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CHANSON


LAURENT VOULZY : TCHAT SUR 'LA SEPTIEME VAGUE'

À l'occasion de la sortie de son album La Septième Vague, Laurent Voulzy a accepté un tchat avec des internautes. Voici la retranscription de sa discussion avec eux.


Laurent Voulzy : Bonjour à tous !

Ambre : Pourquoi ce titre La septième vague ?

Laurent Voulzy : J’avais envie de mettre le mot “vague” dans le nom de l’album. Un jour, je me suis rappelé d’une demande que m’avait faite une amie : lui ramener de l’eau de la septième vague, car je partais au bord de la mer. L’eau de la septième vague porte bonheur. Et depuis, j’ai retrouvé des histoires jolies dans le monde autour de la septième vague.

Fred : La septième vague prolonge la mythologie du beach boy, que l’on retrouve dans plusieurs de vos chansons. Etes-vous un beach boy ? Expliquez-nous…

Laurent Voulzy : Probablement oui, parce que je suis toujours à la recherche de la vague éternelle.


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Souchonson : Pourquoi avoir attendu aussi longtemps (plus de trente ans) avant d’enregistrer un duo avec votre alter-égal Souchon ?

Laurent Voulzy : Il y a une vingtaine d’années, Alain et moi avons écrit une chanson que nous devions chanter ensemble. Elle n’existe que sur une bande, une maquette, dans un tiroir chez moi… Depuis cette époque, nous n’avons fait que chanter ensemble dans la nature ou, quelquefois, à la télévision ou en concert. Nous avons chanté une chanson de Simon et Garfunkel l’hiver dernier pour une émission de radio de Georges Lang. Je me suis dit que c’était sympa de rechanter ensemble sur La septième vague.

Wilson : Quel est le secret de la longévité de votre association avec Alain Souchon ? Un manque complet d’egos ? Une saine et franche camaraderie ? L’impression de n’être rien sans l’autre ? Même Lennon et McCartney ont fini par se brouiller…

Laurent Voulzy : Nous sommes très différents l’un de l’autre et notre vision du monde est différente. Mais en même temps, des choses fondamentales nous rapprochent . Par exemple l’amour de la nature, des vieilles pierres, de la mer et l’envie d’écrire des chansons. Nous aimons discuter de tout et de rien, du monde, de l’amour, du mystère des filles. Enfin, vous voyez le programme !

Anne : Etes-vous le Henri Salvador de l’été 2006, chambre avec vue sur les îles, parce que vous aussi vous voulez du soleil… ?

Laurent Voulzy : Bon… (soupir).

Marie : Vous avez aussi chanté Le bungalow vide, c’est le côté déprimant de la plage ? Le connaissez-vous aussi ce côté-là ?

Laurent Voulzy : Je trouve jolie cette histoire du bungalow vide que je chante et que j’ai un peu vécue. Triste, évidemment, mais pas déprimante. J’ai connu une plage sur laquelle j’attendais que mon amour revienne. Eh bien j’aimais mieux être sur la plage que sur un boulevard…

Carlina : Quel serait l’endroit idéal pour écouter ce nouvel album ? Et pour le jouer en concert ?

Laurent Voulzy : Dans les bureaux de Télérama, ou au crépuscule devant la mer, avec des gens qu’on aime.

Orbison : Est-il vrai que vous avez enregistré quarante chansons avant de choisir la quinzaine publiée sur l’album ? Quels sont les critères qui ont guidé votre choix final ?

Laurent Voulzy : J’avais fait une sélection d’environ cent chansons qui pour moi étaient en accord avec la paix que l’on ressent quand la nuit va venir ou quand on part retrouver les gens qu’on aime, dans un endroit qu’on aime. Je voulais les essayer toutes. À chaque fois qu’on commençait à jouer un morceau, je l’adoptais. Alors à 18, j’ai arrêté. On ne peut mettre que 74 minutes sur un CD ! Mais attention au retour de la septième vague !

Gilles : Saviez-vous que votre album Bopper en larmes, sorti en 1983, avec la fabuleuse chanson Liebe était l’album préféré de mon chanteur préféré : Daniel Balavoine. Il le disait partout et était fier de vous, de vos chansons, de votre talent musical, de votre voix. Alors pourquoi ne pas avoir repris une de ses chansons sur cet album ?

Laurent Voulzy : J’ai bien connu Daniel Balavoine, que j’aimais beaucoup. J’ai appris qu’il adorait la chanson “Liebe”. Il m’avais même appelé pour me dire à la sortie de l’album Bopper en larmes qu’il l’écoutait sans arrêt. J’avais été très touché. J’ai enregistré il y a quelques années une chanson de Daniel pour une émission de télévision hommage.

Penny_lane : La septième vague est un merveilleux endroit pour les reprises. Mais n’avez-vous pas envisagé de faire un duo avec McCartney ? En auriez-vous l’envie ?

Laurent Voulzy : J’y ai pensé pour l’album, mais je n’ai pas pris contact avec lui. Mais j’adorerais le faire un jour.

