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CLASSIQUE / TRADITIONNEL


LA VIE DU COMPOSITEUR MOZART,
UNE VIE MUSICALE PEUPLEE DE LEGENDE

Nous sommes à Vienne le 5 décembre 1791. Entouré de ses proches, Mozart s’éteint dans la nuit. Il n’a que 35 ans, mais il laisse derrière lui une œuvre considérable comprenant des centaines de compositions tantôt légères, profondes ou révolutionnaires. Sa courte vie nous interpelle. Qu’elle a été son enfance ? Quelles ont été ses rapports avec la musique ? Et de quoi le célèbre musicien est-il mort : d’épuisement, victime d’un complot ou, comme nous le suggérait Milos Forman dans son film Amadeus, assassiné par son rival Salieri ? Sans diaboliser et sans rejeter d’une quelconque façon l’illustre personnage, je vais vous dévoiler les quelques facettes et grandes infortunes qui ont conduit à fabriquer sa légende.


FACE A DES HYPOTHESES

Dans la nuit d’un mois de décembre glacial de l’année 1791, Wolfang Amadeus Mozart meurt. L’âge de son décès produira de nombreux commentaires. Personne au fond ne savait vraiment ce qui avait pu provoquer l’arrivée soudaine de ce dernier chapitre. Rapidement, un certain mystère s’épaissit jusqu’à produire une légende à laquelle il est difficile, encore aujourd’hui de faire la part entre le mythe et la réalité.


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L’empoisonnement par Salieri est certainement la version la plus théâtrale. Oublié de tous et ruiné sera l’autre explication justifiant une fin de vie misérable. Et ce fameux Requiem inachevé, qu’illustre avec force la fameuse scène finale d’Amadeus de Milos Forman, ne projette-t-elle pas la mort de Mozart dans une autre dimension ?

La fin de vie de Mozart n’eut rien de romantique. Son génie attira bien plus souvent quelques convoitises inavouées, des jalousies et des rivalités que du respect et des éloges. Dès son enfance, les regards se portèrent sur ce petit génie et ses premières partitions. Le premier de ses maux vient de son père, musicien et pédagogue, qui décèle chez son dernier fils des aptitudes hors-norme. Léopold Mozart est persuadé qu'il a mis au monde un enfant prodige, un enfant dont le don a été envoyé par Dieu !


LES PREMIERS TEMPS

Dans la famille Mozart, des sept enfants il ne reste plus que Nannerl et Wolfgang. Son père protège jalousement cet enfant chétif qui l’éblouie jour après jour. De sa part, Wolfgang recevra une éducation fort complète avec des connaissances musicales accompagnées d'études en science et en langue. Mozart grandit très loin de l’univers enchanteur des enfants. Ses récréations ne sont pas faites de jeu ou si peu. Wolfgang s’immerge en profondeur dans le royaume des arts à un âge où l’on s’amuse généralement à cache-cache ou au cerceau.

Amadeus, dès six ans, avant même de savoir écrire, va composer ses premières œuvres et à huit ans sa première symphonie. Sa vie commence comme un compte de fée, mais l’est-elle vraiment ? A une époque où le mot improvisation n’a pas droit de cité, Mozart applique ses « théorèmes musicaux » sans relever la tête ou plutôt avec la tête constamment penchée sur le clavecin. Sa précocité musicale et artistique étonne l’entourage familial au point que son père va l’utiliser pour « l’exposer », telle une bête de foire. L’enfant doit être montré partout ! Il jouera avec un tissu cachant ses mains, devra deviner des notes ou « composer » sur le vif… Tout un tas de prouesses déguisées en pitreries pour amuser les cours d’Europe.

