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CLASSIQUE / TRADITIONNEL


STRAUSS ET SES VALSES VIENNOISES

Chaque année à Vienne, pour le Nouvel An, la télévision retransmet son concert annuel avec au programme les plus belles valses écrites par les Strauss, père et fils.


JOHANN STRAUSS, PRINCE DE LA VALSE VIENNOISE

Le traditionnel rendez-vous du concert du Nouvel An a lieu depuis le Musikverein de Vienne, une salle à l’acoustique incomparable et identifiable entre toutes dès le crépitement des applaudissements. Près de 80 pays retransmettent en direct à la télévision cet événement au parfum suranné, porté au sommet par l’Orchestre philharmonique de Vienne, dont le premier concert fut donné en 1842, sous la baguette d’Otto Nicolai…


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JOHANN STRAUSS II

Chaque chef invité imprime sa marque musicale tout en respectant impérativement la tradition : elle impose un florilège de valses viennoises, dues notamment aux membres de la famille Strauss, au premier rang desquels Johann (1825-1899), fils de… Johann (1804-1849), frère de Josef (1827-1870) et d’Eduard (1835-1916). Tous les Strauss ont orchestré le triomphe de la valse, l’un des emblèmes incontestables de la capitale autrichienne.


LA VALSE, UNE MUSIQUE AUX ORIGINES POPULAIRES

Dès le 14e siècle, on trouve trace de cette danse populaire en Bavière ou au Tyrol. Les trois temps – le premier accentué et les deux suivants comme un rebond de cette impulsion initiale – en déterminent le rythme si particulier qui met le corps en mouvement. Le mot valse trouve d’ailleurs son origine dans le terme germanique « Walser », qui signifie tourner en cercle.

Parce qu’elle rapproche les danseurs en un couple fermé qui évolue indépendamment des autres, la valse se différencie des danses de cour à la chorégraphie en ligne, codifiée et collective. Le préromantisme puis le romantisme s’emparent de l’intimité plus sentimentale de la valse – jugée parfois « inconvenante » – tandis que la bourgeoisie s’en saisit, par opposition au cérémonial de la cour.


STRAUSS PERE ET FILS

Violoniste de talent, bientôt chef d’un petit orchestre fondé avec son « collègue » Joseph Lanner, Johann Strauss le père compose dès les années 1820 des valses qui séduisent les Viennois et lui valent d’éclatantes tournées en Europe. Son fils aîné, également prénommé Johann, reprend le flambeau, non sans rivalité d’ailleurs avec son père qui ne voit pas d’un très bon œil les premiers succès de son héritier qui aurait composé sa première valse à l’âge de six ans… Reconnaît-il aussi un talent supérieur au sien, couronné de succès dès le début des années 1840 ?


Johann le second, qui professe pourtant une véritable admiration pour son père, déploie ses ailes comme chef de la musique municipale de Vienne. Violoniste, chef d’orchestre (il dirigera la première viennoise de Tristan et Isolde de Wagner), compositeur, il mène une carrière éblouissante et épuisante qui l’entraîne de la capitale autrichienne à Londres et de Saint-Pétersbourg aux États-Unis. À New York, il dirigera en 1872 son célèbre Beau Danube bleu à la tête de 2 000 musiciens et 20 000 (!) choristes devant près de 100 000 spectateurs enthousiastes…


« LE BEAU DANUBE BLEU »

Pourtant, la plus fameuse de ses valses, composée en 1867, est d’abord accueillie plutôt froidement par le public viennois. C’est en France, sous le règne de Napoléon III, qu’elle triomphe lors d’une fête à l’ambassade d’Autriche, avant d’être interprétée devant la reine Victoria au Covent Garden de Londres.

LeBeau Danube bleu ne saurait être absent du Concert du Nouvel An, ses premières mesures, lentes et mystérieuses comme les brumes matinales sur l’auguste fleuve, provoquant chaque année les murmures approbateurs des auditeurs rassemblés au Musikverein. Cette partition s’inscrit en lettres d’or dans l’impressionnant catalogue des œuvres de Johann Strauss, au côté d’autres valses et danses dont le titre et l’ambiance évoquent les circonstances de leur composition : ainsi de la Valse des ondes sonores dédiée, tout comme le Quadrille du moteur, au club des ingénieurs viennois.

Quant à la Valse des journaux du matin, elle ne peut que flatter l’ego des journalistes, tandis que Wein, Weib und Gesang (Du vin, des femmes et des chansons) célèbre quelques invariants du bonheur de vivre !


UNE MARCHE EN GUISE DE POINT D'ORGUE

En fin de concert – avant un choix de bis –, Johann Strauss père prend traditionnellement sa revanche, grâce à sa Marche de Radetsky dont les accents entraînants font oublier qu’elle fut écrite en l’honneur d’un maréchal brutal qui contribua à écraser les révolutions indépendantistes des peuples de l’Empire austro-hongrois, en Italie notamment. De nos jours, elle n’est plus qu’une pièce rythmée et rutilante qui associe les battements de main du public aux sonorités brillantes des instrumentistes de l’un des plus beaux orchestres du monde.

par E. Giuliani (Cadence Info - 03/2015)


À CONSULTER

VALSES VIENNOISES ET OPÉRETTES, STRAUSS PÈRE ET FILS


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