Grenade : Faut-il interpréter le titre de votre très bel album Caché derrière ? Vous vous êtes caché derrière Souchon, caché aujourd’hui derrière des reprises, caché sur l’arrière de la pochette pour l’album Avril, et vous cachez votre vie privée, qu’on voudrait bien voir pourtant en photos dans Paris Match. Vous voulez être un homme caché ?

Laurent Voulzy : Tour à tour Alain et moi nous nous cachons l’un derrière l’autre. Oui, c’est moi, caché derrière ces reprises. Oui, c’est encore moi derrière la pochette d’Avril. Oui, je pense qu’il y a des choses sacrées dans la vie qu’il faut savoir cacher. Mais je ne serai pas caché dans le prochain Paris-Match… si cesse la grève de ce magazine. Mais vous ne verrez pas beaucoup ma salle de bain ! En ce qui concerne le titre de l’album Caché derrière, c’est pour dire que je soupçonne qu’il y a des choses invisibles derrière tout ce qu’on voit.

Nocuaf : Quel est le secret de ton élixir de jouvence ?

Laurent Voulzy : Mes parents, la musique et les rêves que j’ai encore. Mais peut-être que l’année prochaine je serai vieux… ou alors carrément plus jeune.

Riri un fan trahi : Un album de reprises, pourquoi pas ? Mais écris-tu un nouvel album ou il faudra encore attendre six ou sept ans ? Cet album me donne l’impression d’un Laurent Voulzy essouflé, sans inspiration qui se range dans le cliché des plages et de l’amour fleur bleue. Dis moi que je me trompe…

Laurent Voulzy : Oui, tu te trompes ! Je ne t’ai pas trahi. J’aime les plages, j’aime l’amour, j’aime la musique. Comme cette envie de faire cet album La septième vague, j’ai dans un tiroir caché d’autres projets et je verrai bientôt lequel je sors du tiroir.

2zoreilles : Ne vous dites-vous jamais quand vous écoutez votre travail : “Mon dieu que tout cela est mièvre !” ?

Laurent Voulzy : Non, vraiment non !

Sylvie la Chiousse : À quoi ça sert d’être artiste si c’est pour vivre dans une cage dorée ? Est-ce que c’est votre cas ? Si non, alors, écrivez des chansons engagées…

Laurent Voulzy : Est-ce qu’il faut, pour être engagé, chanter fort, lever le poing, et dire au premier degré “à bas la misère !” ?

Marie-laure B : A votre concert, vous soulignez votre soutien à “ATD Quart-Monde”. Quel est votre engagement, concrètement dans cette association, et qu’y trouvez-vous ? Les artistes se retrouvent actuellement plutôt autour des restos du coeur, pourquoi ATD ?

Laurent Voulzy : J’ai fait une rencontre il y a plus de vingt ans avec un homme qui m’a bouleversé : le père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement “ATD Quart-Monde”. Depuis, je suis un allié de ce mouvement et dès qu’on fait appel à moi, j’essaie d’être présent. Les rencontres que j’ai faites avec les volontaires de ce mouvement et les gens qui vivent dans la misère ont changé quelque chose en moi et m’apportent beaucoup. Je trouve très belle la philosophie d’ATD, qui est entre autres de lutter contre la misère par la culture et les rencontres de toutes les classes sociales.

Christophe.Rose : Dernièrement, tu as déclaré que tu étais noir. Ne penses-tu pas qu’il est dangereux de faire une différence entre les îles et la métropole ?

Laurent Voulzy : Je ne comprends pas bien la question. Ni mon affirmation.

Alain : J’ai le sentiment que vous avez un don pour les slows, les chansons sur lesquelles on emballe… La Septième vague est fait sur un rythme très sensuel, très câlin. Est-ce que c’est votre objectif d’aider les couples à se former ?

Laurent Voulzy : J’ai aussi, je crois, un don pour le jerk ! Même la rumba. En ce qui concerne les slows, j’étais terrorisé par les séries “lentes” dans les boîtes, car il fallait que j’ose proposer une danse à la fille qui me faisait rêver. Je n’osais pas, et donc elle partait danser avec un autre et même ils partaient ensemble… Depuis, je fais des slows.

À. : Avez-vous toujours des liens avec Kim Wilde ?

Laurent Voulzy : Oui, j’ai des nouvelles, mais il y a assez longtemps que nous nous sommes vus et parlé. Mais je vais très bientôt l’appeler.

Polo : Est-ce que Nolwen Leroy est la nouvelle Véronique Jeannot pour vous ?

Laurent Voulzy : Je ne comprends pas bien le sens de la question. Véronique et Nolwenn m’ont donné envie d’écrire des chansons pour elles.

Photoyou : Si vous deviez partir sur une île déserte et n’emporter que 3 CD, qu’est-ce que vous emporteriez ?

Laurent Voulzy : Pet Sounds, des Beach Boys, des chants polyphoniques du Moyen Àge, et peut-être un disque de musique brésilienne. Aujourd’hui, je dirais Astrud Gilberto.

C’était bien agréable et un peu étrange de communiquer avec vous par écran interposé, en direct. Je vous remercie d’avoir passé quelques instants avec moi. À bientôt, Laurent.

(Cadence Info - 06/2006)


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