ROCK, POP...


LES GROUPES OUBLIES
DE L'HISTOIRE DE LA "ROCK-MUSIC"


HARDIN AND YORK - STEVE HARLEY & COCKNEY REBEL - HATFIELD AND THE NORTH - HEADS, HANDS AND FEET - HECKSTALL SMITH BAND - HELDON - HENRY COW - HERD - HERMAN'S HERMITS - HOLY MODAL ROUNDERS - HUMBLE PIE - HUMMINGBIRD


HARDIN AND YORK

L’organiste et chanteur Eddie Hardin et le batteur Pete York, après leur expérience chez Spencer Davis Group, signèrent avec Decca un contrat qui stipulait la sortie d’un album en duo par an, ainsi qu’un album en solo. C’est ainsi qu’ils réalisèrent deux LP en duo plutôt réussis entre essais ‘jazzifiants’ et ballades. En Angleterre, on qualifia Hardin and York de « plus petit des grands groupes », ce qui aux yeux du public ne pouvait être que le reflet d’une certaine qualité artistique.

STEVE HARLEY & COCKNEY REBEL

Ex-journaliste, l’auteur-compositeur et interprète Steve Harley est apparu pendant l’été 1973 au somme des « charts » britannique, avec son groupe Cockney Rebel. Sa personnalité prétentieuse et arrogante, son chant approximatif, ses textes hermétiques et son admiration pour David Bowie lui ont aliéné une bonne partie de l’audience pop, ce qui ne l’a nullement empêché d’obtenir plusieurs hits. Sebastian (1973), Mr Soft, Tumbling Down (1974), Make Me Smile (1975) et dans une moindre mesure Black Or White et White White Dove (1976) ont assuré de confortable rentes à cette pseudo « rock star ». En 1974, outre Steve Harley, le groupe était composé de : Jim Cregan (guitare), Duncan McKay (claviers), George Ford (basse) et Stuart Elliott (batterie), rejoint l’année suivante par Lindsay Elliott (percussion).

HATFIELD AND THE NORTH

Ebauché en novembre 1972 pour un premier concert à Folkestone, ce quatuor de rock progressif anglais, de la famille Soft Machine, se séparera en 1975 ; “momentanément” proclameront alors Dave Stewart (claviers), Phil Miller (guitare), Pip Pyle (batterie, ex-Gong) et Richard Sinclair (basse, chant, ex-Caravan). Hatfield And The North a prouvé avec deux albums dont H. And The North (mars 1974, avec Robert Wyatt) et plusieurs tournées prometteuses, que son expérience de musique totale méritait d’être reprise : « Je ne comprends pas pourquoi tout le monde met une étiquette jazz-rock au groupe ; c’est beaucoup plus large que cela. Notre musique a une orientation rock, mais elle a aussi une orientation pop et même folk. » dira Richard Sinclair pour justifier leur approche musicale.

HEADS, HANDS AND FEET

Tout comme Led Zeppelin, cette formation de country-rock anglais réunit, de 1971 à 1973, quelques-uns des meilleurs musiciens de studio britanniques : Albert Lee (guitare), Tony Colton (chant, claviers) et Ray Smith (guitare solo). Le groupe, depuis le départ de Mike O’Neil, le pianiste originel de la formation, est complété par Chas Hodges (basse, banjo, violon) et Pete Gavin (ex-Jody Grind, batterie). Comme les Français ont pu le voir et l’entendre en 1972 à l’Olympia et l’année suivante au Bataclan, Heads, Hands And Feet jouait un rock’n’roll simple et net qui n’eut pas en son temps le succès mérité.

HECKSTALL SMITH BAND

Groupe de jazz-rock anglais qui, en 1972 et 1973, réunissait John Denlith (batterie) Bill Smith (basse), Dave Rose (piano) et l’ex-saxophoniste de Graham Bond et de Colosseum, Dick Heckstall-Smith. Heckstall Smith Band ne produira qu’un seul album sous forme de compilation (A Story Ended).

HELDON

L’une des expériences musicales françaises les plus originales des années 70. Heldon était composé notamment de Richard Pinhas (vieux routier de la pop française, animateur de diverses formations au succès limité, dont Schizo en 1972). En 1975, Pinhas crée le label Disjuncta, dont les disques sont fabriqués et distribués en dehors du circuit habituel mais non officiel des maisons de disques, et vendu à un prix de moitié inférieure à ceux pratiqués ordinairement.

Utilisant les guitares, la batterie, le piano, la voix humaine et surtout une pléiade de synthétiseurs, Heldon proposait une musique dite « planante » inspirée par la science-fiction, à la fois lénifiante et agressive, malaisée à définir puisque profondément intime et originale, ne se référant en aucune façon aux critères usuels de la Rock-Music. Au fil du temps, Richard Pinhas fera appel à différents collaborateurs dont certains musiciens d'un autre groupe français tout aussi incontournable que Heldon, Magma. De1974 à 1979, le groupe sortira sept albums (parfois doubles, comme It's Always Rock and Roll, leur plus « célèbre » opus).