Wolfgang, sa sœur Nannerl, elle-même excellente musicienne, et leur père décident de voyager d’abord en Allemagne avant de partir pour de longs voyages, souvent épuisant, qui vont les conduire de Londres à Bruxelles en passant par Amsterdam, Munich ou Versailles, où le jeune prodige jouera pour la famille royale. La précocité et le génie du jeune Wolfgang se répandent comme une traînée de poudre dans toutes les grandes villes européennes. Le succès est au rendez-vous. Cette euphorie de talent en décalage avec la norme émerveille sans que quiconque trouve à y redire. Les gens riaient de bon cœur quand Wolfgang « croquait » les musiciens en disant d’eux qu’ils jouaient faux. Wolfgang avait un esprit moqueur, espiègle et ne s’en privait pas. Mais au fond, n’était-ce pas là l’attitude d’un enfant normal qui avait besoin de se défouler, d’oublier de temps en temps sa position de « jouet pour adulte » ?

Malgré la fatigue qui l’envahissait parfois, cette jeunesse passée sur les routes n’était pas pour lui déplaire. Le père Léopold, qui faisait office de régisseur, organisait des concerts où le jeune Mozart était récompensé par des cadeaux, mais aussi par quelques bises de dames très pomponnées. Les spectateurs conviés étaient généralement issus de la haute aristocratie et de la noblesse. Grâce à leur fortune, les grands de ce monde pouvaient réduire à la misère ou faire une position enviable à n’importe quel musicien. De cet asservissement qui était la norme à cette époque-là, la famille Mozart récoltera des revenus, plus ou moins élevés, plus ou moins sûrs, couvrant parfois avec difficulté le moindre des déplacements.

Entre deux voyages, Wolfgang n’avait de cesse de composer, allant jusqu’à écrire trois opéras entre onze et douze ans. Dès 14 ans, il devient le plus jeune membre de l’Académie philharmonique de Bologne et la même année, à Rome, le pape Clément XIV le fait Chevalier de l’Eperon d’or. En pleine adolescence, il n’a déjà plus l’insouciance de la jeunesse. Poussé dans une sorte de rentabilité par un père bienveillant mais exigeant, Mozart est au bord de l’épuisement. C’est un enfant menu et petit pour son âge. Il dormait peu et travaillait beaucoup trop la musique pour avoir le temps de vraiment récupérer et avoir une croissance "normale". Ces incessants voyages alliés à ces manques de repos devenus chroniques vont développer chez lui des maladies qui vont le poursuivre toute sa vie, dont d’étonnants rhumatismes qui apparaîtront dès qu’il aura sept ans. Wolfgang frôlera même la mort en raison d’un coma à neuf ans.

Comme si la maladie devait être dissociée de la création ou au contraire propulser la flamme de l’attention, l’œuvre de Mozart semble n’avoir aucune limite. Chaque pièce écrite, qu’elle soit de chambre, religieuse ou sous forme de symphonie ou d’opéra, semble être un défi au temps qui passe. Ainsi en va-t-il du Concerto Jeunehomme ; un titre tout trouvé qu’il dédicace à un piano naissant. Cette œuvre est une œuvre mature où Mozart prend pleinement conscience de sa personnalité et de sa force.


LE MOZART ADULTE

Au glissement vers l’âge adulte, Mozart entre au service de l’archevêque Colloredo pour gagner sa vie. Il y occupe le poste de maître de concert. Très rapidement, le jeune compositeur voit dans cette vie provinciale, un destin qui ne peut s’accorder ni avec ses ambitions, ni avec la reconnaissance internationale qu’il a déjà approchée. A vingt ans, il décide d’aller chercher ailleurs fortune et gloire. Son père étant au service de Colloredo, c’est seul avec sa mère qu’il reprend la route… Munich, Mannheim sont prévus, mais ces villes ne lui ayant proposé rien de bien prometteur, c’est vers Paris que ses espoirs se tournent désormais… A l’époque, la capitale française est la seule ville où l’on peut, dit-on, devenir riche et célèbre en composant un opéra. Malheureusement, depuis son précédent séjour, le petit génie a grandi et intéresse peu de monde. L’enfant prodige n’est plus, et les gens qui, hier encore, s’exclamaient en le voyant jouer ne lui portent plus le même regard, la même attention.

