QUELQUES SUGGESTIONS...

MUSIQUE & SOCIÉTÉ


L'OPÉRA JOUE LA PARTITION DU NUMÉRIQUE

À défaut de séjourner régulièrement dans la capitale autrichienne, l’amateur d’opéra peut désormais suivre la copieuse saison lyrique du Wiener Staatsoper. Une offre accessible sur téléviseurs, tablette et smartphone permet de découvrir en direct de nombreuses productions.


DES GENS ATTENDENT LE TRANWAY DEVANT L'OPERA DE VIENNE

Le public a pris l’habitude de voir l’art lyrique régulièrement diffusé et démultiplié sur écran. Le succès des retransmissions, en direct dans les salles de cinéma du monde entier, des spectacles du Metropolitan Opera de New York ont inspiré d’autres grandes maisons comme Covent Garden à Londres, le Bolchoï de Moscou ou l’Opéra de Paris.

Et si la télévision généraliste reste (excepté la chaîne culturelle "Arte") plutôt frileuse quand il s’agit de proposer de la danse ou de la musique classique à horaire « décent », les antennes spécialisées payantes comme Mezzo et Brava se font l’écho de la production internationale durant la saison comme pendant les festivals d’été.


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Dans ce paysage de médiatisation du spectacle vivant, il faut compter de plus en plus avec Internet. "Arte" et "France Télévisions" ont développé leurs plates-formes numériques pour relayer un large choix de spectacles français et internationaux tandis que les institutions lyriques et les salles de concert tendent de plus en plus à déployer leur offre propre, afin de faire rayonner leur programmation bien au-delà des murs de leurs théâtres…


À VIENNE COMME SI VOUS Y ETIEZ

Expérimentée depuis un an, l’initiative « Live at home » de l’Opéra de Vienne joue à la fois la carte de la quantité et de la qualité.

Quantité avec 45 spectacles lyriques et chorégraphiques proposés jusqu’au 29 juin 2015. Cette large palette illustre la très riche affiche d’un théâtre de répertoire qui peut alterner en une seule semaine 5 titres différents. « Chaque jour, on démonte le matin le décor de la veille, on monte celui de la répétition de la journée que l’on démonte ensuite pour installer celui de la représentation du soir ! », aime à répéter Dominique Meyer, le directeur de l’Opéra. Qualité également, fondée sur la notoriété d’une salle où se pressent les stars de l’opéra, soutenues dans la fosse par les musiciens de l’un des meilleurs orchestres au monde…

UNE TECHNOLOGIE DERNIER CRI

Accessible en haute définition sur les téléviseurs, tablettes et smartphones, l’offre viennoise s’appuie sur les dernières avancées technologiques pour faire vivre au spectateur une expérience la plus proche possible de la « vérité » de la salle. Force est de reconnaître que le résultat est spectaculaire !

Deux navigations sont possibles simultanément : une vision générale de la scène, comme si l’on avait pris place dans un confortable fauteuil au centre du parterre, et une restitution plus cinématographique avec plans rapprochés et fluides mouvements de caméras. « Celles-ci sont légères et invisibles, pour ne gêner ni les chanteurs ni le public. Avec autant de représentations filmées, il était indispensable de mettre au point, une fois pour toutes, un dispositif performant et ultra-discret », précise Christoph Widauer, responsable du développement digital au sein de l’Opéra de Vienne.


EN FEUILLETANT LA PARTITION

Financée en partie par le sponsoring et portée par un partenariat technologique avec Samsung, cette offre reste néanmoins payante. Il en coûte 14 € au "lyricomane" pour un spectacle en direct qui reste visible durant 72 heures, afin de tenir compte du décalage horaire pour les passionnés résidant loin d’Autriche. Un abonnement global sur 12 mois diminue le prix unitaire du visionnage à 8 € par spectacle. L’accès au sous-titrage (la palette des langues disponibles va s’accroître) est inclus. Et même, élément original et astucieux, un feuilletage automatique de la partition durant l’écoute. Cette initiative n’étonnera guère de la part d’un pays et, plus encore, d’une ville où la musique reste une fierté, une pratique et un art de vivre.

par Emmanuelle Giuliani (source La Croix - 12/2014)

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