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JAZZ ET INLUENCES


DJANGO REINHARDT, BIOGRAPHIE PORTRAIT DU GUITARISTE DE JAZZ GITAN

Par son approche musicale innovante, Django Reinhardt aura été dans l’histoire du jazz français un musicien hors-norme. Guitariste inspiré, il donnait le meilleur de lui-même lors d’improvisations soutenues, prenant à témoin son sens inné de la mélodie. Chez Django, tout flirtait avec l’exceptionnel. Il avait la virtuosité, la sensibilité et il avait l’imagination !


DJANGO, L’AUTODIDACTE

Technicien virtuose de la guitare, Django Reinhardt utilisait l’instrument avec un doigté tout à fait personnel en raison d’une infirmité qui le priva de deux doigts à sa main gauche lors de l’incendie de sa roulotte, en 1928. Comme son vieil ami, le violoniste Stéphane Grappelli, il ne savait ni lire ni écrire la musique. Son talent et sa verve communicative rendaient aux musiciens autodidactes de tout poil un bien bel hommage, même si cette ignorance le forçait à demander de temps en temps les services d’un copieur (1) pour transcrire les notes qu’il jouait sur son instrument.

(1) Après la guerre, ce sera le clarinettiste du Hot Club de France, Gérard Lévêque, qui s’occupera de transcrire les compositions de Django Reinhardt.

Pour Django, cette incapacité à traduire ses musiques sur du papier n’a jamais révélé une insuffisance créatrice. Loin de là ! Vis-à-vis de ces moments de bonheur qu’il nous a livrés à travers de trop rares documents sonores, pour ces nombreuses mélodies inoubliables qu’il nous a laissés, l’histoire du jazz, une fois de plus, nous interpelle et conseille aux « bonnes âmes pensantes » que la puissance d’un discours musical n’est pas toujours inféodée à un savoir, à une érudition appliquée dans les règles de l’art.


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Le jeu de Django avait bien sûr trouvé sa voie, son inspiration auprès d’autres musiciens. Le guitariste Eddie Lang est le premier d’entre eux. Il jouait au sein de l’orchestre de Bix Beiderbecke ; une formation qui était rapidement devenu une référence pour de nombreux amateurs de jazz d’avant-guerre. Louis Armstrong et Benny Carter ont également contribué à forger son style suprêmement original, par transparence, entre deux mondes que tout oppose, celui des musiciens gitans et celui des jazzmen noirs. Les nombreux guitaristes de jazz qui se sont révélés après lui ont retenu la leçon du musicien autodidacte : un swing authentique, naturel et sans complaisance.


L’INVENTEUR DU JAZZ MANOUCHE

Les notes sont pour lui comme un langage universel qu’il tente de conduire et d’élever avec sa technique instrumentale si particulière. Les doigts de Django se posent nonchalamment sur le manche de l’instrument pour l’arpenter au son d’une musique jazz qui l’attire. « Le jazz représente la perfection de la forme et la précision instrumentale que j’admire dans la musique classique et qui manque dans la musique populaire en général. » dira Django.

Dès l’enfance, Django Reinhardt démontre un grand sens de l’observation en reproduisant partiellement ou totalement le jeu des musiciens qu'il connaît et les musiques qu’il entend. Il développe ainsi une approche autodidacte qu’il va renforcer et conduire intelligemment au fil des rencontres et des expériences. Dès l’âge de 13 ans, il prend sa guitare/banjo pour jouer dans les bals. Auprès de l’accordéoniste Vetese Guerino, il marque de sa rythmique les pas des danseurs. Haut comme trois pommes, l’enfant est déjà respecté par ses aînés qui n’hésite pas à l’amener en tournée.

A 18 ans, quand le bal musette est en plein essor, il enregistre son premier disque avec l’accordéoniste Jean Vaissade. Entre valse et java, les bals de la capitale attirent le jeune manouche comme un aimant. A cette époque, Django perfectionne si bien sa technique qu’on se le dispute (le chef d’orchestre anglais, Jack Hylton lui fera un pont d’or pour qu’il incorpore son orchestre).

Devant Django se profile une gloire internationale, mais un soir, alors qu’il rentre chez lui pour annoncer quelques bonnes nouvelles à sa femme Bella, alors enceinte, un incendie violent et très rapide se déclare dans la roulotte. Tandis que Bella sort en courant pour chercher de l’aide, Django reste prisonnier des flammes… Grièvement brûlé, il sera conduit à l’hôpital.

Son rêve de gloire semble à présent si loin, avec cette main en lambeau, cette main gauche prometteuse qui mettra des mois à cicatriser. De ses 18 mois semés de souffrance et d’espoir, trois doigts resteront valides. Pourtant, le musicien manouche ne renonce pas, et c’est sur une guitare apportée par son frère Joseph, que Django renoue avec la musique.

