ROCK, POP...


LES GROUPES OUBLIES
DE L'HISTOIRE DE LA "ROCK-MUSIC"


UNDISPUTED TRUTH - LES VARIATIONS - WALKER BROTHERS - WAR - WILD TURKEY - XIT - YOUNGBLOODS - ZAO



UNDISPUTED TRUTH

Undisputed Truth est un trio vocal noir américain de soul-music qui sévira durant les premières années 70. Il était composé de deux jeunes filles, Brenda Joyce Evans, Billie Rae Calvin, toute deux originaires de Los Angeles, et d’un ancien jouer de base-ball, Joe Harris. Dirigé par l’auteur, compositeur, arrangeur et producteur Norman Whitfield, ils ont apporté une note plus agressive dans la soul-music sophistiquée des années 70, publiant des titres excitants qui devinrent des hits, comme Superstar. Accompagné par les musiciens de studio « maison » Tamla Motown, Undisputed Truth doit une grande partie de son succès à ses harmonies vocales et aux « dialogues » admirablement réglés des vocalistes Brenda et Billie. Le groupe enregistrera son dernier LP (Higher Than High) en 1975.

LES VARIATIONS

Les Variations deviendront le premier groupe français à avoir chanté en anglais les grands succès des Rolling Stones, de Jimi Hendrix et des Cream, puis à avoir composé dans cette langue et dans ce style. Les variations étaient composés de Jo Lebb (chant), Jacky Bitton (batterie), Jacques Grande dit « Petit Pois » et Marc Tobaly (guitares). Le groupe fit à partir de 1967 une carrière française et européenne honorable. Après quelques 45 tours réussis (Come Along, Free Me, Down The Road) et l’album Nador, les Variations partent en 1972 aux Etats-Unis.

Cette expérience unique pour un groupe français leur permet de graver les albums Take It Or Leave It (avec Don Nix) et Café de Paris. Leur impact sera difficile à mesurer aux Etats-Unis. Les Variations tentèrent d’imposer le titre Morican Roll, un rock d’inspiration arabisante. Deux ans plus tard, Robert Fitousi remplace Jo Lebb, puis quitte en 1975 avec « Petit Pois » une formation qui s’augmente en novembre 1975 d’anciens musiciens du Paul Butterfield Blues Band.

En novembre 1975, Jo Lebb après une retentissante interview, dans Rock & Folk, fonde Magnum avec P. Verbecke (guitare), A. Jack (claviers), J. Chalard (basse), J. P. Prévotat (batterie) et C. Améziane (percussion). « Petit Pois », quant à lui, formera Star System avec Jack Starr et Jeannot (batterie). Les Variations se séparent en 1975.

WALKER BROTHERS

Gary Leeds (batterie), John Laus (chant, guitare) et Scott Engel (chant, basse) formèrent en 1965 le trio vocal des Walker Brothers, qui eut durant deux ans un immense succès en Angleterre. Bien qu’Américains, ils immigrèrent au Royaume-Uni où Make It Easy On Yourself et The Sun Ain’t Gonna Shine Anymore furent deux tubes mémorables. Séparés en 1967, chacun entreprit une carrière en solo, mais ne rencontra qu’un succès d’estime. Tous trois se sont réunis à nouveau en 1975, après que Gary ait publié une reprise du hit des Easybeats, Hello, How Are You. Cette seconde association semblait leur sourire, puisqu’ils obtinrent un hit, toujours en Grande-Bretagne avec It’s No Secret. Mais finalement, les Walker Brothers finiront par se dissoudre en 1978 malgré l’enregistrement de l’album Nite Flights.

WAR

Orchestre formé de musiciens noirs américains et d’abord nommé Nite Shift jusqu’à sa rencontre en 1969 avec l’harmoniciste danois Lee Oskar et Eric Burdon, lequel transforma le nom en War. Le groupe fait ses débuts à San Bernardino en Californie, puis à Newport au même programme que Jethro Tull et Creedence Clearwater Revival, devant 80 000 personnes. Les musiciens de War formaient un groupe d’une cohésion musicale remarquable ; la musique, à mi-chemin de la soul-music et du jazz, possédait un pouvoir d’excitation et d’agressivité exceptionnelle.

Mais après le départ d’Eric Burdon en 1970, pourtant si bien intégré à War, leur musique perdra beaucoup en violence et deviendra plus sophistiquée. Les musiciens créeront alors une musique plutôt d’ambiance au climat chaleureux et sensuel, dont The World Is A Ghetto en 1972 (dont le titre éponyme sera repris par Georges Benson) qui deviendra n°1 aux Etats-Unis en février 1973, et sera pour la formation un exemple original et réussi. Leur chef-d’œuvre reste l’étonnant Gypsy Man tiré de Deliver The World en 1973, véritable résumé des tendances de la soul-music des années 70.

