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CLASSIQUE / TRADITIONNEL


MARIA CALLAS ET ARISTOTE ONASSIS, L'HISTOIRE D'UN AMOUR IMPOSSIBLE

En 1958, Maria Callas est au sommet de sa gloire. L’Opéra de Paris l’accueille pour la première fois. L’événement est si important que l’unique chaîne de l’O.R.T.F retransmet le spectacle en direct...


LA RENCONTRE AVEC ARISTOTE ONASSIS

Le tout Paris a payé la place au prix fort. Devant la caméra défilent Charlie Chaplin, Jean Cocteau, Jean Marais, Martine Carol et Brigitte Bardot. Ils sont tous venus entendre la célèbre cantatrice du chant lyrique interpréter les grands airs de La Traviata de Verdi. Sur scène, sa silhouette est à l’image du personnage qu’elle a souvent incarné, celui d’une prêtresse. Le temps d’une soirée, l’Opéra de Paris devient son nouveau temple…

A la suite du concert, un banquet prolonge la soirée. Quatre cents cinquante convives sont invités à festoyer pour honorer une seule personne, Maria Callas. Parmi les invités qui l’entourent, un homme l’observe. Visiblement sous le charme, il est attentif à ses moindres gestes, à ses moindres sourires. C’est la première fois qu’il la voyait et l’entendait chanter sur scène. Cet homme, c’est l’armateur grec Aristote Onassis.



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LA CROISIÈRE ET PREMIÈRE PASSION

Trois mois plus tard, le printemps est là. Maria Callas fait escale à l’hôtel Gritti, à Venise. Elle doit se rendre au bal annuel organisé par son amie, la comtesse de Castelbarcola, fille de Toscanini. Onassis, également présent, croise son chemin pour la seconde fois et accapare son attention durant toute la soirée, allant jusqu’à l’inviter sur son yacht pour une croisière durant l’été… À cette époque, Maria Callas est mariée depuis 12 ans à Giovanni Battista Meneghini, un homme de 28 ans son aîné. C’est en partie grâce à lui et à son rôle d’agent que la cantatrice est devenue célèbre. Il est son fidèle soutien depuis le début de sa carrière.

© CBS Television - Maria Callas (talk show 'Small World' - 1956)

Lors de la tournée qui la conduit à travers l’Europe, le chemin de la cantatrice est tapissé de roses rouges, de fleurs toujours accompagnées d’une carte signée du même nom, Onassis. Après le concert de Londres, elle et son mari sont attendus dans un hôtel. Le célèbre armateur y donne un bal en son honneur… Dans la grande salle, Aristote et Maria découvrent qu’ils ont une passion commune : le tango. Cette première passion va se prolonger tard dans la nuit… Vers trois heures du matin, Aristote et Battista pressent Maria d’accepter la croisière promise lors de la soirée chez la comtesse Castelbarcola. Maria hésite, pressentant dans cette croisière quelque chose de dangereux et d’indéfinissable, mais face à tant d’empressement, elle finit par consentir.

Au mois de juillet, Battista et Maria arrivent à Monaco. Ils viennent embarquer pour trois semaines sur le yacht du milliardaire, le Christina, un des plus luxueux qui soit. Pour l’armateur, le Christina est tout à la fois son bureau et sa maison. Le navire a vu défiler des hôtes prestigieux, comme Winston Churchill qui y séjourna à plusieurs reprises avec sa famille.

