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ROCK, POP, FOLK, ELECTRO...


ANOUSHKA SHANKAR TRAVELLER... FLAMENCO ET TRADITION HINDOUSTANI

La sitariste indienne s'attaque au flamenco. Un album exaltant, mais parfois un peu trop sage.


Il y a eu les débuts sur scène, balbutiants. Les premiers enregistrements classiques, trop conventionnels. Les expérimentations électro-pop (Rise et Breathing under water), déjà plus originales. Et voilà Traveller, un album qui a déjà quatre ans mais qui conserve toujours une certaine fraîcheur. Traveller est le premier projet à tenir toutes les promesses d’une lumineuse ascendance.


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La sitariste y jette un pont délicat entre la tradition hindoustani et le flamenco : un pari cross-over ambitieux, même pour la fille de Ravi Shankar. Heureusement, celui-ci lui a légué le goût et le talent de savoir s’entourer. Dans son « voyage », elle a ainsi emmené le guitariste madrilène Javier Limôn, qui a arrangé toutes ses compositions, cosigné certaines et lui a présenté quelques pointures de son cru.

La voix enroué de Duquende, qui donne un relief inédit à la poésie qawwalie d’Amir Khusrau (Si no puedo verla) : celle, intense de Concha Buika (Casi Uno) ; ou même les pieds déchaînés du danseur flamenco Farruco (Dancing in madness) réinterprétent la spiritualité indienne à l’aune d’une sensualité toute ibérique. Même quand il est réduit aux seules percussions espagnoles (Traveller), ou à la voix grave (chose insolite pour une chanteuse classique indienne) de Shubba Mudgal (Krishna), l’esprit flamenco demeure, exaltant une passion inédite.

Il hante, surtout, le plus beau titre, Boy meets girl, où la guitare abrasive de Pepe Habichuela donne la réplique aux profonds arpèges de sitar : un dialogue sobrement exaltant, entre deux tempéraments très attentifs l’un de l’autre. Presque trop : j’aurai aimé plus de folie. Libéré de l’écrasant charisme paternel, la jeune prodige se retient encore. Mais le feu couve, ardent.

A. Berthod

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