NEWSRECHERCHEPROPOSERCHANSONCLASSIQUEINSTRUMENTJAZZMUS. FILMSMUS. SOCIÉTÉROCK & CoSON TECH.BLUES, SOUL...

CHANSON


PORTRAIT MICHEL POLNAREFF,
L'EXIL ET LE RETOUR D’UNE STAR DE LA CHANSON

Sans ses grosses lunettes blanches et sa tignasse blonde et bouclée, Michel Polnareff ne serait certainement qu’un simple passant anonyme, de celui que l’on croise dans la rue sans y prêter attention. On le dit brillant, génial, comme fou et mégalo, jusqu’à réinventer son histoire en prenant soin de bien noter les nombreux tubes qui ont jalonné sa carrière. Pourtant, tout a bien failli virer au drame quand des démêlés avec le fisc le poussa à l’exil, à quitter cette France qu’il chérit pour aller vivre aux Etats-Unis. Ou était-il ? Que faisait-il ? Personne ne le savait, mais son public espérait toujours le revoir un jour sur une scène française…


UN SOIR DE 14 JUILLET…

Le destin de Michel Polnareff ne laisse certes pas indifférent tous ceux qui l’ont approché, pas plus que la distance, si bien préservée, n’a été pour lui un mur infranchissable pouvant faire obstacle à sa légendaire popularité. Pour les fans, ses rares apparitions ont toujours été une fête, comme ce 14 juillet 2007 sur le Champ-de-Mars, au pied de la Tour Eiffel. Agglutinés les uns contre les autres, six cent mille personnes sont là à attendre avec impatience la star. Des milliers et des milliers de spectateurs, toutes générations confondues, portent des lunettes blanches sur le nez et une perruque blonde sur la tête. L’événement se doit d’être grandiose, exceptionnel et il le sera.


Ad Block

Il semblerait que vous ayez installé un bloqueur publicitaire sur votre ordinateur. Celui-ci vous empêche de consulter cette page dans sa totalité et dans des conditions visuelles optimisées. La mise en ligne d'encarts publicitaires non intrusifs permet à ce service d'exister durablement.

Pour ne plus subir cette restriction sur d'autres pages du site, nous vous conseillons de désactiver votre bloqueur publicitaire pour l'ensemble du site "www.cadenceinfo.com". Merci de votre compréhension.

Procédure pour autoriser "cadenceinfo.com"


A la nuit tombée, sous les acclamations, l’artiste entre sur scène pour un spectacle non-stop. Les plus grands tubes sont alors repris en cœur, naturellement et fraternellement. Michel chante pour la France « On ira tous au paradis ». L’émotion est intense. Cela faisait plus de 20 ans qu’il ne s’était pas produit chez nous. Pour le chanteur c’est une revanche, mais aussi une blessure qui se referme enfin.


MICHEL POLNAREFF COME BACK…

L’un des premiers dérapages dans la carrière de Michel Polnareff survient en octobre 1972. L’artiste, qui ne cesse d’être poursuivi pour ses excentricités et des rumeurs non fondées sur son homosexualité (ce qui le poussera à écrire « Je suis un homme » – 1970), juge qu’il est temps de contre-attaquer. Le photographe Tony Frank est alors invité à réaliser plusieurs clichés du chanteur qui doivent servir à illustrer l’affiche pour son passage à l’Olympia. Le résultat aussi fantasque que surprenant s’étale alors sur les murs de Paris montrant aux yeux des passants effarés un Michel Polnareff dans une position équivoque, avec les fesses à l’air et un chapeau à fleur sur la tête !

Le chanteur, qui assume et revendique l’ambiguïté de ce personnage féminisé, ne peut empêcher les rumeurs, les mesquineries et même l’agacement, chacun y allant de son commentaire. Le scandale n’est pas loin et les pouvoirs publics décident d’intervenir, non pas en interdisant l’affiche, mais en cachant seulement la partie qui dévoile l’anatomie intime du chanteur. Cette « atteinte à la pudeur » trouvera son dénouement en condamnant Michel Polnareff et son dévoué photographe à 60 000 francs d’amende. Toutefois, pour le chanteur, cet « écart de conduite » n’est au fond pas bien grave, surtout si l’on tient compte de l’abatage médiatique qui a entouré l’affaire et qui n’a eu que des retombées positives : un passage à l’Olympia à guichet fermé et couronné d’un succès immédiat et phénoménal.

