ROCK, POP...


LES GROUPES OUBLIES
DE L'HISTOIRE DE LA "ROCK-MUSIC"


SAVAGE ROSE - SEATRAIN - SEEDS - SHA NA NA - SHANGRI-LAS - THE SHARKS - SOUTHER-HILLMAN-FURAY BAND - THE SPOTNICKS - STONE THE CROWS - STUD - SWEET SMOKE



SAVAGE ROSE

Originaires du Danemark, Anisette (chant), Alex Riel (batterie), Thomas Koppel (piano, harmonica, chant), Anders Koppel (orgue, accordéon, chant), Jens Rugsted (basse, guitare, chant) et Nils Tuxen (guitares) n’obtinrent jamais une consécration pourtant amplement méritée. Relativement connu en Europe en 1969, Savage Rose était dominé par sa chanteuse, petite brune nerveuse à la voix sensuelle. C’est à elle et à la combinaison guitare-piano que l’on doit le climat de tension et d’évocation oppressant de leur seul hit : Long Before I Was Born. Leurs autres réussites artistiques, avant leur oubli en 1972 : My Family Was Gay et Your Daily Gift.

SEATRAIN

Resurgi des cendres du légendaire Blues Project, Seatrain s’est formé en 1968 en Californie autour de Roy Blumenfeld (batterie), Andy Kulberg (basse, flûte), John Gregory (chant, guitare), Don Kretmar (basse, cuivres), Jim Roberts (chant) et surtout du violoniste Richard Greene (ex-musicien de Bill Monroe, du Jim Kweskin Jug Band et compositeur de la musique du film Riverrun). L’orientation musicale de Seatrain « jazz-blues-rock » lui vaut aussitôt une audience nationale, mais les incessants changements de personnel nuisent à l’unité du groupe.

Fin 1969 le vieil ami de Greene, Peter Rowan (chant, guitare) remplace J. Gregory, et en 1970 le groupe semble se stabiliser avec Kulberg, Greene, Rowan, Lloyd Baskin (claviers, chant), ainsi que Jim Roberts et Larry Atamuniak le Canadien. Après deux albums unanimement acclamés, Seatrain se réorganise en 1972 avec Kulberg, Baskin, Peter Walsh (guitare), Bill Elliott (claviers, basse, accordéon) et Julio Coronado (batterie). La nouvelle formation changera de compagnie et publiera un dernier album début 1973 (Watch) avant de se séparer peu après.

THE SEEDS

Durant la période « flower » aux USA les Seeds furent l’un des rares groupes de rock originaires de Los Angeles à émerger. Menés par le compositeur Sky Saxon (chant), Ian Savage (guitare), Daryl Hooper (claviers) et Rick Andridge (batterie), les Seeds réalisèrent cinq albums (devenus depuis des pièces de collection) et connurent une série de hits en 1966 et 1967 : Pushin’ Too Hard, Mr Farmer, Can’t Seen To Make You Mine et Thousand Shadows.

SHA NA NA

Originaire de New York (Université de Columbia) et révélé par le festival de Woodstock en 1969, Sha Na Na se compose d’une dizaine de musiciens dont cinq danseurs, interprétant exclusivement du rock and roll. Groupe essentiellement visuel, ses membres apparaissaient vêtus, maquillés et coiffés à la mode des artistes de rock des années 50, reprenant tous les clichés musicaux et les postures scéniques de l’époque.

Malgré plusieurs albums et trois tournées européennes, l’humour et les parties vocales de Sha Na Na n’ont pas réussi à convaincre le public européen qui a « boudé » les prestations scéniques originales de Scott Powell, Fred Green, Johnny Contardo, Rich Joffe et Don York. Leur dernière prestation originale sera pour le film Grease (1978) où ils feront une courte apparition.

SHANGRI-LAS

L’un des premiers groupes vocaux féminins ; nées et élevées à New York, les sœurs Margy et Mary Ann Ganser, Betty et Mary Weiss chantaient ensemble dès l’age de 16 ans, en 1964. Leur premier simple, Remember (Walking In The Sand) qui apparaît au sommet des charts aux USA, est également un énorme succès en Europe en 1964.

Leur image de « filles sages chantant pour teenagers » fut démythifiée par des textes de chansons particulièrement équivoques et réalistes qui feront la joie des sociologues de la Rock-Music. Leur Leader Of The Pack sur les bandes de motards, dans lesquelles garçons et filles ne se tiennent pas seulement les mains, fut un énorme hit en 1964/1965 et en 1976, lors de sa réédition en Europe.

Suivirent entre autre Maybe, Give Him A Great Big Kiss, Out In The Streets, I Can Never Gho Home Anymore (1965), Long Live Our Love, He Cried (1966), etc. George Morton leur découvreur, producteur et parolier sera par la suite le producteur de Valilla Fudge. Le groupe disparaîtra subitement à la fin des années 60 après quelques insuccès. Par la suite, aucunes d’entre elles ne poursuivront de carrière artistique.