Mozart n’amuse plus. Son physique quelconque, voire désavantageux, a beaucoup de mal à séduire la bourgeoisie. A la façon des enfants stars d’aujourd’hui, le compositeur comprend très vite qu’il doit vite faire oublier son image de jeune prodige, qu’il doit affirmer sa personnalité d’adulte et trouver une nouvelle façon de composer et de retenir l’attention de quelques « mécènes ». Le voyage à Paris sera un tournant dans la vie de Mozart. On lui proposera bien un poste d’organiste à Versailles, mais il n’en voudra pas. A ce séjour, qui se révèle être un échec, s’ajoutera aussi une autre blessure encore plus douloureuse, le décès de sa mère en 1778.

Mozart n’a d’autre choix que de retourner à Salzbourg pour solliciter à contre-cœur un poste auprès de l’archevêque Colloredo. Il devient maître de concert et organiste de la cour dans une ville qui, à l’époque, ne connaissait pas le rayonnement musical qu’on lui connaît aujourd’hui. Mozart est annihilé par ce travail souvent ingrat, par ces œuvres de commandes sur mesure et où la liberté d’entreprendre est absente. Mozart ne peut être un compositeur assujetti aux ordres d’un archevêque.

Sa servitude musicale ayant des limites, comme un bon nombre de compositeurs de son époque, il ne souhaite certainement pas être reconnu comme un simple valet en mangeant avec les domestiques. Mozart aspire à de l’indépendance. A l’âge de vingt-cinq ans il part pour Vienne ; prenant de la distance avec cet ilotisme qui écrasait sa flamboyante générosité musicale. Au poste de maître de concert, Mozart préférera donner des cours en tant que professeur indépendant… sans savoir qu’il ne lui reste que dix ans à vivre.


LE CHOIX COURAGEUX DE LA LIBERTE

Mozart a fait le choix courageux de la liberté, le seul possible pour un être dont la personnalité est sans concession. Sans l’accord de son père, il se marie en 1782 à Constance Weber qui n’est autre que la cousine germaine du compositeur Carl Maria Von Weber. Autre marque de son indépendance, il rentre à vingt-huit ans dans la franc-maçonnerie ; une société qui œuvre au progrès de l’humanité et de la fraternité, et dont la philosophie est celle des Lumières. Là, il y trouvera aide et assistance, et formulera ses remerciements en écrivant une dizaine de cantates maçonniques.

Les premières années de la vie de Mozart à Vienne sont prometteuses. Il trouve enfin dans son existence la juste récompense de son talent. Sa vie est couronnée de succès musicaux et financiers. L’Enlèvement au Sérail, créé en 1782, deviendra le couronnement de sa carrière de compositeur d’opéra. Le musicien mène grande vie. Soirées, fêtes s’organisent autour de sa personne jusqu’à plus soif. Mozart est généreux avec ses convives, élégant quand il se présente à la cour, mais il a un défaut majeur, celui de l’amour qu’il éprouve pour le jeu. Misant parfois sans limite, cela lui vaut de contracter des dettes toujours plus importantes auprès de ses amis qui, peu à peu, se transforment en ennemis redoutables.

A trente ans, Mozart est dévoré par la musique 24 heures sur 24, à un point que l’on compte déjà plus de cinq cents œuvres à son répertoire ! Il crée Les Noces de Figaro, un opéra où les jeux de l'amour cohabitent avec quelques accents révolutionnaires qui inversent le rapport entre maître et valet. Chez Mozart, les créations artistiques ne s’enchaînent pas mais se télescopent, car le musicien a pour habitude de travailler sur plusieurs œuvres en même temps. Sa vitesse de création surprend encore aujourd’hui, telle son Ouverture de l’opéra Don Giovanni qui sera écrite pour tous les instruments en six heures ! Un véritable appel à la dévotion musicale mais qui entame aussi sa santé précaire et son équilibre psychologique. A la nervosité et aux moments d’exaltations suivront des périodes de grande morosité, produisant des cycles de dépressions caractérisés.

