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JAZZ ET INLUENCES


STAN GETZ, BIOGRAPHIE PORTRAIT DU SAXOPHONISTE - LE SON DU JAZZ COOL

Stan Getz a été le musicien le plus important du mouvement jazz cool. Il possédait de la plus belle façon tout ce qu'un jazzman doit savoir exprimer, avec en plus quelques très hautes touches d'inspiration. L'originalité et la plénitude de ses conceptions sonores le feront surnommer « The Sound »...


LE COOL, UN JAZZ ÉRIGÉ PAR DES BLANCS

Alors que le jazz dans son ensemble est une musique qui possède toujours un côté revendicatif et le blues un caractère résigné ou humoristique, le mouvement issu du jazz cool appartient à une toute autre humanité créatrice. On a souvent parlé des effets de la drogue et de l'alcool sur les musiciens de jazz. L'école cool surgissant à un moment où, après les bons engagements de l'après-guerre, le travail devenait plus rare, nombre de musiciens succombèrent à la tentation ou en subirent le contrecoup par osmose.


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Chez certains, et ce fut principalement le cas des musiciens noirs qui pratiquaient le style bop, cela donna à leur musique un renouveau de violence ou alors de totale prostration, tandis que chez les musiciens blancs l'euphorie et l'état de flottement apportés par les drogues transformèrent leur musique en un monde de suggestions vaporeuses ou de « mouvances » riches de feintes. Ce nouvel art, d'une souplesse féline, se révéla vite d'une tendresse profonde chez Stan Getz, d'une vivacité sceptique chez Zoot Sims ou d'une concentration généreusement appuyée chez Al Cohn.


STAN GETZ - JET LINE


STAN GETZ, UN SON ET UN PHRASÉ INCONTOURNABLE

Le saxophone de Stan Getz, qui possédait une sonorité douce, nette et claire (et qui, contrairement à ce que pensent certains, ne doit rien au jeu de l'alto), est certainement ce qui a fait le plus pour sa gloire commerciale. Il n'y a pas à le lui reprocher car elle est, sans concession, l'image sonore de son esprit fin et raffiné. Issue en partie de la musique de Lester Young, mais aussi de l'invention de Warne Marsh et de Herbie Stewart dont il ne tarda pas à repenser totalement les conceptions, cette sonorité, habituellement peu timbrée, au vibrato assez rare et lâche, est d'une grâce extrême.

Les sons que Stan Getz tire de son instrument ont la fluidité haute et douce de l'alto, tout en conservant la rondeur noble du ténor. Malgré l'appellation cool (qui concerne plus l'esprit mélodique et harmonique et les conceptions expressives : le jeu cool est frais, léger et retenu), la sonorité de Stan Getz a gardé quelque chose de chaleureusement émotif, de souplement vivant qui nous paraît d’autant plus émouvant que cette sonorité est exactement en accord avec son invention musicale, dans les deux cas, il suggère plus qu'il n'affirme.

Tour à tour, suivant ses changeantes humeurs, douées ou résolues, avec laisser-aller et une espèce de flottement interne ou avec un ordre quasi architectural, ses variations sont toujours réalisées avec une juste déconcentration et un très grand sens du chant, de la mélodie. Le swingman Stan Getz est un maître qui a su ne pas sacrifier l'élégance, la beauté et l'intelligence sur l'autel des soi-disant progrès ou prises de conscience pseudo-sociales de la musique. Il joue bien, le reste passe et passera.

Stan Getz, qui est né en 1927 à Philadelphie, fut l’un des meilleurs jazzmen des années cinquante, et maria avec une certaine science au son gras et sombre du hard-bop, la douceur du cool. Son style luxuriant lui permis de jouer avec la plupart des grands orchestres blancs : Benny Goodman, Jimmy Dorsey, Stan Kenton, et Woody Herman avant de monter sa propre formation où se succéderont de jeunes talents comme les pianistes Chick Corea, Joanne Brackeen et Andy Laverne.

Mais c’est au début des années 60, avec l’avènement de la Bossa Nova que le saxophoniste frappe un grand coup. En 1963, il enregistre l’exemplaire album Getz/Gilberto ou figure l’éternel The girl from Ipanema (A garota de Ipanema) qui connaîtra un succès foudroyant. Ses collaborations avec les musiciens brésiliens Antonio Carlos Jobim et Joao Gilberto contribuèrent à lancer la mode de la bossa-nova aux Etats-Unis, puis en Europe. Stan Getz sera bien profiter de cette vogue musicale très BC/BG.

Ses disques sont très nombreux et presque tous d'une qualité égale. Nous retiendrons spécialement les titres suivants : Long Island sound, Small hôtel, Crazy Chords, What's new, Signal, Hershey bar, Parker 51, Pernod, Tasty pudding et une suite de concert pour orchestre à cordes composée par Eddie Sauter : Focus. L'œuvre complète est inégale mais deux mouvements, grâce à Getz, sont sublimes : Night rider et Pan.

A. Francis (source : Jazz ED. Solfèges)

(Cadence Info - 04/2016)


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