Il est temps de partir. Le yacht largue les amarres pour se diriger vers la mer Egée. À bord du Christina, une telle croisière semble bien ordinaire, mais pour Maria Callas, ce sont enfin de véritables vacances qu’elle savoure sans compter. Le temps est splendide, la mer d’un bleu profond et les îles accueillantes…

Aristote Onassis est un homme impitoyable en affaire, un maître du jeu, mais également un être sentimental qui aime bien s’entourer de femmes à l’occasion. S’il ne mise pas sur sa beauté physique, il sait par contre que son existence fascine ceux qui l’approchent, que le pirate des mers ensorcelle… Au fil de l’eau, l’imposant navire avance sans peine. La croisière d’Onassis est bâtie à la façon d’une conquête. Chaque escale a été méticuleusement préparée, conçu dans le seul but de séduire la diva, telle une proie consentante s’embarquant pour l’aventure

C’est à Epidaure, berceau de la tragédie, lors de la visite touristique que se noue l’intrigue, le premier rapprochement. Dans le décor du théâtre antique, un véritable enchantement se lit dans les yeux de Maria. Aristote l’entraîne par la main… Est-ce alors un simple flirt ou le tournant d’une vie ?

S’éloignant des Cyclades, le Christina met le cap vers les côtes de la Turquie. Sur le pont, dans la nuit, Maria interroge sans cesse Aristote sur sa vie, sur son ascension sociale extraordinaire… Cet homme, issu de la petite bourgeoisie de Smyrne et qui a réchappé au massacre de la ville par les Turcs, fascine Maria. Il est comme elle, un immigré qui s’est embarqué pour ailleurs, à la poursuite d’un nouvel Eldorado. Vingt ans plus tard, à la tête d’une flotte de tankers qui achemine le pétrole du Moyen-Orient, il est le premier armateur du monde et un homme politiquement très influant. Installant son siège à Monaco, il contrôle dans la principauté les hôtels, le casino et l’Opéra qu’il propose de dédier à Maria…

Le cinq août, le Christina arrive à Istanbul, le terme du voyage. Le soir même désertant sa cabine, Maria fait l’amour avec Aristote… Elle sait qu’elle va devoir affronter la tempête, toutes les ruptures. Elle s’est engagée et elle ira jusqu’au bout. De son enfance, elle a conservé un caractère pugnace, une volonté sans faille. Une passion dévorante enflamme son cœur. A côté de la musique, une autre passion renaît, l’amour.


MARIA CALLAS ET ONASSIS, LE GRAND AMOUR

En septembre, lors de son premier concert à Bilbao, elle n’est plus Maria Meneghini, elle devient pour toujours Maria Callas. Sa gloire décuple et son bonheur se lit sur son visage. Devant les journalistes qui s’empressent de lui demander si elle va épouser Onassis, elle se tait, trouvant la question stupide. Quant au richissime armateur, en homme comblé et sincèrement épris, il voit que le bonheur est là, à portée de main.

Aristote Onassis (1967)

Au tribunal de Brescia (Italie), en novembre 1959, Maria arrive pour le procès en séparation avec son mari Battista. A l’époque, le divorce justifie tous les commentaires dans la presse. Tandis que Battista est le mari trompé, abandonné, l’homme déchu, Maria est l’ingrate, l’être qui incarne le mal. Elle devient sur papier glacé la femme par qui le scandale arrive. Subissant les assauts de la presse, de la justice et les verdicts impitoyables des mœurs, Maria ne voit qu’une chose, cet homme avec qui elle vit l’amour physique, l’amour tout court.

Quatre mois plus tard, pour régler le partage des biens, elle retrouve son ancien mari. Personne ne doit savoir qu’elle est enceinte de six mois… Le 30 mars 1960, dans une clinique milanaise, elle accouche par césarienne d’un garçon de huit mois. L’enfant meurt le jour même. Sur la fiche est inscrit son nom, Omero, du nom de l’oncle d’Onassis. L’enfant est enterré dans un cimetière situé au nord de Milan, non loin du lieu des rencontres clandestines avec Aristote.

