NEWSRECHERCHEPROPOSERCHANSONCLASSIQUEINSTRUMENTJAZZMUS. FILMSMUS. SOCIÉTÉROCK & CoSON TECH.BLUES, SOUL...

CHANSON


JACQUES HIGELIN INTERVIEW À BOUT PORTANT : "JE VIS PAS MA VIE, JE LA RÊVE"

Dans son livre Je vis pas ma vie, je la rêve, Jacques Higelin lève le voile sur son enfance, ses parts de rêve et ses amours. Ecrit en collaboration avec la journaliste Valérie Lehoux, le chanteur se ballade sur un fil entre ciel et terre, rock et poésie, comme il l’a toujours fait, depuis des années…


JE VIS PAS MA VIE, JE LA RÊVE

Amoureux de la vie et des gens, Jacques Higelin se nourrit de rencontres, des gens simples de la rue. En éternel optimiste, il voit la vie plutôt du bon côté. Le « grand rêveur » a fêté tout dernièrement ses 50 ans de carrière avec la fougue d’un jeune homme. De sa longue carrière, on a presque oublié ses passages sur grand écran dans les années 60/70, car pour le public, Jacques Higelin c’est avant tout un personnage de scène, une sorte de « Merlin l’enchanteur » toujours prêt à donner le meilleur de lui-même ; un drôle de funambule qui écrit et compose souvent des chansons gaies, drôles, à la tonalité unique et dans laquelle se glisse de temps en temps l’ombre fugace de Charles Trenet.


Ad Block

Il semblerait que vous ayez installé un bloqueur publicitaire sur votre ordinateur. Celui-ci vous empêche de consulter cette page dans sa totalité et dans des conditions visuelles optimisées. La mise en ligne d'encarts publicitaires non intrusifs permet à ce service d'exister durablement.

Pour ne plus subir cette restriction sur d'autres pages du site, nous vous conseillons de désactiver votre bloqueur publicitaire pour l'ensemble du site "www.cadenceinfo.com". Merci de votre compréhension.

Procédure pour autoriser "cadenceinfo.com"


Higelin est tombé du ciel en étant le pionnier du rock français pour les uns et l’artiste inclassable pour les autres, mais il est surtout, contrairement aux apparences, un poète pacifiste. « C’est le système qui est violent, moi je suis doux comme un mouton » dit-il. Aujourd’hui, avec déjà une vingtaine d’album derrière lui, il affiche toujours le même plaisir juvénile qu’au premier jour, chantant avec la bonne humeur qui le caractérise des textes saupoudrés d’ironies et de malices.

Les femmes et leur amour sont au cœur de son existence, et elles le lui rendent bien à travers des superlatifs qui rendrait béat d’admiration plus d’un homme : une légende vivante, un baladin de la langue française, un poète qui m’émeut, une personne qui me réveille, un magicien, un sacré bonhomme, une joie de vivre… Cependant, derrière le chanteur existe aussi un être qui entre en révolte contre toutes les formes d’injustice ; un homme libre qui n’a qu’un seul mot d’ordre : « Soyez heureux sur terre ! »

Écrit avec la complicité de Valérie Lehoux dans un duo à deux voix, Je vis pas ma vie, je la rêve est un livre solaire qui n’exclut aucun passage, même sombre, de son existence. Celui des guerres, d’un père exigeant, mais aussi en réponse à la démesure de sa vitalité et de son excentricité, des moments précieux dédicacés à ses amourettes, ses enfants, à son frère, le guitariste Henri Crolla, ou à Charles Trenet l’éternel « fou chantant ». Jacques Higelin, on pourrait en parler des heures comme lui parfois peut parler de la vie, de ses joies et de ses peines jusqu’au bout de la nuit. Si vous aimez l’artiste, alors suivez-le et laissez-vous emporter par ce livre finalement très positif.


