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B.B. KING BIOGRAPHIE PORTRAIT DU ROI DE LA GUITARE BLUES

Disparu en 2015, B.B. King garde à jamais l’estime de ses pairs. Ce brillant guitariste de blues est définitivement entré dans l’histoire de la musique. Toujours accompagné de sa guitare “Lucille” (*), sa dernière apparition scénique du 26 juin 2010, au Crossroads Guitar Festival de Chicago, en compagnie d’Eric Clapton sonnera comme un adieu. L’année précédente B.B. King s’était produit en France lors du festival Blues Passions (à Cognac, il était “citoyen d’honneur” de la ville et une rue porte son nom). B.B. King affirmait alors qu’il est encore loin de la retraite, déclarant au journaliste Kevin Chappell de la revue afro-américaine Ebony, que “si seulement cinq personnes sur cent tirent quelque chose de ma musique, c’est que ça vaut quand même le déplacement”.


B.B. KING, UN GUITARISTE DE RÉFÉRENCE


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Blues Boy King, de son vrai nom Riley B. King est un pur guitariste et chanteur de blues dans le style “Chicago Blues”. Sa technique instrumentale épouse et conjugue à merveille simplicité et efficacité. Élu comme l’un des plus grands guitaristes de blues auprès du mensuel Rolling Stones en 2003, même après bien des années, son style est toujours resté intact.

Ce guitariste a exercé son influence sur de nombreuses générations de musiciens issus du blues, mais également du rock (Keith Richards, Eric Clapton, Mike Bloomfield…) où ses inflexions bluesy ont souvent été imitées. Il a apporté au blues ses lettres de noblesses, dans ce qu’il a d’essentiel.

© Heinrich Klaffs - B.B. King (Live Hambourg - Novembre 1971)


LES DÉBUTS DE B.B. KINK

Riley B. King gravite dès le plus jeune âge dans la musique, chantant le gospel dans l’église de son quartier et écoutant les disques que lui prête sa tante. C’est ainsi qu’il découvre les guitaristes de blues Blind Lemon Jefferson et Lonnie Johnson. “Blind Lemon et Lonnie sont ceux qui m’ont le plus touché car leurs voix étaient si distinctes, si naturelles et incroyables qu’elles me parlaient… Ils ont pénétré mon âme à jamais.” (cf. Blues All Around Me).

Pour B.B. King, le chemin est tout tracé, ce sera celui du blues.

À l’âge de 15 ans, il achète sa première guitare et cinq ans plus tard il joue en compagnie de son cousin Bukka White, également guitariste. C’est à son contact qu’il développe un jeu de guitare très personnel, essentiellement basé sur le vibrato (technique qui sera reprise ensuite par de nombreux autres guitaristes).

Dans les années 30/40, jouer du blues, c’est se produire aux coins des rues ou dans des clubs ou des tripots mal fréquentés. Pour le musicien noir, ce n’est pas la fortune qui lui tend ses bras, mais plutôt la quête des jours meilleurs.

Le hasard amène le jeune Riley King à se produire dans une émission de radio locale de Memphis où il se fait remarquer. De son passé de disk jockey, il en tirera son surnom de “Beale Street Blues Boy” ou “Bee Bee” (les initiales “B.B.” aujourd’hui célèbres).


QUAND TOUT COMMENCE EN 1947…

Il signe un contrat qui se révèle éphémère avec une maison de disques défaillante, Bullet Records Company, avant d’être découvert par le musicien et recruteur de jeunes talents Ike Turner, qui l’oriente vers la maison de disques de Los Angeles Kent/Modern/RPM. Il y enregistre alors ses premières chansons, produites par Sam Phillips (*), le futur créateur de Sun Records.

Si les années 50 voient fleurir le début des “rythmes sauvages”, elles marquent également l’avènement du rhythm and blues. B.B. King, d’abord réticent au mélange des genres, finit par succomber aux charmes de la guitare électrique et signe quelques succès durant cette période : You Know I Love You, Please Love Me, When My Heart Beats like a Hammer, Whole Lotta Loving, You Upset Me Baby, Every Day I Have the Blues, Sneakin’ Around, Ten Long Years, Bad Luck, Sweet Little Angel, Please Accept My Love…(la chanson intitulé Three O’Clock Blues montera au sommet du palmarès des ventes de R&B).

(*) Sam Phillips, étoile montante de l’industrie du disque et entrepreneur visionnaire qui avait ouvert un studio d’enregistrement à Memphis vers la fin des années 1940 aimait tout aussi bien le blues, le gospel que le country. C’est lui qui a contribué à fusionner ces différents genres en un format qu’on devait baptiser plus tard le rock and roll.


B.B. KING : THE THRILL IS GONE

B.B. KING EN ROUTE VERS LA GLOIRE

B.B. King quitte Modern Records en 1962, et signe rapidement un contrat avec ABC (aujourd’hui MCA) Records, tout en poursuivant un programme de tournées à une cadence infernale : environ 300 spectacles par an. Les concerts s’enchaînent, mais les scènes prestigieuses sont pratiquement absentes. B.B. King se contente de petites scènes qui, si elles forgent le métier, ne permettent pas d’asseoir une carrière de renom (témoin de cette période faste, son album live Live at the Regal (1964 - Regal Theater de Chicago - Illinois) est certainement le plus connu.

Il faut attendre 1968, pour que B.B. King fasse irruption sur les grandes scènes. Son nouvel imprésario Sidney Seidenberg lui offre la possibilité de se produire dans de hauts lieux de la musique rock comme le Fillmore Auditorium de San Francisco ou dans des émissions de télévision prestigieuses comme le Tonight Show et l’Ed Sullivan Show. Ainsi exposé au grand public, B.B. King connaît alors une ascension fulgurante, notamment grâce à son tube “The Thrill is Gone” (1969).

À cette époque, la tournée qu’il entreprend en première partie des Rolling Stones lui apporte une certaine aura dans le milieu rock. Les guitaristes Keith Richards des Rolling Stones et Eric Clapton citent B.B. King comme étant un exemple, une source d’inspiration. Pour le “king du blues” c’est une façon de continuer à dominer le genre.

Les stars du rock d’alors n’hésitent pas à faire appel à ses services. C’est ainsi qu’en 1988, il interprète un duo en compagnie de Bono, le chanteur du groupe de rock irlandais U2, une chanson intitulée When Love Comes to Town et qu’en 2000, il enregistre avec Eric Clapton un album intitulé Riding With the King.

Lauréat de quatorze prix musicaux Grammy, B.B. King est admis au ‘Panthéon du blues’ en 1984 et à celui du ‘rock and roll’ en 1987. Le “roi du blues” est définitivement couronné en 1995 lorsque le président Bill Clinton le récompense pour sa longue carrière lors d’une cérémonie tenue au Centre Kennedy des arts de la scène.

Par Elian Jougla (Cadence Info - 11/2015)


(*) L’histoire de Lucille : légende ou bien réalité, le doux nom donné à sa guitare Gibson trouverait son origine dans le prénom d’une fille appelée Lucille. Celle-ci aurait été l’enjeu d’une rivalité qui provoqua une bagarre à l’intérieur du bar où se produisait B.B. King. Lors de l’échange des coups de poing, le poêle qui chauffait la pièce fut renversé, ce qui provoqua rapidement un incendie. Dans la panique générale, le jeune B.B. King oublia sa guitare à l’intérieur de l’établissement et fut obligé de retourner la chercher malgré les flammes. Il décida alors d’appeler sa guitare Lucille en souvenir de ces événements qui l’obligèrent à risquer sa vie.

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