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INNA MODJA – INTERVIEW MOTEL BAMAKO

Citoyenne du monde, Inna Modja est née au Mali, a vécu à New York avant de s’installer à Paris. Son alphabet à elle c’est la musique. Elle a fait ses gammes avec Salif Keïta et depuis elle a multiplié les tubes, mais pour son troisième album, elle revient aux origines et signe un disque plein de rythmes, d’amour et de combat.


INTERVIEW INNA MODJA


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Bonjour Inna Modja. Vous venez de sortir votre troisième album Motel Bamako chez Warner. Tout est dans le titre. Vous aviez envie de revenir chez vous au Mali et qu’on sente vos origines…

J’avais envie de revenir à la musique que j’ai faite à mes débuts, parler un peu plus de moi, que les gens me connaissent mieux. J’avais envie de parler de ma ville, de mon pays, de ma culture variée. J’ai grandi à Bamako, mais j’ai vécu aussi en Europe, en France, aux Etats-Unis, j’ai donc beaucoup voyagé. J’avais envie de regrouper tout ça dans l’album.

Ce retour aux sources ne s’explique-t-il pas par une peur de perdre une part de vous-même ? J’ai lu que vous aviez joué ou chanté un morceau à votre grand-mère…

Oui, je lui ai fait écouter une chanson qui lui rendait hommage, mais aussi à ma mère et à beaucoup de femmes qui se sont battues après l’indépendance pour pouvoir être autonome. Seulement elle ne comprend pas car elle ne parle ni le français ni l’anglais. Je me suis rendu compte qu’il y avait un fossé qui commençait à se creuser de plus en plus.

Vous vous étiez trop écarté ?

Un peu trop.

Motel Bamako est un album très éclectique. On y retrouve toutes vos influences. J’ai eu le sentiment de voir une sorte d’autoportrait de vous, de suivre votre parcours à travers les différents titres de votre album…

C’est ce que je voulais. J’avais envie de montrer mon côté très moderne, mais en restant l’Africaine que je suis… J’ai été bercé par la musique traditionnelle du Mali que je pratiquais dès l’âge de 15 ans… Je voulais montrer une nouvelle génération de musiciens maliens modernes.

Vous prenez position aussi dans Tombouctou quand vous invitez les femmes de votre pays ou d’ailleurs à ôter le foulard qui est devant leur bouche, et vous parlez de la guerre qui gangrène votre pays. En tant que femme africaine vous aviez donc envie de prendre position là, maintenant ?

Complètement. Je pense que quand ton pays est en guerre, tu deviens encore plus engagé. Il est temps que les femmes aient plus la parole, notamment dans les régions du Nord du Mali où la crise est très forte et où les femmes sont les plus opprimées, les plus vulnérables.

Cet album, c’est aussi de jolis messages avec des titres beaucoup plus légers. Vous aviez envie de ce mélange, que l’on trouve une influence de vos deux précédents albums et, en même temps, marquer une différence…

C’est une évolution personnelle aussi, une façon d’emmener le côté électro avec la musique traditionnelle malienne. Cela a pris beaucoup de temps, presque trois ans pour réaliser cet album.

Il y a un métissage des musiques puisque vous avez utilisé des instruments maliens, vous chantez en bemba, en anglais, et puis il y a d’autres artistes qui sont invités…

J’avais envie d’inviter des artistes que j’admire et que je connais personnellement, avec qui on a beaucoup de choses en commun comme Oumou Sangaré, une grande diva de la chanson malienne sur un titre qui s’intitule Boat People. J’ai invité également Oxmo Puccino, Baloji. Et en musique j’ai invité également des artistes musiciens comme Krazy Baldhead pour l’électro, Cheikh Tidiane Seck… beaucoup de gens différents.

Et tout le monde s’est bien entendu. Je veux dire tout le monde s’est retrouvé autour du projet ?

Oui, parce que nous avions tous envie d’une sonorité assez moderne et assez nouvelle. Une rencontre surprenante qui s’est faite assez naturellement.


INNA MODJA - TOMBOUCTOU

(Cadence Info - 11/2015)

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