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JAZZ ET INLUENCES


MILES DAVIS, UN PORTRAIT EXPRESS DU LÉGENDAIRE TROMPETTISTE

Louis Armstrong et Miles Davis sont la référence quand on évoque l’histoire de la trompette jazz. Le premier, quand le jazz était “découverte” et le second quand son langage est devenu “institution”. À la différence de Louis Armstrong, personnage expansif et jovial, Miles Davis a conservé pendant très longtemps une grande difficulté à exprimer ses émotions et à les canaliser.


MILES DAVIS, UNE HISTOIRE À FACETTES

Pour les historiens, il existe deux “Miles” bien identifiables : celui de la période acoustique, de 1945 à 1969, et celui la période électrique, de 1970 jusqu’à son décès en 1991. À l’intérieur de ces deux périodes existent des changements de style, des remises en question et des aboutissements.

Dans la période acoustique, Miles Davis est un trompettiste qui suivra avec une certaine sagesse les différents courants du jazz : bebop, cool, hard-bop et enfin modal. Outre son travail avec l’arrangeur Gil Evans, deux principaux quintets marquent sa carrière lors de cette période : le quintette comprenant John Coltrane (sax) et Bill Evans (piano), c’est l’époque de “Kind of Blue“…

Et celui des années 60 avec Wayne Shorter (sax), Herbie Hancock (piano), Tony Williams (batterie) et Ron Carter (contrebasse).


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C’est au début des années 60, alors que le free jazz prend de l’ampleur, que Miles commence à s’entourer de jeunes talents et à tracer de nouvelles voies toutes personnelles. Cette attitude, il la gardera jusqu’à la fin de sa vie. Chaque phase musicale, chaque rencontre, sont pour lui comme un challenge, un pari sur l’avenir.

Quelques années plus tard, sorti de sa période free, le jazz est dans une impasse. Des musiciens comme Miles Davis s’intéressent de plus en plus à la mouvance pop et aux rythmes binaires qui l’accompagnent. Miles décide alors de prendre un virage à 180 degrés. À la recherche de nouvelles sonorités, il favorise les instruments électriques. Exit le piano acoustique et la contrebasse, le piano électrique Fender Rhodes fait son entrée et la trompette est utilisée avec une pédale wah-wah. Le jeu de Miles se transforme. Il commence à jouer dos au public, penché sur sa trompette électrifiée. Les phrases, autrefois pleines d’envolées lyriques, se transforment en soubresauts, en une suite de sons stridents épousant la rythmique. Pour les fans de la première heure, c’est le choc !

Au début des années 70, la musique de Miles Davis subit de nombreuses critiques négatives provenant de la presse spécialisée. Des soucis de santé et des excès d’une vie trop sulfureuse l’éloignent de la scène. Il faudra attendre son come-back dans les années 80 pour que la presse, autrefois méprisante, salue le génie de l’artiste et son côté précurseur. Toute une génération de musiciens, aujourd’hui très connue dans le monde du jazz, est passée entre les mains de Miles Davis : les pianistes Chick Corea, Keith Jarrett, Joe Zawinul, le guitariste John McLaughlin, les batteurs Billy Cobham, Airto Moreira, le saxophoniste Gary Bartz, le bassiste Michael Henderson… la liste serait longue !

Tout à la fois charismatique et ambiguë, sa très forte personnalité à multiples facettes a révolutionné l’art du jazz, des années bop aux années funk. C’est grâce à son attachement à renouveler la vision de cette culture afro-américaine et de son langage, que le musicien a réussi un pari difficile, celui de traverser les générations (son dernier album, “Doo-bop” sorti en 1991 est une référence pour les amateurs de hip-hop). Si Miles Davis était encore parmi nous, il serait certainement le roi d’un jazz electro mâtiné de rap, mais cela, nous ne le saurons vraiment jamais !


MILES DAVIS… DISCOGRAPHIE SELECTIVE

Voici une humble sélection de disques du maître et destinée à tous ceux qui souhaitent partir à sa rencontre…

  • Ascenseur pour l’échafaud (1957)
  • Round about Midnight (1957)
  • Kind Of Blue (1959)
  • Sketches of Spain (1960)
  • Miles Smiles (1965)
  • Nefertiti (1967)
  • Bitches Brew (1969)
  • On the Corner (1973)
  • Get Up With It (1974)
  • Tutu (1986)
  • Doo-bop (1991)

Patrick Martial (Cadence Info - 09/2011)


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