HENRY COW

Formation de rock progressif constituée en 1973 par Geoff Leigh (cuivres), Tim Hodgkinson (claviers, voix, sax), Fred Frith (guitare, violon, voix), John Breaves (basse, piano, voix) et Chris Cutler (batterie, voix). Sous la houlette du génial instrumentiste qu’est Frith, Henry Cow tentera une expérience musicale unique dont beaucoup attendait. Pour l’histoire, le groupe donnera un concert mémorable avec Robert Wyatt (Soft Machine) en 1975 au Théâtre des Champs-Elysées. « Notre domaine n’est pas condamné à glorifier le Superman, le Banal et la Grande Fuite ; il est aussi possible d’être pertinent, critique et constructif mais ce n’est pas aussi habituel. Notre but est de le rendre ainsi » commentera Fred Frith.

La formation comprendra des instruments peu usités dans la Rock-Music, notamment le hautbois et le basson utilisés par Lindsay Cooper et le violoncelle par Georgie Born. Après de multiples changements de personnel, Henry Cow se dissoudra en 1978.

HERD

Groupe anglais « mod » qui connut en 1967 le succès avec From The Underworld et Paradise Lost. Formé de Peter Frampton, Andy Bown (guitares, claviers, chant), Andrew Steele (batterie) et Gary Taylor (basse, chant). Les Herd, dominés par les figures de Frampton et de Bown, furent pendant quelques mois les chouchous des jeunes anglaises. Le groupe se séparera en 1968. Frampton fondera Humble Pie, puis Camel avant d’entreprendre une carrière solo. Quant à Andy Bown, après un essai en solo, il finira par rejoindre en 1975 Peter Frampton avant d’intégrer Status-Quo.

HERMAN’S HERMITS

Formé par Peter Noone (piano, guitare, chant), Keith Hopwood (guitare), Karl Green (guitare, harmonica), Barry Whitwarn (batterie) et Derek Leckenby (guitare), les Herman's Hermits furent le second groupe anglais après les Beatles à conquérir l’Amérique en 1964. Connu d’abord sous le nom d’Heartbeats, ce groupe de Manchester inscrivit aux hit-parades anglais et américains une liste impressionnante de succès, tels I’m Into Something Good, Mrs Brown, You’ve Got A Lovely Daughter et surtout No Milk Today en septembre 1968, une composition de G. Gouyldman, futur Tence.

Dissous en 1970, Herman’s Hermits se caractérisait par une musique plaisante, simple, et des textes consacrés aux amours d’adolescents. Par la suite, Peter Noone entreprendra une carrière solo à la fois dans la chanson (Pretty Thing – 1971) et au cinéma, ainsi que dans les affaires.

HOLY MODAL ROUNDERS

Formation américaine composée de Peter Stampfel (violon, chant), Steve Weber (guitare, chant), Lee Crabtree (claviers), Sam Shepard (batterie) assistés par Antonia, Barbara et Wendy pour les chœurs. Enregistré seul ou avec d’autres (notamment les Fugs), Holy Modal Rounders proposait une des premières musiques rocks basées sur les trucages, la distorsion, les synthétiseurs et l’harmonisation de sons quotidiens. Leur album de retrouvailles, Indian War Whoop, en 1967, est le témoignage d’une inspiration à la fois politique et ésotérique. Holy Modal Rounders fut un groupe expérimental dont l’importance n’a pas toujours été clairement perçue en son temps.

HUMBLE PIE

Constitué à Londres en 1969 par le chanteur-guitariste Steve Marriott (qui avait fondé les Small Faces en 1965), le guitariste-soliste Peter Frampton, le batteur Jerry Shirley et le bassiste Greg Ridley. Humble Pie parvint aussitôt au premier plan de la scène musicale, grâce à ces deux vedettes Steve et Peter, et à son premier simple, Natural Born Boogie, seul titre du groupe classé dans les charts.

Humble Pie était un groupe de scène avant tout. Le groupe a construit sa carrière en interprétant un hard-rock chaud et efficace, grâce à la présence virulente et entraînante de Marriott, à son style d’harmonica simpliste mais excitant et surtout grâce au volume sonore à peine supportable des amplis.

Les acrobaties vocales de Steve, au service d’un texte souvent obscène, y sont bien mises en valeur. Après le départ de Peter Frampton en 1971, ce dernier est remplacé par Clem Clempson (ex-guitariste de Colosseum), mais la formation finira par perdre son équilibre et sera dissoute en 1975 après deux ultimes années passées à écumer l’Amérique et à lasser son public.

HUMMINGBIRD

Formé en 1975 par quelques-uns des meilleurs musiciens de studio anglais dont Bobby Tench (guitare, chant), Max Middleton (claviers) et Clive Chaman (basse). La musique de Hummingbird se caractérisait par le mélange des genres ; une musique où l’on retrouvait rock, jazz, et reggae fondus dans une soul sophistiquée. Leur premier album sera produit par Ian Samwell, responsable des premiers disques d’America.


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