Encouragé par cette réussite, un nouveau passage à l’Olympia est programmé l’année suivante. Le chanteur part avec son équipe s’installer dans un hôtel en Tunisie. Hélas, le travail laisse vite place à une douce oisiveté, jusqu’à inquiéter sérieusement son entourage. Les jours passent, mais le chanteur reste confiant. Tout sera prêt !

Le 27 mars 1973 arrive le jour de la première. L’angoisse monte et le début du spectacle tarde. Le public attend dehors dans le froid. Dans sa loge, Michel Polnareff est anxieux et silencieux car il sait que rien n’est au point. Le répertoire qu’il présente ce soir-là est uniquement composé de chansons inconnues qu’il ne maîtrise pas. Le spectacle vire alors à la catastrophe. Le chanteur, qui n’a pas su tirer avantage du succès passé, voit le doute, la fragilité prendre le dessus.


LA TRAHISON ET LA RUINE

L’été arrive. Le chanteur revient d’une tournée au Japon et il se repose dans son studio parisien. Parmi le courrier qu’il reçoit, une lettre attire son attention. Celle-ci lui révèle que son appartement, en réalité, ne lui appartient pas. Le chanteur, qui avait confié toutes ses affaires à son homme de confiance, Bernard Seneau, venait de comprendre qu’il avait été trahi. Seneau avait démissionné quelques temps auparavant et disparu sans laisser de traces.

L’escroquerie est de taille, car tout ou presque de ce que possède le chanteur ne lui appartient pas. Le solde de tous ses comptes a voyagé en Suisse sur un autre compte, celui de l’homme d’affaires Seneau ! Polnareff se trouve alors dans une situation dramatique d’autant plus que Seneau n’avait rien déclaré au fisc. Le chanteur doit un million de francs lourds pour impôts non payés. Du jour au lendemain, Michel Polnareff se retrouve presque sans aucunes ressources et hanté par des dettes ce qui, aux yeux du fisc, est considéré comme de l’escroquerie avec poursuite pénale à la clé. Le chanteur déprime, acculé à une tristesse encore plus profonde par la disparition de sa mère qui survient quelque temps plus tard.


LE LONG EXIL AUX ÉTATS-UNIS

Prenant conscience qu’il n’a plus aucune chance de remonter à la surface, de retrouver son public et de recouvrir ses dettes, il décide de s’isoler dans un centre de repos en banlieue parisienne. C’est dans ce lieu calme qu’il songe sérieusement à quitter la France pour, peut-être, les Etats-Unis, un territoire qui l’attire, ne serait-ce que pour sa musique.

Vient alors le temps des déclarations plus ou moins déguisés, allant du choc personnel jusqu’au choix professionnel, maudissant au passage l’humain comme le financier. Polnareff sent bien qu’il n’a plus rien à faire en France, qu’il n’est plus le bienvenu. Sa décision est prise et il décide de s’exiler. Il fuit le fisc tel un voleur, et c’est avec le peu d’argent qu’il lui reste qu’il monte à bord du paquebot 'Le France' le 13 octobre 1973 pour un aller simple aux Etats-Unis.

Le seul point réconfortant à son sort vient de la musique qu’il continue à pratiquer. Arrivé à New York, il traverse sans attendre les Etats-Unis pour se rendre à Los Angeles, dernier périple de ce long voyage. Sur place, le besoin de conquête reprend vie. Un nouveau territoire, des espaces à découvrir, le chanteur français reprend confiance en lui et espère trouver dans cet Eldorado matière à se prouver qu’il a encore des tas de choses à raconter musicalement. Polnareff a toujours rêvé de faire carrière aux Etats-Unis et plus particulièrement la Californie qui représente à ses yeux le lieu où tout peut se produire et où les avancées musicales sont les plus prometteuses.

