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MUSIQUE & SOCIÉTÉ


LA MUSIQUE SOUS L’ANTIQUITÉ

Depuis ses premiers pas la musique a suivi bien des chemins de traverse. Pour les hommes de l’Antiquité, la musique est considérée comme divine. Ses origines cachent beaucoup de mystère. De ses rôles religieux et festifs, elle est devenue, grâce aux Grecs, une science avec Pythagore et Aristoxène. Elle est devenue un art exprimant pleinement sa maturité au sein des tragédies et des comédies théâtrales…


DE L’EGYPTE AUX ROMAINS

Les premiers témoignages musicaux remontent à environ 4000 ans avant J.-C. en mésopotamie. Dès cette époque la musique possède une forme accomplie et occupe une place importante. Trois grandes civilisations vont imposer leurs règles et leurs visions : les Egyptiens, les Grecs et les Romains.


LES ÉGYPTIENS ET LA MUSIQUE


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En Egypte, la musique est liée à la vie politique et religieuse. Le chant, la musique instrumentale et la danse sont intimement associés. Pendant les fêtes et les commémorations, les musiciens avaient pour habitude de battre le rythme avec les mains, tandis que le chant était conduit sous la direction de chefs vocaux.

Les Egyptiens utilisaient la chironomie (mouvement des mains issu du théâtre) pour communiquer la conduite des rythmes et les sons. Pour produire leur musique, les Egyptiens utilisaient des instruments divers que nous employons encore de nos jours. Les instruments à percussion comme les cymbales ou le tambourin côtoyaient les instruments à vent (flûte, hautbois, trompette) et à cordes (lyre et harpe).


LES GRECS ET LA MUSIQUE

Les Grecs vont imprimer à la musique des notions mathématiques. Théoriquement, la musique grecque se présente comme une science, codifiée par Pythagore (mort en 499 av. J.-C.), qui fait de la composition musicale un problème arithmétique. Ensuite, avec le théoricien Aristoxène (vers 350-300 av. J.-C.), la musique se définit à travers huit modes ; chaque mode correspondant à la succession de toutes les notes naturelles à partir d’une note donnée.

Les modes ont une fonction : celui d’exprimer des sentiments. Ainsi, alors que le mode dorien est synonyme de virilité, l’hypodorien représente l’énergie et la gaieté. La féminité s’exprime avec l’hypophrygien, tandis que la tristesse correspond au mode hypolydien.

Jusqu’en 336 av J.-C., date à laquelle Alexandre le Grand achève la conquête de la Grèce, la musique accompagne la vie militaire, civile, religieuse ou intellectuelle du peuple grec. L’art des sons fait partie de l’éducation morale.


LES ROMAINS ET LA MUSIQUE

Les Romains, contrairement aux Grecs, ne croient pas aux vertus éducatrices de la musique qui représente à leurs yeux qu’un simple divertissement. La musique est jouée dans la rue, où des troupes se produisent, ou lors de dîners chez l’habitant. Parfois, elle intègre des spectacles en servant d’accompagnement musical à des numéros de jongleurs (joculatores). Lors des défilés, les instruments sont là pour accompagner les marches triomphales.

Si dans la sphère privée, la cithare est à l’honneur, certains instruments sont associés à des dieux : Pan, le dieu des champs, est représenté avec l’instrument traditionnel des bergers, la flûte, et Apollon, dieu du soleil mais aussi de la poésie, avec la lyre.


MUSIQUE ET TRAGÉDIE GRECQUE

Les Grecs, qui avaient une vision élaborée de la musique, seront à l’avant-garde de l’opéra que nous connaissons aujourd’hui. S’appuyant sur la pente naturelle des collines, ils vont édifier des théâtres en pierre de forme circulaire. Au centre du cercle se trouve l’autel (thymélé) entouré par l’orchestre, le chœur et l’aulète. Dès lors, le théâtre devient un lieu immobile, un lieu de culture qui sera en mesure d’accueillir, pour les plus grands, jusqu’à 15 000 spectateurs.

THEATRE ANTIQUE

Le théâtre grec réunit tout à la fois, la musique, la poésie et la danse. Son origine remonte aux Dionysiaques d’Athènes, lors des fêtes du printemps. Le théâtre grec exprimera aussi bien la tragédie que la comédie. Dans sa forme tragique, la partie lyrique comporte presque uniquement des déclamations en chœur, rythmées par l’aulos (flûte). Elle prendra de l’importance au fil du temps : prélude, interludes instrumentaux apparaissent tandis que les chœurs perdent en intérêt.

En ce qui concerne la comédie, celle-ci est une sorte d’opéra-comique qui comporte, outre des danses, des strophes chorales et des petites chansons (ariettes) d’origine populaire, mais également des parodies de la musique ‘sérieuse’, des ensembles où le chœur commente ironiquement le débit accéléré des personnages burlesques.

Les principaux auteurs de tragédies seront Eschyle (Les Perses, L’Orestie), Sophocle (Electre, Antigone) et Euripide (Andromaque, Iphigénie). Le principal auteur de comédies sera Aristophane (Les Guêpes, Les Oiseaux).

Par Patrick Martial (Cadence Info - 08/2014)

(source : La musique – repères pratiques, par T. Bernardeau et M. Pineau)

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