La période glorieuse à Vienne semble vouloir l’abandonner. Il perd quatre de ses enfants, qui meurent dans les mois, parfois les heures qui suivent leur naissance. Seul deux de ses fils survivront. Son père Léopold s’éteint en 1787, et à ces drames personnels s’ajoutent des difficultés relationnelles et professionnelles. L’attitude fière et le comportement arrogant de Mozart finissent par déranger. Le compositeur refuse tout ou presque tout, estimant que son seul talent suffit à dominer tout le reste, à rejeter toutes les autres activités et propositions qui se présentent à lui.

Cette position singulière et hautaine conduit le compositeur dans une position financière désastreuse. Toutefois, il finit par obtenir un poste de musicien à la cour de Léopold II, acceptant à contre-cœur un salaire très insuffisant pour couvrir ses besoins personnels. Son génie qui, jusqu’ici, l’avait épargné, commence à lui faire ombrage…

Mozart est d’abord victime d’intrigues et de cabales de la part de compositeurs rivaux qui vont entraver sa carrière, et, comme par magie, sa musique qui était jugée jusqu’alors par le public viennois comme populaire, devient difficile, prétentieuse, trop éloquente pour conquérir leur cœur. Son Don Giovanni est mal accueilli, mais Mozart persiste et signe. Il ne compose plus que pour lui-même et ignore l’incompréhension qui se tisse autour de lui. Même endetté, Mozart se sent incapable de renoncer à sa liberté. Son génie échappe à ses contemporains et il le sait, tout comme il sait que la liberté à un prix, et que celle-ci peut même coûter la vie.


LA DERNIERE ANNEE DE MOZART

1791. Mozart vit sa dernière année, mais aussi la plus féconde ; celle qui verra ses plus grands chefs-d’œuvre. Propulsé par le film populaire Amadeus de Milos Forman, une des légendes tenaces qui entoure la disparition du compositeur autrichien veut que ce soit un autre compositeur, Antonio Salieri, qui provoqua la fin brutale de Mozart. Le maître de Beethoven, alors âgée, vit très mal la présence de ce jeune et talentueux compositeur. Sa foi lui porte à croire que Mozart est un envoyé de Dieu. Autant il est admiratif, autant il en conçoit une jalousie maladive, d’autant plus que les facéties et la gaieté de Mozart sont à l’opposé de son tempérament froid et inquiet.

ANTONIO SALIERI

Salieri, qui a l‘aval de l’empereur et dont il tire une certaine fierté, occupe un poste important, celui de maître à la cour. La présence de ce gamin mal élevé est comme un obstacle à son avenir. « Il a tout pour lui, et moi, je n’ai rien ! » Salieri vit cela avec un profond désespoir. Il jouera de son influence pour retarder, voire interdire la représentation de ces œuvres, et fera en sorte que la critique vilipende sa musique. Petit à petit, l’image du compositeur de la Petite Musique de Nuit est ternie, salie. Le public assiste de moins en moins à ses opéras, ce qui ne permet plus à Mozart de se payer.

La jalousie, l’âpre rivalité de Salieri est si grande qu’il cherchera à espionner le jeune compositeur par l’intermédiaire d’un de ses élèves. Franz Xaver Süssmayr qui était très proche de Mozart et qui servait à l’occasion de copiste et de souffre-douleur. C’est à la fin de sa vie, dans un instant certainement de démence, que Salieri s’accusa d’avoir tuer Mozart. Or, en raison de sa foi, Salieri ne pouvait pas se positionner en adversaire de Dieu. Il est beaucoup plus probable que ces aveux sont seulement le fruit de la rancœur tenace qui le poursuivit ; une souffrance qu’il chercha à conjurer jusqu’à son dernier souffle.

