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GENESIS, LE GROUPE LÉGENDAIRE DU ROCK PROGRESSIF REPART POUR UNE NOUVELLE TOURNÉE

Genesis, le groupe de rock progressif conduit par Phil Collins, va se reformer pour une tournée au Royaume-Uni à la fin 2020 comme l’indique fièrement Collins, Tony Banks et Mike Rutherford sur leurs réseaux sociaux. « C'est super, c'est le bon moment, on a hâte d'y être », s'est félicité Mike, soulignant qu'ils sont « toujours bons amis ».


GENESIS ET LA TOURNÉE « THE LAST DOMINO ? »

Phil Collins au chant, Mike Rutherford à la guitare et Tony Banks au clavier, 69 ans chacun, se réunissent à l'occasion d’une tournée baptisée « The last domino ? », la première depuis 13 ans. Le trio ainsi constitué correspond à la deuxième période du groupe après le départ de Peter Gabriel en 1975. Sur scène, ils seront rejoint par le fils de Phil Collins, Nicholas, 18 ans, à la batterie (1) et l’excellent guitariste Daryl Stuermer, compagnon indéfectible de la carrière solo de Phil Collins, qui officiera également à la basse.


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Le groupe ainsi formé se produira à Newcastle, Liverpool et Londres en novembre, Leeds, Manchester, Birmingham et Glasgow en décembre, un package de 10 concerts qui, peut-être, se prolongera par la suite en France, ce qu’espère bien évidemment les nombreux fans de l’hexagone.

1 - Phil Collins souffrant depuis plusieurs années de graves problèmes vertébraux a lui-même annoncé son remplacement par son fils à la batterie pour le retour de Genesis : « Nick joue comme moi et il a la même attitude. Je suis une des ses influences » a-t-il précisé sur les antennes de la BBC2.


GENESIS, PETIT FLASHBACK…

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Phil Collins n’est pas l’un des membres fondateurs du groupe. C’est autour de Peter Gabriel, Tony Banks, Mike Rutherford et Anthony Phillips que le groupe a été fondé en 1966, à Godalming, dans le sud de l’Angleterre. Les quatre musiciens qui étaient alors étudiants, pratiquaient une musique d’influence psychédélique mais que l’on n’appelait pas encore du « rock progressif », une musique d'un autre temps, fortement éloignée des tendances actuelles. Cependant, au cours de sa longue carrière, Genesis a eu tellement de succès, surtout après l’intégration de Phil Collins en 1970, qu’il a dépassé le simple fait d’être un groupe expérimental de plus dans l'histoire de la 'Rock Music'.

Le troisième album studio de Genesis, Nursery Cryme, marquera le vrai départ du groupe. Les années 1970 à 1975 seront leur « premier âge d’or ». Cette réussite est due en grande partie au batteur mais surtout à l'auteur et compositeur Phil Collins qui a posé les bases du démarquage scénique de Genesis. Très théâtral, le groupe se produisait avec des costumes et maquillages exubérants pour mettre en scène les histoires signées de la main de Collins, dont la source est à rechercher auprès de la mythologie médiévale et d'auteurs comme George Orwell. Les albums Foxtrot, Selling England by the Pound et The Lamb Lies Down on Broadway jalonneront ces cinq années flamboyantes.


GENESIS : NO SON OF MINE

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Pourtant, malgré le succès rencontré et surtout à cause de ce qu’entraînent les shows taillés XXL, Peter Gabriel quitte finalement le navire en 1975, au terme de la tournée ‘The Lamb Lies Down on Broadway’ (en référence à l’album-concept éponyme paru un an auparavant).

Alors que Gabriel entame une carrière solo avec un premier album retentissant en 1977 (contenant l’énorme tube Solsbury Hill), les membres restant de Genesis décide de confier les parties chantées à Collins. Les albums A Trick of the Tail, Wind and Wuthering, And Then They Were Three (qui verra le départ du guitariste Steve Hackett) et Duke, seront le fruit d’une lente mais sûre évolution du groupe vers une musique plus accessible, commercialement parlant.

Constituant l’un des « groupes dinosaures » des années 70 avec Pink Floyd, Genesis va traverser la période punk anglaise sans en subir le moindre dommage. Bien au contraire, la popularité du groupe ne va cesser de croître. Son sommet, elle l’atteint dans les années 80, après que Phil Collins ait décroché la timbale dans sa carrière solo avec In the Air Tonight en 1981. Les albums parus dans cette décennie : Abacab, Genesis (contenant Mama et That’s All) et Invisible Touch deviendront des disques de platine jusqu’à We Can’t Dance en 1991.


GENESIS : I CAN'T DANCE

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Au cours des années 90, le groupe est confronté à l’arrivée de la techno et du hip hop, et se trouve ringardisé. La lassitude finit par s’installer dans les rangs de Genesis, seul Phil Collins fait de la résistance en installant durablement sa stature de superstar de la variété internationale.

Le batteur et chanteur diversifie ses activités. Il tente une aventure dans le cinéma, puis monte un big-band avant de mettre un terme à sa présence dans le groupe en 1992, laissant les autres membres livrés à eux-mêmes… Cinq ans plus tard, en 1997, Rutherford et Banks recrutent un remplaçant, Ray Wilson, le temps de réalisé un album qui, finalement, sera terne, sans relief ni tubes (Calling All Stations) lui-même suivi d’une tournée qui n’améliorera pas l’ordinaire. Les carrières solos de Mike Rutherford (Mike + The Mechanics) et de Tony Banks, malgré plusieurs tentatives, ne parviendront pas à rejoindre la popularité obtenue par Phil Collins.

En 2005, Collins, Rutherford et Banks décident de reformer Genesis pour une tournée mondiale, réinterprétant pour leurs fans tous leurs grands tubes. Un live sera enregistré sans donner de suite.

Le retour annoncé pour l’hiver 2020 sera-t-il aussi éphémère que le précédent ? Sous ses airs de baroud d’honneur, le retour de Genesis sur scène sera t-il en mesure de retrouver les fastes d'antan ? Pour les fans, assurément !

Par D. Lugert (Cadence Info - 03/2020)

Visiter le site officiel de Genesis


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