Cinq semaines plus tard Maria Callas arrive au Festival de Cannes. Une nuée de photographes l’attend. Tout autour d’elle, les flashs crépitent. La gloire se mêle alors au deuil du bonheur. Tandis que les amis et la foule s’agitent dans une impatience bien prévisible, pour Maria, la transparence est de rigueur. Il faut sauver les apparences…

Installée à Monaco, la vie de Maria Callas se déroule lentement entre le Christina et l’Hôtel de Paris. La petite cité monégasque abrite à présent la reine de l’opéra et une toute nouvelle princesse : Grace Kelly. Une amitié profonde se noue alors entre les deux femmes et à bord du Christina les fêtes s’enchaînent, au point que la carrière de la cantatrice est presque en sommeil. Elle travaille de moins en moins sa voix, malgré la présence d’un piano à bord du yacht. Sa discipline, son ardeur au travail semble n’être qu’un lointain souvenir. Durant l’année 1960, elle ne chantera que deux opéras. Pour elle s’ouvre une autre vie, une vie sans rendez-vous, sans autre horizon que l’amour. Athiná, la femme d’Onassis, a obtenu le divorce, et Maria se sent à présent libre aux bras d’un homme qu’elle aime.


MARIA CALLAS DANS LA TOURMENTE DE LA SOLITUDE

L’année suivante à Epidaure, c’est avec elle-même qu’elle a rendez-vous, au cœur du théâtre antique de Médée. Là, elle y découvre son identité, ses racines. La petite fille Sophie Cecilia Kalos, qui a grandi dans un quartier pauvre de New York, sait à présent qu’elle est grecque… Pour l’opéra Médée, elle impose sa propre vision théâtrale à Alexis Minotis et dort près de la scène sur un lit de camp. Les répétitions se multiplient souvent très tard dans la nuit… La voix de Maria s’élève, prenant toujours plus d’assurance. Les décors naturels sont là comme pour rendre hommage à la tragédienne. Lors du concert, les dix-sept rappels couronneront la fusion avec un peuple. Pour la première fois, la chanteuse appartient à un pays. L’émotion est immense.

Maria s’installe à Paris, au Ritz. Dans la suite immense, la reine du chant lyrique est seule. Tel Ulysse, Onassis vogue sur des mers qui l’entraînent et l’éloignent chaque jour davantage. Sans ses occupations professionnelles, la chanteuse est une femme qui attend. Elle attend qu’il revienne pour que la fête recommence. Quand il est là, quand il l’entraîne par le bras, la diva revit…

La nuit, Maria devient la reine de la jet set, mais elle ne s’y sent pas à son aise. Dans ce monde-là, baignant dans une sorte de conformité sociale et culturelle, qui peut comprendre l’art lyrique, qui peut comprendre le sacrifice consenti ? Tous ces noctambules qui déambulent, qui s’accordent pour convenir que le paraître a bien plus d’importance que tout le reste, tout ce monde-là lui apparaît bien immoral… Puisque Onassis la trompe, on lui conseille de rendre la pareille. Un geste inimaginable pour Maria Callas qui, ne s’estimant pas ‘bourgeoise’, n’a pas pour principe d’avoir des amants. Maria est à l’opposé du personnage de Carmen de Bizet. Ses véritables amis le savent et ils comprennent parfaitement son attitude.

Quand en 1963, la femme du président des Etats-Unis Jacqueline Kennedy arrive à Athènes, sa sœur est alors la maîtresse d’Onassis. Toutes les deux embarquent pour une croisière sur le Christina. Pour la première fois depuis cinq ans, Maria en est exclue. À bord, le même voyage est programmé et la même destinée aventureuse également… C’est à Paris, dans la presse, que Maria Callas découvre les photos compromettantes…

Quelque chose semble alors cassé en elle. Des images du passé resurgissent, mais devant elle l’avenir semble stérile, vide de sens. D’un coup, elle rêve d’opéra et décide de refermer la porte d’un bonheur qu’elle croyait éternel. Ce sera Tosca après avoir compris qu’elle avait passé un pacte avec le diable. La jalousie du personnage qu’elle incarne, couteau à la main, démontre quelque part sa détresse…