Dans les dernières lettres que Mozart écrivit à son épouse Constance, qui était alors en cure à Bâle, il fit mention d’un malaise intérieur qui le poursuivait, d’une tristesse incompréhensible, comme si une personne cherchait à l’empoisonner. Il avait le sentiment d’être progressivement envahi par une substance qui prenait possession de son corps et de ses émotions.

Une autre théorie, peut-être la plus surprenante, est liée à La Flûte Enchantée, où il serait question de divulgation de secrets maçonniques. Mozart serait alors devenu un frère « impur », un frère qui aurait brisé le sermon et qu’il fallait supprimer. La Flûte Enchantée explique cela en étant une œuvre maçonnique. C’est l’histoire d’une initiation, ponctuée d’épreuves et de rituels, qui sont ceux qui présidaient alors à l’entrée d’une loge. Historiquement, si la maçonnerie est alors en difficulté et qu’un édit de 1782 limite le nombre de loges maçonniques à Vienne, Mozart n’aurait jamais eu aucune intention de nuire, mais au contraire de valoriser, grâce à son talent, l’image de cette société. Cette thèse ne semble pas plausible.


LA COMMANDE ETRANGE D’UN REQUIEM

Dans les derniers mois de sa vie Mozart est gravement malade. Il est toujours submergé par le travail quand lui arrive une commande. Etant endetté, il ne peut la refuser. Il se trouve alors en présence d’un personnage bien mystérieux qui lui commande un requiem. Mozart prend peur et pense aussitôt que c’est un message envoyé par les ténèbres ; que cette commande lui est destinée personnellement et qu’elle signe son arrêt de mort. Le Requiem en ré mineur devient "la messe des morts" en prenant un sens tout particulier, pratiquement métaphysique. Comme une vérité qui prend corps, Mozart n’aura pas le temps d’achever le Requiem ; il cherchera même à repousser sa touche finale comme pour rejeter l’issue fatale qu’il sent arriver. La mort l'emportera sans qu'il sache qui se cachait derrière le mystérieux pourvoyeur.

Par la suite, on apprendra que c’est le comte Franz von Walsegg qui était à la source de cette commande. Cet aristocrate autrichien était un être très vil qui avait pour habitude d’acheter des œuvres de grands compositeurs en faisant croire qu’elles étaient de lui. C’est cette attitude machiavélique qui explique la prudence dont il fit preuve à l’égard de Mozart en conservant un parfait anonymat (Walsegg fera usage de ce Requiem maudit pour célébrer le premier anniversaire du décès de sa femme).

Salieri et sa jalousie, les francs-maçons et pour finir leRequiem… toutes ces hypothèses contribuent bien évidemment à fabriquer une légende autour de la mort de Mozart. En réalité, le compositeur s’éteindra d’une maladie que les médecins de l’époque ne savaient guérir : une insuffisance rénale, qui provoquait lentement l’empoisonnement du sang, une paralysie et un gonflement du corps.

Si toute la culture romantique du 19e siècle a fait de Mozart une tragédie, le compositeur a laissé un héritage qui dépasse de loin sa disparition physique. Les nombreux témoignages liés à sa musique, ses écrits et les correspondances de sa vie privée, semblent vouloir à tout jamais concilier le compositeur avec une histoire apaisée. De tout temps, à toutes les époques, les grandes figures historiques ont eu ce caractère merveilleux de transformer les faits par des inventions plus ou moins poétiques et populaires. Face à tout ce déploiement d'imagination fertile qui caractérise l'ensemble de son œuvre et l'histoire de sa courte existence, la littérature, le théâtre, le disque, puis le cinéma, ne pouvaient que suggérer à Mozart une vie éternelle. Nous ne pouvons que le remercier avec modestie.

Par Elian Jougla - 12/2014


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