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MUSIQUE & SOCIÉTÉ


LA DISCOTHÈQUE IDÉALE, COMMENT L'AVOIR ?

Existe-t-il des règles précises pour se constituer une discothèque idéale ? Faut-il suivre les conseils d’un ami ou ceux d’un critique ? Vous allez croire que je botte en touche, mais il n’y a en fait qu’une véritable règle à suivre lorsqu’on veut se lancer dans une collection de disques : suivre son instinct. C’est-à-dire s’en remettre à ses oreilles. Une collection type n’existe pas, même s’il existe des chances pour que vous trouviez un ou plusieurs de vos disques préférés chez une de vos connaissances. La musique c’est aussi une question de partage…


LA DISCOTHÈQUE, REFLET DE LA PERSONNALITÉ

Une collection reflète généralement sa personnalité, ses goûts et ses couleurs. La façon dont vous prenez soin de vos disques, la manière de les ranger, de les organiser, alphabétiquement ou par style, l’équipement que vous utilisez et votre façon d’écouter, sont autant de signes extérieurs qui, parfois, en dit long sur vous.


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Sans trop s’aventurer à dresser des hypothèses farfelues, une discothèque (ou une cdthèque, si vous préférez), c’est un peu comme un journal intime qui écrirait quelques moments importants de votre existence. Un disque peut être lié aux souvenirs d’une rencontre sentimentale, de moments heureux ou de mélancolie. Le souvenir que vous porterez sur une chanson sera peut-être sans aucune mesure avec un autre titre qui se trouvera rangé juste à côté.

Certains disques vous colleront à la peau sans trop savoir pourquoi. A chaque nouvelle écoute, vous découvrirez des détails que vous n’aviez pas remarqués, et puis, petit à petit, les écoutes successives s’espaceront. C’est à cela que l’on mesure généralement la portée d’un tube dans sa tête. Au côté éphémère de son existence.

Une discothèque n’est jamais définitive. Dites-vous bien qu’au moment où vous découvrez un disque, ce sont des dizaines et des dizaines d’autres qui sont mis sur le marché. Même en ayant une grande soif de curiosité, il est impossible de tout connaître. Il faut donc choisir ses disques avec une certaine méthodologie et minutie.


CONSTITUER SA COLLECTION DE DISQUES

Si vous avez déjà eu l’occasion de jeter un coup d’œil dans la discothèque d’un ami, il est rare de ne pas être étonné par son contenu. Souvent perdu au cœur de toute une collection de disques méticuleusement choisis, on y découvre la présence de quelques disques étonnants, en total décalage : des flûtes péruviennes, des marches militaires ou des chants tibétains. Un mystère plane… Que s’est-il passé ?

En fait, une discothèque se construit généralement à travers une succession de coups de cœur, d’émotions et de désirs. Commencé généralement à l’adolescence avec un but précis, la discothèque grossit au fil des années, jusqu’au jour où elle subit une cure d’amaigrissement quand, à un âge plus avancé, les goûts et les valeurs changent. Cependant, le temps faisant son œuvre, les premiers disques achetés font souvent l’objet d’un attachement proche de la nostalgie, au point d'être conservés durant des années au même titre qu'un album de famille. Les disques agissent sur l’individu comme une seconde mémoire. C’est un comportement très naturel et fréquent.

L’achat d’un disque est rarement compulsif, sauf pour les collectionneurs patentés pour qui la rareté d’une pochette ou d’une édition est souvent plus importante que son contenu. Le plus souvent, l’acquisition d’un disque fait suite à une ou plusieurs écoutes. Sans trop connaître la raison, quelque chose séduit : la mélodie, le rythme, l’interprétation… L’artiste possède ce petit plus indéfinissable qui déclenche en vous l’envie de mieux le connaître. Ce sera parfois un ami qui vous le fera découvrir et qui vous le recommandera, à moins… à moins que le matraquage du dernier tube qui passe à la radio ait sur vous quelques effets secondaires, comme celui de fredonner la mélodie en vous demandant ce qui vous arrive !


UNE SOIF DE DÉCOUVRIR POUR LE COLLECTIONNEUR ET UN BRIN DE CULTURE

A la question : « Une collection de disques est-elle toujours dominée par un style musical précis ? »

- Oui, c’est souvent le cas. Les amateurs de musique qui possèdent une discothèque équilibrée, faisant preuve d’éclectisme, sont rares. Un style prédomine presque toujours, qu’il soit classique, jazz, rock ou autre. Le contenu d’une discothèque reflète parfaitement les tendances musicales et la culture de chacun.

Aujourd’hui, il est très facile de se constituer une discothèque sur mesure. Sauf si vous souhaitez obtenir de précieux conseils, il n’est plus nécessaire de se rendre chez un disquaire comme autrefois. La généreuse discothèque Internet est là qui vous tend les bras (1). Mais attention ! Un danger guette : celui d’une culture superficielle, construite à la va-vite.

C’est une chose d’aimer un album et de connaître à la façon d’un fan tous les titres qui le composent, mais on y gagne intelligemment quand on est porté par une certaine curiosité. Qui sont les musiciens accompagnateurs ? Quelle était l’optique de l’artiste à l’époque de l’enregistrement  ? Quels étaient ses rapports avec le producteur ? Et la genèse de l’album a-t-elle été difficile ? Etc. En enrobant ce que vous aimez d’une histoire et de faits, vous construisez votre culture d’une façon beaucoup plus solide et moins évanescente. Vous créez des fils conducteurs qui vous conduisent à plus de réflexions personnelles.

Je ne peux que vous conseiller de lire des magazines ou des ouvrages de vulgarisation sur la musique. Il n’en manque pas ! Dans ce domaine, rien ne vous oblige de lire tout leur contenu. Même lu partiellement, vous en retirerez toujours quelque chose, comme vérifier une information sur une date, un nom ou pour connaître les détails d’une bio.

L’autre piste très utile sont les conférences. La FNAC, les maisons pour tous, les médiathèques et même les universités organisent des rencontres entre musicologues, musiciens et public. Ces conférences sont généralement instructives. Entendre l’opinion d’un musicien ou d’un musicologue n’a rien de banal. C’est une bonne façon d’évoluer et de conduire sa propre autocritique.

1 – Sur Internet vous trouverez d’innombrables critiques de disques et de comptes rendus sur les spectacles d’un artiste, ainsi que des propositions de playlists (eBay propose souvent des disques rares, des perles non réédités ou de vieux magazines).


INVESTIR DANS UNE DISCOTHÈQUE

Sachant que la quantité de disque qui paraît chaque semaine est astronomique, un choix s’impose. Il faut « apprendre » à mettre une croix sur les albums que l’on n’aime pas.

N’hésitez pas à noter les références d’un disque qui passe à la radio ou qu’un ami vous aura conseillé. Construisez progressivement votre liste. Rien ne presse.

Régulièrement, en fonction de vos acquisitions, vous dresserez un bilan et vous vous débarrassez des disques que vous n’écoutez plus. Revendez-les sur Internet ou chez un disquaire, et réinvestissez en achetant d’autres albums que vous aimez vraiment. Sachez que plus vous amasserez des disques, plus il vous sera difficile de prendre de sages décisions. Une bonne collection de disques ne rime pas avec quantité, mais avec qualité ; la qualité que vous êtes à même de ressentir et de percevoir par vos propres moyens et vos oreilles, bien entendu !

Par Elian Jougla (Cadence Info - 12/2015)

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