THE SHARKS

Quatuor formé au mois de décembre 1972 par l’ex-bassiste de Free, et de John Mayall, Andy Fraser (aussi aux claviers) et qui comprend l’ex-Battered Ornaments et Nucleus, Chris’ Spedding (guitare), Snips (chant), et le Canadien Marty Simon (batterie). Après deux albums et une tournée au début de l’année 1973 avec Roxy Music, les musiciens se sépareront. Andy Fraser continuant seul, ainsi que Chris’ Spedding, qui avait signé le World Park Junkies, probablement le meilleur titre des Sharks.

SOUTHER-HILLMAN-FURAY BAND

Lorsque les musiciens renommés se réunissent dans un même orchestre, espérant que l’union de leurs personnalités attirera le public, ils choisissent souvent de reprendre leurs patronymes dans le nom du groupe. C’est le cas du chanteur et compositeur John David Souther, de Chris Hillman (ex-Byrds et Flying Burrito Brothers) et de Richie Furay (ex-Poco) qui ont associé leurs talents fin 1973.

Le trio ainsi constitué pratiquera un country-rock pourtant peu convainquant, malgré les excellents accompagnateurs qui les entourés, comme Al Perkins (steel guitar), Paul Harris (basse) ou Dallas Taylor (batterie). Le groupe se sépara après avoir enregistré deux albums en 1975.

THE SPOTNICKS

Les Spotnicks ont été entre les Tornados, les Shadows et les Beatles l’une des étapes vers la notion de groupe à la fois instrumental et vocal qui fut consacré après 1960 par les Rolling Stones ou même par les Beatles. Ce groupe suédois, qui connut son heure de gloire de 1961 à 1963, ajoutait à la formation classique - deux guitares, une basse et une batterie - des interventions vocales que les Beatles ou les Beach Boys développèrent plus tard.

Les Spotnicks arrangèrent de nombreux morceaux issus de la musique country (Orange Blossom Special, Hey, Hey Good Looking), de films (Johnny Guitar) et de jazz (Take Five). Les Spotnicks sont également important dans l’histoire de la Rock-Music pour avoir apporté une assez juste représentation du mythe grandissant de la guitare électrique, associée à la notion de vitesse et d’espace. Ils apparaissaient d’ailleurs sur scène vêtus de combinaisons d’astronautes. En savoir + : The Spotnicks, biographie du groupe suédois

STONE THE CROWS

Formation anglaise créée en 1970 avec Colin Allen (ex-batteur de John Mayall), Les Harvey (guitare), Jim Dewar (basse), John McGinnis (orgue) et Maggie Bell (chant). Dominé par la voix sensuelle et puissante de sa chanteuse, Stone The Crows se distinguait par une musique aux harmonies rythmiques élaborées, proche du free-rock et du jazz.

Malgré la mort de son guitariste (électrocuté lors d’un concert en 1972 – cela arrivait bien plus souvent qu’aujourd’hui) et un changement de personnel (Steve Thompson remplaçant Jim Dewar, et Ronnie Larky, Mc Ginnis), le groupe fera preuve d’une remarquable cohésion, d’une présence scénique évidente, auxquelles le nouveau jeune guitariste, Jimmy McCulloch apportera son exceptionnel talent. Pourtant, en 1974, ce groupe original était dissous ; Jim Dewar avait rejoint Robin Trower, Colin Allen rejoignait Focus, tandis que McCulloch incorporait le groupe de McCartney : Wings.

THE STUD

Groupe de Hard-Rock anglais d'un excellent niveau, bien supérieur à la moyenne, Stud s’est formé en 1971 avec deux ex-membres de Taste, le bassiste Richard McCracken et le batteur John Wilson, en compagnie de Jim Cregen et John Weider (ex-violoniste de Family). Ce super-groupe proposait un rock simple et énergique, exprimant la joie de musiciens qui aiment à dialoguer (Cregan/Weider)… mais affaiblis par le manque de réussite, les musiciens se séparaient. J. Cregan rejoignit Steve Harley en 1974 et McCracken, Kevin Ayers en 1976.

SWEET SMOKE

Groupe américain appelé à l’origine Sweet Smoke Of The Happy Plant Pipeful, formé de Michael Paris (cuivres), Andy Dershin (basse), Marvin Kaminowitz (guitare, chant), Jay Dorfman (batterie) et Steve Rosenstein (guitare). Composé de musiciens de studio pour la plupart, Sweet Smoke a réussi à allier avec bonheur la rythmique rock à des thèmes jazz, sans tomber dans un inévitable jazz-rock insipide. Une des caractéristiques principales de leur premier album (Just A Poke - 1970) réside dans l’utilisation d’un « phasing » (son tournoyant) très prononcé sur un solo de batterie dépouillé et clair (Silly Sally).

Ne remportant que très peu de succès aux Etats-Unis, les musiciens décident de partir tenter l’aventure en Europe en 1969. Sweet Smoke aura une certaine renommée en raison de ses performances live et de ses longs morceaux improvisés. Baby Night sera le morceau le plus connu du groupe. Après la sortie de leur deuxième album, Darkness To Light (1973), des tensions commencent à apparaître au sein du groupe. Michael Paris et Steve Rosenstein quittent Sweet Smoke, et après la sortie d’un album live en 1974, les membres restants se séparent.


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