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THE CLASH ET L’ALBUM 'LONDON CALLING'

Paru en 1979, l’album London Calling du groupe The Clash est aujourd’hui un album de référence dans l’histoire de la « Rock-music » de part sa polyvalence musicale et les thèmes qu’il aborde et qui sont autant de dénonciations : drogues, société, conflits raciaux, violence…


“THE CLASH”, UN PREMIER ALBUM IRRÉVÉRENCIEUX

Deux ans avant la sortie de London Calling, The Clash sont avec Sex Pistols, le groupe le plus important du mouvement punk. Tandis que les auteurs de God Save the Quenn poussent leur cri de révolte, les Clash vont structurer le mouvement et lui donner une assise politique.

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Pochette de l'album 'The Clash'

Sur la pochette de leur premier album (The Clash), le groupe pose en tenue de combat. Joe Strummer, Paul Simonon et Mick Jones ressemblent à des guerilleros urbains avec leurs vêtements porteurs de messages. Les cheveux sont coupés court, et qu’ils soient décolorés en vert ou en jaune, l’important est surtout de ne point ressembler à des hippies.

Durant la période punk la perfection et la rigueur musicale n’ont pas court, du moins ce n’est pas le plus important. Les 15 titres de l’album « The Clash » sont expédiés en trois semaines de studio pour une durée totale de 35 minutes, ce qui annonce des titres courts et percutants. Tout semble décharnée et speed. The Clash agissent comme un gang bien résolu à en découdre avec les dinosaures du rock alors en perte de vitesse.

Les chansons de Joe Strummer sont des capsules de réalité sociale, des flashs d’information qui répandent en quelques mots le quotidien des villes anglaises, celui des petits boulots sans avenir ou de la frustration des « petits Blancs » en face des conservateurs britanniques qui s’apprêtent à reprendre le pouvoir.


“LONDON CALLING”, L’ALBUM MYTHIQUE

Le 14 décembre 1979, les quatre membres londoniens des Clash - dont Topper Headen qui est venu remplacer à la batterie Terry Chimes -, dévoilent leur troisième album studio, London Calling.

Le groupe est encore implanté dans le mouvement punk, mais leur musique va surprendre les fans de la première heure comme les critiques en abordant musicalement des genres bien différents : ska, pop, soul et même reggae, une façon pour eux de faire sonner le glas de la musique punk.

Pochette de l'album 'London Calling'

Ce double album porte la marque des plus grands, de ceux qui vieillissent bien malgré l’accumulation des écoutes. Comme à leur habitude, The Clash ont expédié l’enregistrement en un temps record : les 19 titres ont été mis en boîte en deux semaines chrono sous la direction de Guy Stevens, un producteur fan de rock’n’roll.

Alors que le groupe est en tournée, leur producteur, alors indisponible, ne peut ni assister ni intervenir au mixage final ce qui, au fond, a peut-être permis à ce ‘London Calling’ de vivre une toute autre aventure. Il faut se souvenir que par le passé le groupe avait tenté de conquérir le public américain, mais en vain. Or, cet album leur permet enfin de briser le mur de l’indifférence, notamment grâce à l’un de ses tubes : Train In Vain.

L’album London Calling est aussi un manifeste social, une description précise de l’Angleterre d’alors qui s’apprête à vivre les années de la dame de fer Thatcher. Dès lors, The Clash prennent conscience que leurs messages seront d’autant plus porteurs si leur musique s’ouvre aux quatre vents. C’est alors le grand écart qui s’autorise tout, sans distinction de genre ou d’étiquette.

La pochette frappe aussi un grand coup en rendant hommage au premier album d’Elvis Presley avec les mêmes couleurs, la même typographie… sauf qu’à la place du rocker américain, on y voit Paul Simonon fracassant sa basse sur la scène du Paladium de New York. L’esprit de l’album – qui failli s’intituler « The New Testament » - trouve toute sa mesure et sa puissance à travers cette image iconique.


THE CLASH : REVOLUTION ROCK

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Au final, l’album fascine. Deux millions d’exemplaires seront vendus à travers le Monde, jusqu’à se trouver en 8e position dans le classement des 500 meilleurs albums rock du ‘Rolling Stones magazine’. Les chansons, qui évoquent tour à tour la frustration des adolescents (Rudie Can’t Fail, Clampdown), la guerre civile (Guns of Brixton, Spanish Bombs) voire l’apocalypse (London Calling), sans oublier un amour immodéré pour la musique (Train in Vain), témoignent d’une passion et d’une énergie sans entraves.

Par D. Lugert (Cadence Info - 08/2021)

LES MUSICIENS

  • Joe Strummer : Guitare, chant, piano
  • Mick Jones : Guitare, chant, piano
  • Paul Simonon : Basse
  • Topper Headon : Batterie, percussions
  • Mick Gallagher : Orgue
  • The Irish Horns : Cuivres
  • Baker Glare : Flûte

LES TITRES

  • 01 – London Calling
  • 02 – Brand New Cadillac
  • 03 – Jimmy Jazz
  • 04 – Hateful
  • 05 – Rude Can’t Fail
  • 06 – Spanish Bombs
  • 07 – The Right Profile
  • 08 – Lost in the Supermarket
  • 09 – Clampdown
  • 10 – The Guns of Brixton
  • 11 – Wrong ‘Em Boyo
  • 12 – Death or Glory
  • 13 – Koka Kola
  • 14 – The Card Choot
  • 15 – Lover’s Rock
  • 16 – Four Horsemen
  • 17 – I’m Not Down
  • 18 – Revolution Rock
  • 19 – Train In Vain
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