Il s’installe à Malibu, dans un lieu idyllique à proximité de l’Océan Pacifique. Le chanteur n’a peut-être plus un sou, mais il a suffisamment d’énergie pour repartir à l’assaut de ses ambitions artistiques. Là-bas, il a surtout quelques amis influents, capables de faire jouer leurs relations, notamment son amie Annie Fargue qui le rejoint et le présente au patron d’Atlantic pour la réalisation d’un premier 45 tours (« Jesus for tonight » - 1975) qui sera intégré par la suite dans un album entièrement chanté en anglais (« Fame à la mode – 1975).

Cependant l’euphorie pour entrer dans les charts américains va être de courte durée, car la conception artistique « made in France » ne peut s’appliquer aux States de la même façon. Aux Etats-Unis, le chanteur est sur les routes plus de 200 jours par an, dans des conditions pas toujours agréables et confortables. Les voyages en bus amnénagé ne sont pas rares. Comme bien d’autres artistes qui ont tenté de faire carrière aux Etats-Unis, et malgré tous ses efforts, Michel Polnareff se trouve alors confronté dans un anonymat pesant, au point que le doute s’installe à nouveau… tout comme la dépression. « Le marché américain se sera peut-être pour plus tard », se dit-il. Le chanteur décide de tout arrêter pour se replier sur lui-même et s’isoler...


LETTRE À FRANCE

La France lui manque, mais il sait qu’il ne peut pas revenir. Le territoire lui est interdit car ses dettes fiscales ont toujours cours. Toutefois, grâce à la station RTL, un concert est organisé en octobre 1975 à Bruxelles, en Belgique, un lieu où le fisc français ne viendra pas l’inquiéter. Ce départ pour un pays voisin de la France permet à Polnareff de garder espoir. Plusieurs milliers de spectateurs français font le déplacement, tout heureux de retrouver cet artiste qui venait de traverser une période très difficile. Or, quelques heures avant le concert, comme si le mauvais sort s’acharnait, le matériel est bloqué par la douane française. Le concert ne pouvant être annulé, une sonorisation de secours est rapidement mise en place devant 20 000 personnes qui bouillent d’impatience. Polnareff rentre sur scène et tente désespérément de sauver les meubles, s’amusant même à chaque fois qu’un accident technique survient. Le chanteur fait face et ça marche !

Pour lui, plus de doute, son public est d’abord un public francophone, et c’est de retour aux Etats-Unis qu’il va écrire ce qui le dévore de l’intérieur. La chanson se veut nostalgique et mélancolique et s’intitule « Lettre à France ». Jean-Loup Dabadie est à l'écoute et transcrit admirablement le malaise du chanteur : « Depuis que je suis loin de toi / Je suis comme loin de moi / Et je pense à toi tout bas / Tu es à six heures de moi / Je suis à des années de toi / C'est ça être là-bas / La différence / C'est ce silence parfois au fond de moi. » Cette chanson n’est pas seulement une chanson, c’est un socle, un puissant témoignage qui échafaude le secret espoir d’un retour sur le devant de la scène.


MICHEL POLNAREFF : LETTRE À FRANCE

Le 4 octobre 1978, il vient en France pour régler ses dettes avec le fisc français. Il fallait que cet exil cesse, ne serait-ce que pour s’expliquer avec la justice et qu’enfin il récupère ses droits d’auteur. Grâce à ses avocats, la preuve est faite qu’il n’est en rien responsable de ce qu’on lui reproche et qu’il a seulement été abusé par son homme de confiance. Un accord est signé avec le fisc et le chanteur se trouve lavé de tout soupçon. Désireux de retrouver le calme de l’anonymat, il repart une nouvelle fois pour les Etats-Unis. Dès lors, Polnareff va vivre comme un paisible américain, ne venant sur le sol français que par épisodes…


COMME UNE BULLE DE SAVON…

En 1981 sort « Bulles », premier album chanté en français, mais enregistré aux Etats-Unis. Polnareff renoue avec le succès et le disque sonne comme une résurrection. « Tam-Tam », « Radio » et « Je t'aime » résonnent sur les ondes françaises. Quatre ans plus tard sort un album qui portera bien son nom : « Incognito », mais celui-ci est un échec commercial et personnel. Une fois de plus, l’artiste fuit et plonge dans ses doutes. On croit alors le chanteur perdu dans un coin de l’Amérique alors qu’en réalité il séjourne en France.