Ses trois doigts remettent en cause toute une technique, tout un acquis qu’il faut à présent concevoir autrement… Les yeux fermés, qui pourrait croire en écoutant ses disques que ses improvisations sont conduites avec seulement deux doigts sur les cordes. Le pouce, en appui derrière le manche, vient en aide au moment où le guitariste joue des accords. Django Reinhardt trouve la parade et, une fois de plus, installe son génie sans faillir.

Au début des années 30, le Sud l’appelle et il s’installe à Toulon où l’attend un nouveau destin…

Grâce à un ami peintre Emile Savitry, il découvre les musiques de Louis Armstrong, Duke Ellington et de quelques autres « pointures » du jazz américain. Django est comme hypnotisé par cette musique. C’est là qu’il comprend que le jazz est bien plus qu’une musique, que le jazz incarne le mouvement, le risque et le goût de la liberté. Le guitariste sait à présent qu’il doit quitter la musique populaire des bals pour aborder ce jazz qui le fait tant rêver.

Pour ce faire un nom, une réputation, c’est à Paris qu’il faut être, avec ses clubs et ses cabarets. Là, un jeune violoniste fait ses débuts. Il s’appelle Stéphane Grappelli. Les deux musiciens se connaissent déjà, mais sans s’être rencontrés ; leur renommée les ayant précédés. La sonorité du violon de Grappelli inspire Django. Ce dernier tente alors d’imaginer un mariage sonore entre les deux instruments. En ce sens, Django développe cette parfaite intuition propre au jazzman qui, à travers de nouvelles expériences, se lance des défis pour stimuler son imaginaire.


LE QUINTETTE DU HOT CLUB

Au début des années 30, le swing déferle sur la capitale. Le tout jeune Hot club de France, animé par Hugues Panassié, Pierre Nourry et Charles Delaunay en collaboration avec le magazine naissant 'Jazz Hot', organise des concerts avec les artistes américains de passage à Paris. Les prestations des orchestres de Duke Ellington, Bill Coleman et Louis Armstrong, ont de quoi stimuler l’imaginaire du guitariste manouche.

Django a du mal à se retenir. Il doit faire preuve de patience. A présent, la richesse de ses ornementations sonne vraiment jazz. Le chanteur de charme Jean Sablon qui n’y est pas insensible l’engage pour une tournée. Pour Django Reinhardt, être sur scène avec Jean Sablon est de tout repos. C'est l'occasion de découvrir Londres et les voyages à l’étranger. Dans sa chambre d'hôtel, à l’écart, en toute discrétion, loin des chansons qui ne swinguent pas, Django continue de perfectionner son style, de répéter la musique de ses rêves.

En 1934, le contrebassiste Louis Volla déjà complice de Django du temps de « La boîte à Matelot » complète son orchestre avec le guitariste et le violoniste Stéphane Grappelli. Le répertoire est encore baigné par les valses et les tangos à la mode. C’est lors des pauses que Django et Stéphane improvisent sur des thèmes de jazz. Le duo, sans être encore vraiment au point, laisse transparaître une certaine originalité. Aussitôt rejoint par Louis Volla et le guitariste Roger Chaput, le jazz à cordes prend forme ; une musique résonnait sans qu’une batterie ou un saxophone ne viennent troubler la vibration émise par les quatre instruments à cordes.

Se sentant un peu seul derrière sa guitare lors des solos, Django décide de renforcer l’orchestre avec son frère guitariste Joseph, alias « Nin-nin », pour le soutenir. Le "quintette à corde du Hot Club de France" était né. Dès lors, une symbiose parfaite se noue entre les musiciens. Django s’amuse dans une rare complicité et invente quelques harmonies audacieuses, si audacieuses pour l’époque qu’aucune maison de disques n’accepte de les enregistrer… sauf un certain Henri Caldero. Cet amateur de jazz inespéré, dépositaire de la marque de disques « Ultraphone », tombe sous le charme de leur musique et accepte de les enregistrer. Les titres Dinah et Lady Be Good sont gravés, et Django, l’enfant des rues, se met à rêver en s’entendant jouer pour la première fois...

Quand le célèbre "quintette à corde du Hot Club de France" prend son envol au milieu des années 30, c’est le premier orchestre qualifié « sans tambour, ni trompette » ; un orchestre atypique qui étonne le public par l’étonnant swing qu’il produit. L’innovation de cette formation aura été de mettre la guitare au centre du discours musical. Django en s’entourant de deux autres guitaristes cherchait à simuler le rythme que produisait les batteurs de l’époque. De son côté, lors des improvisations, il chercha dans un premier temps à imiter le phrasé typique des saxophonistes et des trompettistes, repoussant alors la technique classique des guitaristes issus de l’école swing.

