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JAZZ ET INLUENCES


CINQ DISQUES AUX FRONTIÈRES DU JAZZ

GUILLAUME PERRET & ELECTRIC EPIC

UILLA

Guillaume Perret est un jeune et brillant saxophoniste compositeur. Sa philosophie : ‘Travailler plus pour jouer plus‘. Quand il compose, sa musique prend les chemins de traverse en mélangeant les styles : jazz, funk, rock et même metal ! Son sax possède un son puissant, rugueux, qu’il électrifie sans vergogne. Son groupe, Electric Epic, est composé de musiciens aux parcours éclectiques. Jugez plutôt : le guitariste Jim Grandcamp vient de l’afrobeat, le batteur Yoann Serra a joué avec l’orchestre national de jazz (ONJ), tandis que le bassiste, Philippe Bussonnet, a fait un détour chez Magma. La musique jouée par ce quatuor possède des accents sauvages, violents, mais qui laisse augurer un avenir prometteur. À suivre…


RE : ECM


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Voici une démarche originale : revisiter à la sauce electro le catalogue du célèbre label discographique de jazz munichois ECM. A la tête de ce projet, deux musiciens provenant de la scène electro minimale allemande, Ricardo Vuillalobos et Max Loderbauer. Ce pari, qui semble insensé, n’a pas pour vocation de récréer l’univers de Jan Garbarek ou de Keith Jarrett. D’ailleurs, aucune œuvre des deux grandes vedettes du catalogue ECM n’est présente. Vuillalobos et Loderbauer ont préféré s’attaquer à des musiciens plus proches de la world music et de la musique contemporaine, comme Alexander Knaifel et Louis Sclavis.

Plutôt que de se contenter d’un simple lifting par mixage interposé, les deux musiciens allemands ont préféré s’approprier les œuvres comme s’ils les avaient créées. Soulignons donc cet essai, en espérant que la scène electro chasse à l’avenir plus souvent sur des terres plus aventureuses !


TIRTHA - VIJAY IYER

La musique de l’album Tirtha propose un voyage entre jazz, rock et raga. L’habillage sonore repose sur trois instruments : un piano acoustique, une guitare électrique et un tablâ. Si le pianiste indien Vijay Lyer apporte la touche jazz – il a joué un temps avec le saxophoniste Steve Coleman – le guitariste Prasanna utilise son instrument comme si c’était un sitar, même si son jeu est plutôt rock. Quant au tablâ, il est confié au musicien indien Nitin Mitta, impressionnant de sobriété et de retenue même quand il jongle avec les rythmes dissymétriques.

Tirtha, qui signifie ‘passage’ en sanscrit, est une musique entre deux mondes, entre le solide et le fluide’, précise Vijay Iyer. Les compositions ne courent pas après une démonstration qui se voudrait virtuose, bien au contraire. L’album Tirtha est aux antipodes de la musique fusionnelle de John McLaughlin et de son groupe d’alors, Shakti. Les trois musiciens proposent avant tout une musique aérée, respectueuse des silences, l’improvisation servant alors de maître à penser.


VIJAY IYER, PRASANNA & NITINMITTA - ''FALSEHOOD''


A BROKEN SHAPE OF YOU – PUBLIC LOVER

Le batteur et producteur américain Bruno Pronsato propose une musique basée sur des harmonies jazz et des rythmes drum and bass, voire ambiant, à moins que cela ne soit le contraire… mais peu importe ! Public Lover est un duo. Bruno Pronsato est aux commandes des machines, entendez par-là qu’il a samplé des parties de batterie, de basse et de clavier issues de séances d’improvisation. Au-dessus de cet assemblage sonore quelque peu décousu, se pose la voix sensuelle de la chanteuse française Ninca Leece, compagne de Bruno Pronsato.

Si l’ensemble de l’album possède une certaine intimité, il manque peut-être ici ou là quelques envolées mélodiques plus inspirées. A force de poser un climat, une tonalité, on oublie peut-être l’essentiel : le relief sonore et la prise de risque.


KORA JAZZ BAND AND GUESTS – KORA JAZZ BAND

Ce disque de jazz est avant tout un disque qui porte haut la tradition griotte. Depuis 2003, le Kora Jazz Band propose un jazz qui se pare de couleurs musicales africaines. Autour du trio constitué de Abdoulaye Diabaté au piano, de Soriba Kouyaté au kora et de Moussa Sissokho aux percussions, on notera la présence, sur quelques titres, d’Andy Narell, toujours aussi remarquable au steelpan, d’Omar Marquez aux timbales, et oh surprise !… de Manu Dibango au marimba.

En dehors de quelques compositions écrites par le pianiste, le Kora Jazz Band a puisé dans un répertoire de standards. Pari osé, mais réussi. Faire oublier la version de Oye Como Va par Carlos Santana n’est pas une mince affaire ! Idem pour le thème Spain de Chick Corea, qui a depuis été vu et revu à toutes les sauces et pas toujours bien servi, d’ailleurs ! La présence du kora qui improvise d’une façon jazz apporte indéniablement une couleur particulière à cette formation. Le Kora Jazz Band procure une musique fraîche et revigorante. On en redemande !

KORA JAZZ BAND - OYE COMO VA


Par Elian Jougla (Cadence Info - 07-2012)


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