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JAZZ ET INLUENCES


JACKSON POLLOCK, SCÈNES DE JAZZ

Le jazz à l’écran prend parfois des chemins détournés pour exister, à l’exemple du film Pollock. Ce long métrage raconte la vie tumultueuse du peintre américain Jackson Pollock, l'un des maîtres de la peinture abstraite. Dans ce biopic réalisé par Ed Harris, hormis son talent pour manier les pinceaux, le peintre fait foi d’une autre passion : la musique jazz…


DEUX SCÈNES IMBIBÉES PAR LE JAZZ

Dans le film, Ed Harris, à la fois réalisateur et jouant le personnage principal, ne se prive pas de dessiner le portrait de ce peintre des temps modernes à travers deux scènes où la musique jazz devient la principale cible.


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Jackson Pollock était un fan de jazz et s'il lui arrivait d’écouter du ‘vieux jazz’, il tendait l'oreille à ce jazz moderne incarné par Gillespie et Parker ; ce jazz bebop tonitruant, provocateur par son langage et faisant appel à des musiciens d’avant-garde.

Première scène, lors du générique. Jackson Pollock est soûl et peine à monter les escaliers. Tandis qu’un ami le soutient, il lâche d’une voix puissante dans tout l'immeuble : « Qui est le meilleur batteur du monde ? Krupa ! Il assure ! Fuck Picasso, il a tout fait ! Je suis une merde... »

Plus tard dans le film, autre scène... Durant un repas familial, dans le petit appartement new-yorkais où vit le peintre tourmenté, on entend en fond, « Sing, Sing, Sing » par l'orchestre de Benny Goodman, avec Gene Krupa à la batterie.

Pollock est à table et semble très énervé… « Benny Goodman, Gene Krupa, y'a pas plus fort ! », lâche-t-il. « Harry James est à la trompette », lui répond son beau-frère pour établir un contact avec lui mais aussi pour tenter de le calmer... Mais Pollock se met à bouger frénétiquement au rythme de la batterie et des cuivres... Il joue de la batterie avec ses couverts sur les bouteilles et sur la table, en rythme avec Krupa...

Son amie – et future femme - Lee Krasner (Marcia Gay Harden), très embarrassée, tente vainement de tempérer ses ardeurs de ‘drummer de cuisine’. À ses côté, la mère de Pollock a l'air résigné...


UNE COURTE APPROCHE DU PEINTRE JACKSON POLLOCK À TRAVERS LA MUSIQUE JAZZ
(basée sur l'histoire racontée par le photographe John Baldessari)

Pour nombre de jazzfans, la peinture abstraite de Jackson Pollock est synonyme de free jazz, puisque l'un de ses tableaux ornait la pochette d'un des plus célèbres disque d'Ornette Coleman, le bien nommé "Free Jazz" (Atlantic, 1960). Pourtant, le maître du dripping était avant tout fou de jazz des années 1930 et 1940, et écoutait en boucle ses 78-tours de Jelly Roll Morton, Louis Armstrong, Count Basie, Artie Shaw, Lionel Hampton ou Coleman Hawkins. Ed Harris, qui incarne Pollock dans ce biopic qu'il a lui-même réalisé, n'était évidemment pas sans le savoir...

Par P. Cato (Cadence Info – 02/2018)

Pollock (2000), de Ed Harris (Sony Pictures Classics).
Se procurer le DVD sur : Amazon


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