« Django avait un style inimitable qu’on a depuis beaucoup imité depuis, mais avec peu de réussite. » racontera André Hodeir. Le guitariste invente sur l’instrument un style « hot » que d’autres cherchent à reproduire sans y parvenir. Pour les cinq musiciens, les fins de concert se terminaient souvent en jam-session avec de prestigieux musiciens américains de passage à Paris : Duke Ellington, Coleman Hawkins et bien d’autres étaient enthousiasmés à l’idée de jouer avec Django. Armstrong dira de lui : « Ce gars est un sacré musicien ! »

Les séances d’enregistrement sont nombreuses et permettent de renflouer la perte d’argent occasionnée par un Django flambeur. Certes, le guitariste gagne bien sa vie, mais l’homme aime jouer au grand seigneur avec sa famille et ses amis.

Lors de la tournée en Angleterre, le quintette rencontre un vif succès. La compagnie Decca leur signe un contrat d’un an, et l'orchestre joue à plusieurs reprises dans les plus belles salles de Londres. En écho, la BBC ira jusqu’à leur consacrer des émissions spéciales.


DJANGO REINHARDT, ANNEES 40

Quand la guerre éclate en 40, alors que Stéphane Grappelli reste en Angleterre, Django cherche à Paris un musicien pour le remplacer. A cette époque, de nombreux instrumentistes tentent de percer en s’inspirant du jazz manouche. Un soir, Django remarque le jeu inspiré du clarinettiste Hubert Rostaing... Django s’incline avec regret, mais le son du quintette doit abandonner pour un temps la sonorité exclusive des instruments à cordes. Rostaing remplace Grappelli, tandis qu’un batteur vient se substituer à l’un des deux guitaristes accompagnateurs.

C’est durant l’occupation que le guitariste écrira ses titres les plus célèbres. Grâce à la composition Nuages, en 1940, le nouveau quintette affiche son style. Malgré les restrictions et les interdits, Nuages devient vite un succès international. Sa mélodie populaire, facile à retenir, est un excellent remède en ces temps difficiles. Pour le public, le musicien de jazz Django Reinhardt redevient un musicien de variété.

Pour l'occupant, la musique venue des Etats-Unis symbolise une forme de résistance. Pour parer à toute éventualité, les musiciens dissimulent derrière des titres bien français les "américan songs" misent au programme. Les titres sont évocateurs : Saint Louis Blues devient Le blues de Saint-Louis (en référence à l’île Saint-Louis de Paris) et Sweet Georgia Brown se déguise en Douce Georgette.

En 1943, alors âge de 33 ans, Django Reinhardt épouse sa seconde femme, Sophie Ziegler. Babick, qui naîtra de cette union, suivra les traces de son père en devenant à son tour un brillant guitariste. Le guitariste manouche baigne dans le bonheur, dans une insouciance renforcée par les concerts qui se succèdent et qui font salle comble. L'occupation est une période sombre, mais aussi une période trouble faite de collaborations plus ou moins avouables. Face à des Allemands qui le sollicitent à maintes reprises avec un discours appuyé par de solides arguments financiers, le guitariste devra se justifier et défendre son intégrité après la libération. Django ne jouera jamais devant un public allemand et se sentira obligé de partir en Savoie pour échapper à la pression des autorités.

A la libération, toute la France danse au son de l’accordéon. Le guitariste se replie sur lui-même et joue essentiellement pour les troupes américaines qui le surnomme « L’éclair aux trois doigts ». Des titres comme Djangologie, Nuages, Manoir de mes rêves sont pour les GI des airs qu’ils finissent par connaître aussi bien qu’un Moonlight Serenade ou un In the Mood de Glenn Miller. Django Reinhardt en profite pour « se frotter » aux big bands de l’armée américaine.

Cette attitude lui ouvre des horizons, car l’avenir se trouve peut-être de l’autre côté de l’Atlantique. Mais Django, qui n’a pas oublié son ami Grappelli, retourne à Londres. De ces retrouvailles naîtra une version inattendue de La Marseillaise. En ces temps de liberté retrouvée, le swing de l'hymne national écorche peu l’esprit critique du public.

De retour en France, Django Reinhardt continue de moderniser son style, ses enchaînements harmoniques, construisant de nouveaux phrasés tout en se démarquant des maîtres américains de l’époque. Le guitariste savait renouveler ses idées d’un soir à l’autre ; une performance rarement atteinte, ou atteinte seulement par quelques improvisateurs de génie. Django ne semait pas de cailloux pour que les musiciens puisse suivre. Pour eux, c’était une découverte permanente, soir après soir. Les notes étaient comme des dés qu’on lançe pour jouer, pour oser.