Nous sommes en mars 1985 et Michel Polnareff mène une vie paisible à une heure de Paris en pleine campagne dans un hôtel à Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne). Loin de tout et surtout loin des médias, l’artiste s’isole et devient un sédentaire du lieu. Il y passera 18 mois avant de s’installer dans une chambre toute simple située en plein cœur du village. Dans ce cadre bien moins idyllique que ce qu’il connaissait aux Etats-Unis, le chanteur cherche à se retrouver, à faire le point et à s’entourer de gens simples. Il se laisse vivre jusqu’à devenir méconnaissable : une barbe fournie, des cheveux longs qui retrouvent leurs couleurs naturelles et des fringues très passables, pour ne pas dire misérable… Seules ses larges lunettes blanches rappellent que le personnage n’est autre que Michel Polnareff.

La rumeur de cet étrange personnage vivant dans ce paisible village non loin de la capitale finit par parvenir aux oreilles des maisons de disques. Tous les producteurs de la capitale cherchent alors à reprendre contact avec lui. À l’été 1988, Henri de Bodinat, alors patron de Sony Music, le rencontre au prix d’un véritable jeu de pistes rocambolesque. L’enjeu était d’avoir dans le catalogue le prestigieux nom de Polnareff. Pour l'instant, il importe peu que l’artiste soit en mesure ou pas de produire de nouveaux tubes.

Toutefois, en laissant du temps au temps, et au prix de nombreuses concessions, deux ans plus tard sort l’album « Kâmâ Sutrâ ». La particularité de cet album est d’avoir été enregistré dans un palace parisien, le "Royal Monceau", où l’artiste restera plus de deux ans pour peaufiner sa réalisation. Le bar sert alors de studio d’enregistrement au moment où les gens s’en vont pour aller dormir. Ce contexte assez atypique convient à Polnareff qui ne lésine pas sur ses efforts pour que le projet réussisse. Le premier 45 tours, « Goodbye Marylou » sort en juin 1989 et explose aux oreilles des auditeurs. C’est un carton ! Six mois plus tard l’album est enfin dans les bacs.

De la musique et seulement de la musique, c’est ce que retient l’auditeur lambda, car Michel Polnareff demeure encore et toujours cette vedette secrète que les fans attendent de voir avec impatience. Le mégalo et misanthrope chanteur accepte alors que toute interview se réalise à ses conditions, c’est-à-dire seulement dans la suite de l’hôtel "Royal Monceau" qu’il ne quitte jamais.

Face à cet isolement volontaire, Michel Polnareff noie sa mélancolie dans l’alcool et s’enfonce à nouveau dans la dépression. Son entourage, ses amis, ont bien du mal à comprendre son mal-être, cette attitude destructrice qui ne trouve sens à leurs yeux. Le tourment du chanteur est enfoui dans un mutisme porté par le quotidien, tel un secret qui ne peut s'échapper. C’est son amie et manager de toujours, Annie Fargue, qui comprend que le chanteur souffre d’une cécité profonde qui peut le conduire à devenir aveugle. Cette perte de vue qui a commencé lors de son séjour à Fontenay-Trésigny s’accentue jour après jour. Il existe une opération, mais comme toute opération, elle n’est pas sans risques. Le chanteur hésite et finit par quitter l’hôtel après 800 jours d’enfermement le 17 octobre 1994 pour se rendre dans une clinique parisienne.

Le chanteur a une cataracte totale, à un stade où seule la perception lumineuse est possible. Convaincu par le chirurgien, il accepte l’opération qui, fort heureusement réussit. À la sortie de la clinique, son premier désir sera de se balader en ville. Polnareff, qui n’a pas connu ça depuis 10 ans, renaît aux lumières, tout simplement à la vie. C'est un miracle, et ce miracle laisse entrevoir un hypothétique retour à la scène…


LA RECONQUÊTE

La scène française qu’il a quittée il y a plus de 20 ans se fera d’abord loin de la France à travers un concert unique à Los Angeles, dans une salle mythique, le Roxy, où se sont produits entre autres Jim Morrison et les Doors.