INTERVIEW JACQUES HIGELIN

Voici en supplément la transcription d'un extrait de l’interview que Jacques Higelin a accordé à Catherine Ceylac quelques jours après les attentats de Paris dans son émission Thé au Café (France 2 – 21/11/2015).


À quels moments la musique s’est introduite dans votre vie ? Grâce à vos parents ?

Jacques Higelin : Mon père jouait et ma grand-mère chantait. C’était magique… J’ai appris avec ma grand-mère, à chanter avec elle en duo.

Votre parcours est jalonné de grandes rencontres, Brigitte Fontaine, Barbara, Jacno… Quel est le point commun de tous ceux qui ont croisé votre chemin ?

Ils m’ont ouvert plein de portes. Ils m’ont enrichi l’âme… On parle très peu de l’âme, mais l’âme c’est très important. L’anima, c’est ce qu’on dit. C’est ce qui anime tout ! Et puis… heureusement que l’on a une âme.

Vous dites que chanter, c’est trouver une place dans le monde… Vous l’avez trouvé cette place ?

J’en ai trouvé plein de places dans le monde. Des tas de gens sont intervenus dans ma vie et qui ont enrichi ma pensée. Parfois, j’ai eu besoin des autres, même maintenant encore.

Pourtant en 86, Jacques, vous avez voulu tout quitter…

C’était nécessaire.

Quelle en était la raison ?

La raison, c’est que j’en avais marre de trop de moyens…

Le système qui ne vous plaisez pas…

Oui, le système ne me plaisait pas, le système du grand chanteur entouré par des gardes du corps. Non, ça, jamais ! Et puis, il y a le public qui est formidable, et quand je parle avec lui au moment où je suis sur scène, j’ai envie de lui donner du courage… comme le dernier concert que l’on a fait au philharmonique (ndlr : Jacques Higelin a été accompagné au mois d’octobre 2015 par l’Orchestre national d’Ile-de-France).


JACQUES HIGELIN - LE MINIMUM (Alertez les bébés - 1976)

Jacques Higelin, ce sont des textes, mais aussi des espaces sonores laissés aux accompagnateurs... Le minimum quoi !


C’était pour vos 75 ans et 50 ans de chansons. À cette occasion, vous étiez entouré de femmes. Il y a eu vos enfants mais aussi huit artistes féminines qui vous ont rendu hommage. Le fait que cela soit des femmes, cela a-t-il- un sens pour vous ?

Ben, oui ! (rires). Cela a un sens car j’ai joué pour ces femmes-là. On est amoureux des femmes parce qu’on vient des femmes. Voilà, c’est tout. C’est les femmes qui nous ont nourries, encouragées… Et si je recule, je vois la directrice de l’école qui disait, à moment donné à mes parents : « Cet enfant est un artiste et il faut absolument l’encourager »… Une femme d’une intelligence remarquable.

[…]

Vous avez parfois peur sur scène… Incroyable de penser que Jacques Higelin a encore le tract !

Je n’ai toujours pas résolu ce problème, car on me l’a appris très jeune. C’est mon père qui jouait et qui voulait que je joue pour les gens, pour la famille, pour tout ça. Il me l’a inculqué. Je lui disais « Je n’ai pas envie de jouer avec ton piano pour la famille. »

[…]

Je vis pas ma vie, je la rêve, on n’en a pas beaucoup parlé jusqu’à présent, mais on avait tant de sujets à évoquer. C’est édité chez Fayard. Vous en apprendrez beaucoup de Jacques. La journaliste Valérie Lehoux vous a aidé et vous a accompagné aussi pour ce livre en ajoutant plein de petites touches impressionnistes de sa part.

Jacques Higelin : Je vis pas ma vie, je la rêve
416 pages - Paru le 7 octobre 2015
Editions Fayard
Prix imprimé : 20.90 € Prix numérique : 14.99 €

(Cadence Info 11/2015)


À CONSULTER

JACQUES HIGELIN, PORTRAIT


RETOUR SOMMAIRE