ROCK, POP, FOLK, ELECTRO...


JAMES ELEGANZ : THE ONLY ONE

James Eleganz, l'ancien leader du groupe Success au début des années 2000, revient du mythique studio américain 'Rancho De La Luna' avec dix chansons à la saveur classic rock sous le bras...


UN ALBUM AU ROMANTISME NOIR

L'album The Only One a été produit par une figure légendaire, Larry Mullins aka Toby Dammit (ancien batteur des Stooges, et clavier de Nick Cave). Doté d'un romantisme noir, cet album est une invitation au voyage sur fond d'americana avec laquelle on retrouve une autre pointure légendaire du rock en la personne de Mike Watt, fondateur des Minutemen.


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Pour la petite histoire, James Eleganz est le premier français à enregistrer au légendaire studio 'Rancho de la Luna' en Californie où tant de disques mythiques (Queens of the Stone Age, Arctic Monkeys, Marc Lanegan...) ont vu le jour.

Après avoir dévoilé en premier extrait il y a quelques mois le clip de Lasso The Moon, James Eleganz présente aujourd'hui un second extrait de son album avec le clip de la chanson The Only One, nouveau volet de ce qu'il a nommé 'The Californian Trilogy'.


JAMES ELEGANZ : THE ONLY ONE (The californian Trilogy - Part 2)


L'AVENTURE DE THE ONLY ONE

De bien heureux hasards, c’est ainsi que pourrait s’intituler l’aventure de l’enregistrement de The only One. Lorsque le chanteur de feu Success, enregistre les maquettes de ses nouvelles chansons, il n’imagine pas une seconde que ses premiers pas de songwriter vont le mener en Californie et à Berlin.

James Eleganz rencontre Isabelle Chapis, boss du label ZRP, en marge d’un concert de Nick Cave. Enthousiasmée par les démos du rennais, elle décide de produire l’album et se met en quête d’un réalisateur artistique. Elle ne le savait pas mais celui qu’elle cherchait se trouvait à quelques mètres, sur la scène du Zénith. Toby Dammit est, en effet, le clavier des Bad Seeds et fut longtemps batteur d’Iggy Pop, les deux piliers artistiques de « l’élégant ».

Dammit choisit un studio mythique, situé en plein désert, le 'Rancho de la Luna' et James Eleganz devient le premier artiste français à y enregistrer... Et avec l’arrivée dans le projet de Mike Watt, bassiste des Stooges, l’aventure prend des airs de conte de fée.

Les pierres mouvantes de Joshua Tree et leurs vibrations chamaniques ont à coup sûr imprégné le son de l’album qui s’éloigne de l’esthétique post-punk des maquettes très influencées par des groupes comme Magazine ou encore Television. Originaire du Tennessee, le producteur-batteur propose au français d’arranger certains titres dans l’esprit « Outlaw » de Nashville. Pour européaniser ce son « Americana », ils décident ensemble de mixer l’album à Berlin au 'Candy Bomber Studio', situé au coeur de l’ancien aéroport de Templehof, l’antre de Ingo Krauss.

Les dix chansons de The only One sont une variation autour d’un amour maudit et autodestructeur. Elles sont hantées par la figure féminine de l’hystérie, chère à Andrej Zulawski (Possession, L’important c’est d’aimer). Ambitieuses, héritières des classiques du rock et de la folk (Bob Dylan, Gram Parsons, Lou Reed ou encore Townes Van Zandt), elles en ont la sauvagerie et l’efficacité mélodique. S’y affirme cependant le style très personnel de James Eleganz qui excelle à mettre en scène l’extravagance de son théâtre intérieur.

Le troisième volet du triptyque vidéo, The californian Trilogy présenté ci-dessous, a été tourné dans les paysages désolés de Bombay Beach, et sur les plages bretonnes de son enfance. C’est l’histoire d’une passion charnelle qui échoue à devenir un amour heureux. La route parcourue par l’amant pour échapper à son emprise est semée d’obstacles. Le soleil abrutissant de la Californie, l’alcool et la jouissance des corps en rendent l’issue incertaine. The Wedding Song constitue ainsi le dernier épisode de l’aventure. Cette vidéo fantasmatique illustre à merveille la démesure de cette chanson rock qui rappellera à certains les grandes heures du rock progressif des années 60/70. The Californian Trilogy convoque les obsessions cinématographiques de James (Cassavetes, Gallo, Lynch ou Tarantino) tout en jouant avec les codes et les clichés français de notre imaginaire américain.

Par Xavier Chezleprêtre (Cadence Info - 04/2019)


JAMES ELEGANZ : THE WEDDING SONG (The californian Trilogy - Part 3)

James Eleganz
Nouvel album The Only One
Sortie le 12/04 chez ZRP

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