BLUES, SOUL, REGGAE, RAP, WORLD MUSIC...


BOOBA : QUESTIONS ESSENTIELLES AU RAPPEUR

La fée du rap Booba n’a qu’un lointain rapport avec Winnie l’ourson, le personnage aventurier créé par Alan Alexander Milne. Le célèbre rappeur français, l’un des rares à aligner les disques d’or et de surcroît le plus américain des artistes français a pris racine à Miami depuis plusieurs années…


LES FACETTES DE BOOBA

Né en 1976 dans une cité de Boulogne-Billancourt en région parisienne d’un père sénégalais et d’une mère franco-marocaine, Booba, de son vrai nom Élie Yaffa, monte le groupe Lunatic à la fin des années 80 avec un de ses potes Ali (Yassine Sekkoumi). En 1996, ils sortent le tube qui va asseoir leur « street credibility », ‘Le crime paie’. Mais alors que Booba s’impose comme l’un des piliers du rap français, la réalité vient le rattraper quand il écope de 18 mois de prison pour avoir braqué un chauffeur de taxi... Alors Booba, ta période hors-la-loi, elle est derrière toi ? La prison, ça change un homme, non ?


Ad Block

Un bloqueur publicitaire bloque le déroulement de cette page. Pour ne plus subir cette restriction, veuillez désactiver votre bloqueur publicitaire pour l'ensemble du site "www.cadenceinfo.com". Merci.

Procédure pour autoriser "cadenceinfo.com"


Booba : « Non, ça ne m’a pas changé. Cela m’a confirmé que, comme j’ai lu sur le mur d’un mitard : ‘Plus je connais les hommes, plus j’aime mon chien’, je me suis senti comme une merde quand la porte s’est refermé sur moi. Ça ne m’a pas changé dans le sens où la prochaine fois, il faut que je sois plus malin… L’État c’est l’ennemi et moi je suis de l’autre côté. »

© Arnaud Scherer - Booba (Rockhal - Luxembourg 2014)

En 2001, Booba est le seul artiste de rap a pouvoir remplir Bercy. En plus de cette performance, il faut ajouter également qu’il est l’artiste le plus téléchargé de l’Hexagone. Un gars costaud, au propre comme au figuré, qui avoue que quand il se regarde dans un miroir, il n’y voit que ses « tablettes de chocolat » !

Booba : « J’ai toujours fait du sport, et si ça plait à une partie de mon public, si ça plait aux filles comme aux garçons et si ça pousse certains à faire du sport aussi, cela peut être un truc positif… en même temps, je ne suis pas toujours à poil. » (cf. : 'Saddam Haut De Seine')

Devenu une star en France, Booba roule en solo depuis 2002 et monte son propre label ‘Tallac Records’, du nom des montagnes où vit l’idole de son enfance, « L’ourson Booba » ; un parcours en indépendant qui lui a offert sur un plateau cinq albums vendus à plus d’un millions d’exemplaires. Un record. Et comme nombre de rappeurs américains, Booba ne cache pas ses goûts de luxe…

Booba : « J’adore les bijoux. J’aime les bijoux comme Catherine Deneuve aime les bijoux quand elle va au Festival de Cannes. »

BOOBA : FRIDAY (2017)

VOIR LA VIDÉO

Après les émeutes de 2005, le groupe Lunatic sera dans la ligne de mire de l’Assemblée Nationale : 153 députés et 49 sénateurs avaient alors demandé des poursuites contre le groupe, les accusant de racisme anti-blanc.

Booba : « On m’a toujours traité de sale Noir, mais jamais traité de sale Blanc, traité de sale Métis, donc je suis Noir. C’est les gens qui ont choisi en fait. » : Y a ceux qui sucent des bites négro et ya nous / Mon rap n'est pas trop dur c'est toi qui es mou / La meilleure cocaïne vient de chez nous / Rappelle-toi l'époque où je cassais des porcs / Quand je traînais au bloc, quand je faisais des lov' / Chaque fois que j'allais en boîte je me mangeais des stops / Je peux pas baisser mon froc, je vais faire tomber mon glock - 'B2oba')

Booba serait à l’origine du « metagore », un besoin de légitimité littéraire traversé de part en part par un savant mélange de « gore » et de métaphore », ceci pour faire court. En 2003, dans la prestigieuse ‘Nouvelle Revue Française’, chez Gallimard, l’écrivain Thomas A. Ravier ira jusqu’à faire de Booba l’héritier de Céline et de Jean Genet.

Booba : «  Au début, j’en ai rien penser du tout parce que la NRF je ne connaissais pas. Céline, je ne l’ai jamais lu. Ensuite, on m’a offert le bouquin. J’ai lu l’article de Thomas Ravier, et là où cela m’a intéressé, là où cela m’a parlé et flatté, c’est que c’est quelqu’un qui n’est pas du même milieu que moi et qu’il a réussi à comprendre mon univers et à l’interpréter malgré mon langage, mon verlan, mes expressions qui ne sont pas forcément du « bon français », du français littéraire… Finalement, dans mon bordel, dans mon désordre, mes insultes, c’était finalement pas si mal écrit que ça pour que quelqu’un comme lui puisse l’interpréter… mais je n’ai toujours pas lu Céline. (rires) »

Cadence Info (04/2020)

À CONSULTER

BOOBA PUCHLINES


RETOUR SOMMAIRE
Facebook   Twitter   YouTube

sites partenaire : pianoweb.fr - musicmot.com