WILD TURKEY

Formation créée en 1971 par le premier bassiste de Jethro Tull, Glenn Cornick (guitare, claviers), avec Gary Pickford Hopkins (chant, guitare), Jeff Jones (batterie), « Tweake » Lewis (guitare) et Jon Blackmore (chant, guitare, remplacé par Mick Dyche). Le groupe Wild Turkey, que le public français découvrira en première partie de Ten Years After à l’Olympia, en février 1973, produisait une musique inspirée du groupe de Ian Anderson (la flûte en moins), faite de rocks excitants aux arrangements particuliers. Le groupe était dominé par la personnalité de son chanteur à la voix claire et puissante, Jon Blackmore, et de son bassiste, l’excellent Glenn Cornick, qui devait former fin 1975 le trio de hard-rock Paris.

XIT

Xit est une formation basée au Nouveau-Mexique qui se formera en 1972 en étant composée d’Indiens d’Amérique du Nord : Michael Martin (chant, guitare), Jomac Suazo (basse), R. C. Garris, jr. (guitare, piano) et Leeja Herrera (batterie, percussion). Xit était dans la lignée de Red Bone, interprétant avec passion et énergie les mélodies prenantes de Mike Vahano, sur des textes dénonciateurs et vengeurs (chantés en dialecte sioux et en anglais) de Tom Bee.

Après une superbe et émouvante première réalisation, Xit s’augmenta de Obie Sullivan, Chili Yazzie et Tyrone King, sans connaître davantage de réussite. Toutefois en France, en 1973, les discothèques plébiscitèrent We Live et Reservation Of Education, en raison de leurs rocks excitants et de leurs thèmes romantiques. L’album Relocation paru en 1978 sera le dernier témoignage musical enregistré par Xit avant leur séparation.

THE YOUNGBLOODS

Groupe américain légendaire et méconnu, formé en 1965 à Cambridge (Massachusetts) par Jesse Colin Young (chant, guitare, sax), Jerry Corbitt (guitare) et Joe Bauer (batterie). De retour à New York, ils s’adjoignent Banana (guitare, claviers) et répètent pendant presque toute l’année suivante, se forgeant un noyau de fans dans l’underground. Le premier album est publié en février 1967 et Grizzly Bear devient un hit mineur. The Youngbloods effectuent plusieurs tournées et deviennent populaires sur la côte Ouest, où leur country-rock teinté de thème jazzy est très apprécié. En 1968, ils s’installent à San Francisco et demeurent un trio après le départ de Corbitt fin 1969. Leur grand hit Get Together (une reprise de Dino Valente) est presque un hymne pour les hippies retardés, et après plusieurs autres albums avec l’aide de Michael Kane (basse) et Richard « Earthquake »Anderson (harmonica), les Youngbloods se séparent en 1972.

À noter que l’on retrouve certaines de leurs chansons au cinéma : Sugar Babe sera utilisée pour la bande son du film Zabriskie Point et Get Together dans Forrest Gtump et Las Vegas Parano.

ZAO

Formé en 1972 après le festival de Châteauvallon par d’anciens musiciens de Magma, Zao réunira pour son premier album François « Faton » Cahen (claviers), Jocko « Jeff » Seffer (sax, chant), Joël Dugrenot (basse, chant), Jean-My Truong (guitare) et Mauricia Platon (chant) ; dans leur second album (Osiris) réalisé en 1975, Mauricia n’apparaît plus.

Zao sera l’un des seuls groupes français qui souhaita « défricher un monde musical nouveau, qui a ses racines les plus profondes dans le patrimoine occidental européen ». Jean-My Truong et Jeff Seffer rejoignent en 1975 Perception, disques solos de Jeff et Dugrenot (Speed Limit) et de F. Cahen.

Fin 1975, le quatuor à cordes Margand rejoint la formation et joue épisodiquement avec le groupe de « Faton » Cahen. La même année l’album Shekina est enregistré, mais lors de l’enregistrement du disque suivant (Kawana – 1976), le quatuor à cordes est remplacé par le violoniste Didier Lockwood. À la fin de l’année 1977, Zao est dissout. Bien des années plus tard, en 1994, on retrouvera Zao pour la publication de Akhenaton. La formation s’articule alors autour de Faton, Yoch'ko, Truong, Patrick Tilleman (violon) et Dominique Bertram (basse).

La suite de l’histoire du groupe ressemble un peu à celle de Magma, s’invitant sur scène de temps en temps, avec parfois quelques musiciens amis comme le saxophoniste Didier Malherbe (ex-Gong). Un dernier album, Ethnic-3 Live paraîtra en 2008 avant que l’histoire de Zao ne s’achève par la disparition de l’un de ses fondateurs « Faton » Cahen en 2011.


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