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MUSIQUE DE FILMS


BERNARD HERRMANN ET LA MUSIQUE DU FILM PSYCHO

Quand Alfred Hitchcock tourne Psycho en 1959, c’est sa 4e collaboration avec le compositeur Bernard Herrmann. Le compositeur, connu pour son talent, l’était également pour ses colères aussi soudaines qu’imprévisibles. Dirigeant un grand orchestre à l’âge de 20 ans, dix ans plus tard, il compose sa première musique pour le film d’Orson Welles,  Citizen Kane (1941). Son talent précoce et ses œuvres formatées pour le 7e art en fera l’un des compositeurs les plus célèbres de la musique ‘hollywoodienne’ des années 40 aux années 70.


PSYCHO, L'HISTOIRE

Fidèle à sa légende, Hitchcock signe avec Psycho un film d’angoisse, mêlant suspense et horreur… Au bord de la route, un motel des plus banals est tenu par un jeune homme au comportement mystérieux (Anthony Perkins). Les décors sont ordinaires, exception faite de la maison austère du propriétaire qui domine le motel et qui attise la curiosité par l’étrange ‘mère’ qui y habite… Le décor est planté et le personnage principal en place, reste l’histoire qui se déroule paisiblement jusqu’au moment où apparaît une ravissante jeune femme (Janet Leigh), en automobiliste de passage…


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LA SCÈNE DE LA DOUCHE

Pour écrire la musique, Bernard Herrmann avait une grande liberté, mais un budget limité. Conscient de ce handicap, le compositeur décida de n’utiliser qu’un orchestre à cordes. Coup de génie ou hasard budgétaire, écrire une musique angoissante sans avoir recours à des percussions ou à quelques cuivres menaçants, était un pari difficile…

Pour Hitchcock, la musique devait renforcer les images tournées en noir et blanc, plus en accord avec l’atmosphère angoissante du film. Au départ, la scène du crime sous la douche ne devait pas comporter de musique. Hitchcock, en maître absolu, en avait décidé ainsi. Pourtant, le premier intéressé s’était ravisé quand il entendit une première ébauche proposée par Herrmann. Le compositeur était persuadé que la musique apporterait un plus à la scène. Aussi, pour donner plus de poids à ses arguments, il proposa à Hitchcock de revoir la même scène une nouvelle fois, mais cette fois-ci sans musique… Après réflexion, le maître du suspense se ravisa et reconnu s’être trompé… ‘La scène de la douche’ allait entrer dans les annales du cinéma d’horreur…

À coup d’archets ‘pizzicati’, la sonorité saisissante des violons illustre parfaitement le prolongement du couteau assassin qui frappe à plusieurs reprises la victime sous sa douche. Rarement des cordes sauront illustrer avec autant de puissance et d’efficacité une scène de violence dans le cinéma. Ce ‘must’ de la musique de films, qui fait aujourd’hui partie des scènes d’anthologie des films tournés par Hitchcock, a souvent été commenté par les cinéphiles et les musiciens, avant d’être exploité dans de nombreuses productions musicales grâce à la technologie du sampling.


BERNARD HERRMANN - PSYCHO (Suite)


BERNARD HERRMANN ET LES CORDES

L’année précédente, la musique du film La mort aux trousses mettait également en avant l’utilisation massive des cordes. A maintes reprises, Herrmann utilisera les sections de cordes d’une façon toute personnelle. Cette ‘obsession’ reviendra avec la suite pour cordes du film Fahrenheit 451, de François Truffaut (1966). Chaque courte pièce lui donnera l’occasion d’habiller les violons dans tous les tons, parfois amples, profond et majestueux ou parfois marqués et cadencés. 

Herrmann utilisera également d’anciennes œuvres pour les réadapter à l’occasion, soit sous forme de suites ou en les insérant dans de nouveaux films. C’est ainsi que le thème de la maison de Psycho n’est en réalité qu’un remix du Sinfonietta for Strings écrit par le compositeur en 1935. On réentendra cette œuvre dans le film Taxi Driver (1976), de Martin Scorsese, ultime score enregistré par ce talentueux compositeur Hollywoodien.

Par Elian Jougla (Cadence Info - 08/2011)



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