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JAZZ ET INLUENCES


ARTURO O'FARRILL, DU PIANO MAMBO À LA SALSA

Le pianiste Arturo O'Farrill se qualifie bien volontiers d'apôtre du mambo et sa mission, en tant que directeur musical de jazz, à l'orchestre de jazz latino-africain du Centre Lincoln de New York, est de faire connaître les évangiles de Machito, Tito Puente, et de son père, Chico O'Farrill.


LA RYTHMIQUE AU CENTRE DE LA MUSIQUE LATINO


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Pour O'Farrill, les rythmes des grands orchestres de jazz latins ont un attrait universel et les gens tombent sous le charme de cette musique partout où se produit son orchestre, même là où le tempérament latin est totalement absent, comme à Shanghai, où il a présenté un spectacle en 2004.

Arturo O'Farrill : « Como Mi Ritmo No Hay Dos est une chanson célèbre dans la musique latine qui veut dit en gros que ses rythmes de danse n'ont rien de comparable dans le monde, dit le chef d'orchestre le sourire aux lèvres. Notre musique est totalement dansante. Le plus important, c'est que lorsque vous venez nous entendre, la danse soit dans votre tête, dans votre coeur et dans vos pieds. »

Particularité de l'orchestre : contrairement à la coutume où l'on place l'unique batteur à l'arrière plan, O'Farrill le met en plein milieu, avec deux percussionnistes, entourés des cuivres. « C'est vraiment ça le centre de la musique latino. L'importance est mise spécifiquement sur les rythmes », soutient O'Farrill.

Bien que passionné pour cette musique de jazz latino endiablée, O'Farrill n'en est pas moins un converti. Arturo O'Farrill : « Pendant des années, j'ai rejeté cette musique, raconte-t-il. À l'époque, je la trouvais clichée et démodée, mais c'était une attitude ridicule. Cette impression était davantage due à la relation que j'avais avec mon père. »


L'ORCHESTRE AFRO-LATIN DE JAZZ D'ARTURO O'FARRILL

Fils d'un chef d'orchestre cubain et d'une chanteuse mexicaine, O'Farrill est né à Mexico. Il grandi ensuite à Manhattan. Son enfance a été éclairée de visites à la maison de grands noms du jazz comme Dizzy Gillespie ou Gerry Mulligan.

À 12 ans, Arturo O'Farrill choisit de devenir musicien. Toutefois, le pianiste classique qu'il était devenu devait surprendre son père en formant un groupe rap et, plus tard, un groupe jazz d'avant-garde. Son grand jour est venu lorsque son père malade eut enfin la chance d'enregistrer un grand nombre de pièces qu'il avait composées sur une période de 30 ans. Le jeune O'Farrill se vit confier la tâche de mettre tout ça ensemble, ce qui devait donner le CD Pure Emotion, mis en nomination par la suite pour un Grammy.


AFRO-LATIN JAZZ ORCHESTRA - BUSCANDO LA MELODIA
(Herman Olivera, chant)


Arturo O'Farrill : « Je suis tombé amoureux du style Big Band latino, raconte l'artiste. Ce n'est qu'à ce moment que j'ai pris conscience de mes racines et cette musique est devenue depuis sacrée pour moi. »

Le fils remplaça son père à titre de directeur musical du "Chico O'Farrill Afro-Cuban Jazz Orchestra", lequel à joué toutes les semaines au réputé Birdland depuis 1997. Le pianiste a ainsi pu bénéficier des conseils du directeur musical du Lincoln Center, Wynton Marsalis. Ce dernier l'avait invité en 2002 à former un orchestre de jazz latino-africain, lequel est devenu le second groupe en résidence du Lincoln Center.

par Patrick Martial (Cadence Info - 05/2014)


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