Les opéras s’enchaînent. Entourée de ses amis, dont Georges Prêtre, chef d’orchestre, qui devient son complice musical, Maria Callas interprète à présent Norma. Physiquement, elle en sort éprouvée, car cet opéra-là exige une présence scénique presque continue. À 41 ans, ‘La Callas’ ne serait-elle alors plus qu’un souvenir ? Sa représentation en 1964 devant la reine d’Angleterre sonnerait-elle comme un adieu à la scène ?…


MARIA CALLAS : HABANERA (Carmen - Bizet)


PRISONNIÈRE DE LA TRAHISON

Détachée de ce cordon ombilical qui a nourri ses rêves les plus fous, Maria Callas se rend à Skorpios, une île achetée par Onassis. Le couple passe alors ses journées à bord du Christina. De temps en temps, au détour d’une escapade, d’une sortie en bateau, l’espoir renaît. Peut-être, celui de devenir officiellement sa femme. Elle franchit un pas de plus en prenant la nationalité grecque… mais quand les journalistes lui posent la question : ‘allez-vous vous marier avec Aristote Onassis ?’ Elle répond : ‘là n’est pas la question’. Maria n’ignore pas qu’il existe une autre proie, la veuve du président américain, Jacqueline Kennedy !

Maria Callas vit alors dans la dénégation, attendant comme une prisonnière que la trahison survienne… En octobre 1968, Aristote Onassis se marie avec une des femmes les plus célèbres du monde. Jacqueline Kennedy devient Jacqueline Onassis. Pour Maria, c’est le choc. Blessée dans son orgueil, la confiance s’est volatilisée. Malgré les désillusions, au fond d’elle-même, Maria ne peut rompre. Il subsiste quelque part d’autres attaches, des souvenirs qui lui interdisent de perdre espoir. Son espérance en des jours meilleurs fait qu’elle doit se reconstruire… mais comment ? La chanteuse, qui a voulu être une diva, est à présent prisonnière de son image, comme pétrifiée dans sa légende. Sa place serait-elle au musée, comme un objet de curiosité ?

Un film de Pasolini voit le jour, Médée (1969), le mythe même de la magicienne, celle qui a aimé Jason et qui l’a trahi. Pour Maria Callas, c’est comme si le personnage mythique l’habitait sous les traits de son visage. On ne soulignera jamais assez son talent d’actrice dans un domaine où tout semblait endormi depuis trop longtemps dans la caricature ; elle, qui à sa façon, révolutionna l’art lyrique du 20e siècle. Mais dans le film de Pasolini, dans les décors aux aspects lunaires, elle transpose le personnage pour en faire le sien. Dans Médée, c’est comme si elle jouait sa propre existence. ‘C’est juste une femme, avec toutes les expériences d’une femme… Son sacrifice est plus grand, car sa douleur est celle de n’importe quelle femme.’, aimera-t-elle préciser.

Avec ce film, Maria recherche une certaine estime envers elle-même. Elle cherche à prouver à ses détracteurs qu’elle est capable de rebondir devant l’adversité. Malheureusement, le film est un échec… Lors des moments de solitude, elle se revoit avec Aristote, mais ce dernier est loin d’elle partageant sa vie, ses voyages, avec une autre. Elle aura bien une aventure avec Pasolini, mais cela ne changera rien pour elle.


L’ULTIME SURSAUT

À Paris, Maria Callas tente de mettre fin à ses jours en avalant des somnifères. On la retrouve inanimée… Est-elle encore une reine ? Oui, peut-être, mais dans d’autres lieux, au cirque, pour le 38e gala de l’union des artistes. La reine devient alors un personnage comique jouant avec un éléphanteau. Une bien insignifiante retombée médiatique pour celle qui fit vibrer les plus grandes scènes d’opéra.