Le 27 septembre 1995, Michel Polnareff entre sur scène métamorphosé pour ce concert unique sur le Sunset Boulevard. Comme à son habitude le chanteur est confiant et ne craint visiblement pas ce retour sous les projecteurs. La salle, toute petite, est plongée dans une chaude ambiance. Un disque live, destiné au public français, témoignera de ce pur moment de bonheur sous le titre : « Live at the Roxy » (1996).

Face à cette réussite, Michel Polnareff se sent enfin prêt à affronter la scène française… En attendant, il va se réfugier dans sa demeure située en plein désert, à Palm Springs, où il recommence à écrire de la musique. Polnareff est bien décidé de revoir la France pour chanter, mais à la seule condition que le concert soit tel qu'il le rêve. Huit ans de négociations seront alors nécessaires avec les maisons de disques pour que ce retour sur scène prenne forme.

A la fin 2006, suite à un coup de fil passé par le chanteur en provenance des Etats-Unis, le journaliste de RTL Anthony Martin est invité à se déplacer pour rencontrer la star qui doit lui annoncer son grand retour. Celui-ci aura lieu à Bercy du 2 au 11 mars 2007. Gilbert Coullier, alors producteur du spectacle, est l’un des rares à croire en cette déclaration. Pourtant, auprès des fans, et après un affichage très novateur (l’affiche ne fera que suggérer la tête du chanteur sans mentionner son nom), les premiers billets se vendent comme des petits pains (plus de 20 000 dès le premier jour). Chaque détenteur de billet imagine à juste raison que ce concert-là est peut-être l'unique occasion de le voir dans sa vie.

L'impatience grandit. Le premier rendez-vous est toujours confirmé pour le 2 mars 2007, mais les gens s’interrogent : viendra-t-il ou ne viendra-t-il pas ? Mais à quelques heures du spectacle, les rumeurs sans fondement s’effondrent brutalement : le chanteur est bien là dans les coulisses et il aborde ce défi avec la ‘zen attitude’ : « L’heure du sacrifice humain a sonné » dira-t-il avec humour face à la caméra.

Il est 21 heures. Bercy retient son souffle. Au son d’une guitare sèche, sous une immense paire de lunette blanche qui illumine le fond de la scène, Michel Polnareff entre sur scène. Face à de tels événements qui conjuguent stress, pression, mais aussi émotion, il est impossible de reculer ou de faire un pas de côté. On imaginait sa voix perdue, mais ce soir-là elle fut magique comme au premier jour, présente, claire, limpide.

Le temps d’un concert, Michel Polnareff venait d’effacer tous les ont-dit qui vampirisaient son rang. Le succès est tel que quatre concerts à Bercy seront ajoutés, mais le plus important se situe bien loin de la scène. Le chanteur aura en effet démontré qu’il pouvait surmonter ses peurs et ses doutes pour que son rêve se réalise enfin. La solitude, mais aussi la fidélité résument assez bien ce retour en force du chanteur, lui qui n’a jamais cessé de jouer à cache-cache avec le public mais aussi avec lui-même.

Depuis ce concert, une dizaine d’années se sont écoulée. Jusqu’à présent, le chanteur s’est contenté de présenter quelques compilations discographiques de ses plus belles chansons et musiques, de recevoir des éloges et des prix et de participer à quelques rares émissions médiatiques. Malgré une vie toujours aussi mouvementée (en avril 2015, il dénonce la caricature faite de lui par l'organisme de crédit Cetelem) et des problèmes de santé survenus récemment (il a été victime d'une embolie pulmonaire en 2016), je reste convaincu que Polnareff est toujours attaché à son public et qu’il reviendra chanter pour lui sous une forme peut-être inattendue (1), voire ambitieuse. Cependant, pour qu'un tel évènement se produise, il faudra être patient, mais alors très patient !

1 - On annonce son retour dans la comédie musicale Le Fantôme de l'Opéra au Casino de Paris, en 2019.

Par Elian Jougla (Cadence Info - 12/2017)

À CONSULTER

LES MUSIQUES DE FILMS DE MICHEL POLNAREFF

L'AVIS DES INTERNAUTES

Cet espace vous est réservé.
Soyez la première personne à publier un commentaire en remplissant le formulaire ci-dessous.

RETOUR SOMMAIRE