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INSTRUMENT DE MUSIQUE


TRADITIONS MUSICALES AFRICAINES, CHANTS ET INSTRUMENTS

Peut-on parler de la musique africaine sans évoquer ses racines ? On dit souvent qu’en Afrique noire, il y a autant de musiques que d’ethnies. Ce sont presque toujours des créations anonymes, populaires, collectives, se passant de toute notation et de toute théorie, et dont la transmission est fondée sur la mémorisation. Ce n'est qu'après les dernières colonisations des années 60 que les musiques africaines se sont rapprochées des musiques occidentales en s’intellectualisant jusqu’à épouser tous ses contours : écriture, harmonie et même, paradoxalement, ce qui faisait son identité musicale première : le rythme.


LE RYTHME AU CŒUR DE LA VIE

Traditionnellement, on associe les rythmes africains à des formules brèves et répétitives, souvent de valeur inégale, et donnant lieu à des élaborations d’une grande complexité. Une ou plusieurs de ces structures rythmiques jouent alors le rôle d’unité pour d’autres structures sous-jacentes.


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Le tambour (à fente) est l’instrument catalyseur. Il imprime le rythme de base en étant soutenu ou contrasté par d’autres percussions. La combinaison des différentes formes rythmiques qui s’enlacent justifie à elle seule toute la complexité des racines musicales africaines. Les rythmes aux formes ordonnées et propulsées par d’incessantes répétitions n’accordent que peu de place à l’improvisation.


ORGANISATION DES GROUPES INSTRUMENTAUX

Dans de nombreuses cultures africaines, les systèmes d’accords sont définis dans leurs grandes lignes sans l’intervention de notion d’intervalle. Parfois, des groupes instrumentaux produisent quelques notes spécifiques à leur groupe sans être accordés les uns aux autres.

En règle générale, l’échelle africaine repose sur une gamme de cinq notes (penta). La séquence mélodique ne dure que quelques secondes, répétée sans variations ni altération. La hauteur des sons est significative : la musique accentue parfois le discours en imitant le rythme et le ton de la parole. Le langage d’un instrument devient ainsi une langue directement intelligible qui complète celle de la voix par la technique du hoquet (1). Ces associations sonores permettent de réciter des textes non musicaux par l’imitation du langage (tambours parlants africains).

1 – Hoquet : interruption brusque d’une voix alors qu’un autre groupe instrumental développe une phrase mélodique.


MUSIQUE AFRICAINE ET VIE SOCIALE D'AUTREFOIS

L’ensemble de la population participe à la vie musicale. Cependant, certaines formes de musiques rituelles sont réservées soit aux femmes, soit aux hommes. Les sorciers et les guérisseurs chantent et dansent en soliste, et leur « pouvoir » se transmet de maître à élève.

Les musiques et danses africaines tiennent une grande place dans l’organisation de la vie sociale et religieuse en étant intégrées directement aux grands évènements : naissances, funérailles, semailles, sacrifices, chasse, guérison, etc. Lors de ces manifestations, il est parfois difficile de distinguer l’interprète principal de ceux qui participent à l‘événement musical. Seuls les Griots occupent une place à part. Ces chanteurs-musiciens « professionnels » appartenaient à une caste. Par le passé, ils étaient rattachés à une cour, et leur rôle était de transmettre la tradition, les coutumes et l’histoire à une époque où l’écriture était inexistante. Plus tard, poussés par un désir d’indépendance, les Griots ont gagné leur vie en chantant les louanges ou en faisant le récit de la vie des grandes figures historiques locales.


QUELQUES INSTRUMENTS TRADITIONNELS AFRICAINS

En Afrique coexistent des instruments très divers. Ils portent des noms et ont des formes différentes selon les régions. Tout est instrument : le musicien agrémente sa musique de sons de clochettes, hochets, sonnailles, et si les grandes familles d’instruments (cordes, vent…) sont représentées, les percussions tiennent une place centrale, ce qui explique le nombre important de modèles de tambour.

LE SANZA

Le sanza est un instrument à lamelles pincées composé de languettes flexibles montées sur une caisse de résonance et fixées par une barrette transversale. Le tenant dans les mains ou le posant sur ses genoux, le musicien se sert de son pouce ou de son index pour faire résonner les lamelles.

De g. à dr. : le sanza, le tambour à fente et le xylophone.

LES TAMBOURS

Le tambour à fente est un morceau de bambou dans lequel a été creusée une fente. Frappé avec les mains ou avec une baguette sur la fente, il est utilisé lors des cérémonies ou pour transmettre des messages.

Posé par terre le tambour en sablier se joue avec les mains. Une variété, le kalangu, tambour « parleur », est frappé avec une baguette.

LE XYLOPHONE AFRICAIN

Dans sa forme avec résonateur et composé de calebasses, le xylophone est un instrument très courant dans la musique traditionnelle africaine. Le musicien s’assied ou s’agenouille sur le sol derrière son instrument et joue avec des baguettes. Certains xylophones peuvent être de taille imposante et peuvent alors être joués.

Par F. Spinosa (Cadence Info - 04/2017)


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