parisiens. Et aidé à fonder celui qui porte son nom à l’université du Montana.

par Jean-Yves Dana (Cadence Info)

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