Onassis n’est pas dupe. Il ne doute pas un instant de l’amour que Maria lui porte, peut-être, parce que lui aussi l’aime encore. Le jour de son anniversaire, ils se retrouvent dans leur île. Il ira jusqu’à l’embrasser sur la bouche devant l’œil des caméras. La reine de l’opéra devient de nouveau sa proie, une esclave qui se donnera à lui chaque fois qu’il le voudra…

Pour renouer avec sa première passion et faisant preuve d’une certaine sagesse, Maria Callas participe à des master class qui lui permettent de tester sa voix. Au fond d’elle, elle n’a pas renoncé à un éventuel retour sur scène. La prêtresse de la vocalise subjugue encore son auditoire à la Juilliard School de New York, faisant fuser ici ou là quelques réflexions teintées d’humour… Mais de retour à l’hôtel, la solitude l’envahit encore et toujours…

Dans la grande ville américaine, elle retrouve le ténor Giuseppo Di Stefano. Il la soutient dans l’épreuve et devient son amant. Il la pousse à franchir le pas et une grande tournée à travers le monde est organisée. A chaque représentation, le public répond présent, même si la tenue de sa voix tient du miracle. Maria Callas est consciente que la voix d’hier a disparu, que son fameux attachement au travail, et que cette fameuse intégrité qui a fait d’elle ce qu’elle a été, ont peut-être disparu à tout jamais. Pour elle, le besoin d’amour est trop fort, dévastateur dans un univers exigeant où l’évasion tient du miracle. Sur son visage se lit la tristesse. La tournée arrive à sa fin. ↕3 Paris, son amant Giuseppo est parti et elle se retrouve de nouveau seule.


LES DERNIERS JOURS

Dans son somptueux appartement parisien, elle livre en toute intimité ses dernières représentations. Là, sur un meuble, traîne la photo de sa mère qu’elle a pourtant rayée de sa vie. Elle passe de longues minutes à écouter ses anciens enregistrements et se sent inutile, délaissée face à une existence sans réelle attache…

En 1975, Onassis, souffrant d’un mal incurable, revient à Paris pour y mourir. À l’hôpital américain, en témoignage de son affection envers Maria, il n’oublie pas d’emporter le plaid rouge qu’elle lui avait offert, il y a bien longtemps. Sa mort annoncée entraînera un autre sacrifice, celui d’un drame à l’issu fatale…

Pour Maria, il n’y a plus d’avenir. Les journées semblent se consumer sans fin. Se repliant sur elle-même, elle ne répond plus au téléphone, s’isole chaque jour davantage, malgré ceux qui voudraient briser son enfermement. Les souvenirs ne sont plus que de lointains échos et Maria n’a plus le désir de vivre, ni de survivre. Pilules, somnifères et excitants sont là posés à côté du lit. Un soir, elle s’effondre dans sa salle de bains…

À 53 ans, le 16 septembre 1977, la plus célèbre diva du 20e siècle s’éteint à Paris dans son appartement de l’avenue Georges-Mandel, emportée par une embolie pulmonaire. Bruna, sa femme de chambre, et Ferruccio, son chauffeur et maître d’hôtel, les rares personnes à approcher la cantatrice depuis la disparition de Onassis, refuseront d’évoquer les instants tragiques. Religieusement, ses cendres * seront portées en Grèce et dispersées dans la mer Egée.

Grâce à un vieux testament datant de 1954, sa fortune personnelle - qui s’élevait à 15 millions de dollars - reviendra à son ex-mari Giovanni. Quelques mois plus tard, les projets de musée ayant échoué, ses biens et effets les plus intimes seront vendus aux enchères… Ainsi, Maria Callas n’aura pas eu droit à une place, à un nom gravé dans la galerie des artistes immortels. Des rares représentations, il ne subsiste que quelques documents filmés et une voix. Une voix inouïe qui touchait au ventre, implorant la vie.

* : il subsiste un doute suite à la disparition momentanée des cendres les heures suivant l’incinération au cimetière du Père-Lachaise.

Par Elian Jougla (Cadence Info - 11/2012)
(Source : Maria Callas Assoluta - Philippe Kholy/Brigitte Hansen)


Un téléfilm intitulé Callas & Onassis, sorti en 2006 retrace leur relation : BANDE ANNONCE ‘CALLAS & ONASSIS’


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