En octobre 1946, Django débarque à New York, prêt à conquérir le nouveau monde en compagnie de l’orchestre de Duke Ellington. Cleveland, Kansas City, Chicago, Boston, Detroit et bien d’autres villes sont au programme, mais Django est amer, car il a la nette impression qu’il n’est pas à sa place et qu’il est plus une attraction pour le public qu’un véritable jazzman à l’image du Duke. La critique n’est pas tendre avec lui, depuis le jour où il n’a pas honoré son contrat au Carnegie Hall. Résigné, et après quelques concerts dans de petits clubs, Django décide de revenir en France.


LA PERIODE PEINTURE ET LE BE-BOP

Lors de son séjour aux Etats-Unis, dans les quelques moments de liberté qu’il s’accorde, Django découvre la peinture qui devient en peu de temps son nouveau terrain de jeu expérimental. A Paris, il expose ses premiers tableaux, et la critique vient contempler la peinture du célèbre guitariste de jazz avec une attention empreinte de curiosité. Les bons mots fusent, célébrant le mariage réussi de la musique et de la peinture. Par humour, Django répondra : « Je peins en écoutant la musique dans le ton de fa dièse mineur parce que c’est plus mystérieux. » Ses toiles sont essentiellement des paysages qui lui rappelle la nostalgie du temps passé, quand il vivait à la campagne avec sa famille.

A la fin des années 40, le jazz de Montmartre a déménagé pour Saint-Germain-des-Près. Un nouveau style est à la mode, le bebop, une musique au langage révolutionnaire venue des Etats-Unis. Face à ces nouvelles harmonies, à cette virtuosité incendiaire, le style de Django semble d’un autre temps. Le style swing est en train de vivre ses dernières heures de gloire. Pour Django, il est encore temps de quitter la scène avec les applaudissements, surtout quand le guitariste se produit avec Stéphane Grappelli et le quintette historique dans les capitales européennes.

Comme si le be-bop avait été la musique de trop, Django n’arrive plus à s’enivrer musicalement, à se renouveler. Il ressent le besoin de prendre du recul et part rejoindre ses frères gitans dans un camp situé tout près de la capitale. Là, il retrouve d’autres sensations, celles qu’il a toujours connues et qui ne l’ont finalement jamais quitté. Mais cette vie de nomade qui lui procure tant de plaisir en retrouvant les joies d’être un père attentif ne peut durer éternellement.

Pour des raisons essentiellement lucratives, Django est obligé de reprendre sa guitare et de renouer avec la scène. Pour ce retour « sans fanfare », le musicien troque sa vieille guitare pour un modèle électrique et s’entoure de jeunes musiciens...

Au début des années 50, le quartier Latin s’anime au son des rythmes jazz. Au creux de la nuit, dans les profondeurs de quelques caves tabous, on continue de danser. La jeunesse parisienne accueille Boris Vian, tandis que Django flirte avec le be-bop. Ce nouveau challenge n’est pas pour lui déplaire, d’autant plus que la jeune garde du jazz ne voit qu’à travers elle. Comme du temps du Duke et de Satchmo, l’occasion de rencontrer l’élite se présente à lui. Gillespie ne déclinera pas l'invitation et sera même très heureux de partager un court moment les notes d’un Django toujours lucide et inventif.


LES DERNIERS JOURS

Le guitariste s’installe dans une vie moins nomade en vivant dans une maison située non loin de la capitale. Les temps de libre sont consacrés à la peinture, à la pêche et au billard. Django est alors au sommet de son art. Le pianiste Martial Solal, pianiste avant-gardiste, l’accompagne pour une séance de studio qui va faire date. Le 8 mai 1953, Martial Solal, dont la réputation n’est plus à faire, est à cette époque un jeune pianiste pétri de tract. C'est le moment tant attendu ; celui de deux univers qui s’affrontent : celui du père expérimenté et du fils prodigue. Ce sera le dernier témoignage sonore du guitariste.

A la suite de cet enregistrement, les mauvais jours vont venir. Django revient d’une tournée en Suisse et se plaint de douleurs violentes à la tête. Dans son havre de paix des bords de Seine, dans un petit restaurant où il a ses habitudes, il commande un verre et s’effondre, terrassé par une congestion cérébrale à 43 ans. Le lendemain, sa famille, quelques amis musiciens et la communauté gitane seront là pour saluer l’artiste. Une simple dépêche suffira à émouvoir le monde du jazz et tous ses fans. La musique venait de perdre un des meilleurs guitaristes de son temps et un animateur d’orchestre irremplaçable.

De cet imbécile événement ne survivra que sa guitare qui repose à présent au Musée de la musique, entre le violon de Paganini et le piano de Chopin. Django est parti en laissant derrière lui des notes chargées d’histoires, mais aussi des notes qui avaient suffisamment de poids pour qu'enfin son instrument fétiche s'impose au premier plan auprès des musiciens, mais aussi auprès du public.

Par Elian Jougla - 01/2014

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