CHANSON


LOUISE THIOLON : « N’OBÉIR QU’À LA TERRE  » - BIOGRAPHIE/PORTRAIT

« N’obéir qu’à la terre » est le premier album de la chanteuse Louise Thiolon. Composé de huit chansons traversées de part en part par une musique métissée et des textes aux vertus poétiques, l’univers de Louise Thiolon est à la fois radieux et spontané. Partons à sa découverte…


LOUISE THIOLON, UNE VOIX JEUNE ET UN STYLE ASSUMÉ

Les écrivains Jean Giono et Robert Merle, les chanteurs Brel et Brassens, Louise Thiolon est une amoureuse des mots depuis son jeune âge… et les mots, dans la chanson, faut que ça rime quand on adopte le ton de la poésie ! Pour autant, la recette n’est vraiment réussie et accessible au plus grand nombre que dans les moments où la musique s’accorde aux vers pour leur donner plus de poids. Le style de Louise Thiolon, influencé notamment par Keren Ann et Camille, a semble-t-il trouvé sa voie en harmonisant textes et musique via quelques mélodies aériennes dotées d'un langage sensible inspiré par la vie de tous les jours.


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La mise en ligne de la chanson Souris-moi illustre parfaitement ce délicat équilibre : une voix cristalline et jeune, une musique légère presque festive, et des paroles nourries d’optimisme. Côté décor, la chanteuse a choisi le bitume d’un trottoir parisien... et pourquoi pas ! La caméra de Stella Ramsden suit alors son pas de danse synchronisée au texte, donnant ainsi une certaine hauteur aux paroles de la chanson tout en faisant le lien avec la musique. Simple, mais efficace !


LOUISE THIOLON : SOURIS-MOI


PETITE BIO DE LOUISE THIOLON

La musique n’est pas entrée dans la vie de Louise Thiolon par hasard. D’abord le chant qu’elle partage dès l'enfance avec toute la famille (la maman est pianiste et guitariste). Autodidacte, en ayant apprise sur le tard la guitare, Louise a toutefois commencé des études de piano classique à l’âge de 6 ans en suivant des cours en conservatoire. Puis, au moment d’orienter sa vie d’adulte, sans visiblement lâcher l’univers de la musique, elle trouve une discipline qui n’y est pas étrangère : l’orthophonie. « Je me suis rendu compte du lien avec la musique bien plus tard. La communication, l’écoute, le langage... dans ce métier, tout est intimement lié à la musique. » dit-elle.

© Arthur Wollenweber

De ce rapport aux sons viendra tout naturellement celui du langage des mots associés à la musique. Celle qui écrivait des poèmes depuis l’adolescence voyait le lien indéfectible de la chanson prendre corps : « J'aime la poésie qui rime, celle qui a le même nombre de pieds, c’est un rythme, une musique qu'on ressent à l'intérieur. »

En 2010, Louise fait ses premiers pas dans la musique en intégrant le groupe de folk ‘Cars On Rooftops’ que conduit l’auteur compositeur Bar Zalel. Elle y restera cinq années durant lesquelles elle assurera différentes parties : chœurs, claviers et percussions. Cette longue expérience lui permettra de découvrir la scène et le studio.

Louise a bien des idées en tête, mais pour les exprimer pleinement elle doit prendre du recul et décide de quitter le groupe. Les années passées auprès du guitariste et compositeur Bar Zalel lui ont à présent apporté suffisamment de confiance en elle pour, à son tour, assumer des choix personnels. Sous la houlette de celui-ci, elle rentre en studio pour enregistrer ses premières chansons.

Un EP éponyme sort début 2017 très stylisé “chanson française” accompagné de textes qui chronique la vie et les sentiments avec douceur. Louise Thiolon : « J’adore faire naître des émotions par mes paroles et mes musiques. La douceur, je ne l’ai pas vraiment choisie, c’est ma voix qui est comme ça. »

Autour de textes parfois « nuageux », sa musique contraste par son côté entraînant et dont le pouvoir thérapeutique séduit dès la première écoute ; les radios n’y seront pas insensibles. De chroniques en concerts tout va alors s’enchaîner très vite, et la rencontre avec le public révèle chez Louise tout son potentiel : « Ça m’a fait entrer dans un monde dans lequel je me sens vraiment comme une artiste. Enfin. »

Aujourd'hui, alors que la scène est toujours là - Louise est "sidewoman' auprès du groupe de folk-rock ‘This is the Kit’ et de ‘La Grande Sophie’ - la chanteuse publie au mois de mai son premier album, N’obéir qu’à la Terre, un premier album qui affiche huit titres navigants entre "chanson" et musique dite "du monde" (dont certaines ont été rodées en public : Folle à Lier, Les Couleurs du ciel, La Mouche). Louise y synthétise ses influences et puise dans des thèmes qui lui sont chers comme le flou sentimental ou l’idée du manque.

Passant de la tristesse à la gaîté, « N’obéir qu’à la terre » propose une variété de styles assumés, la chanson bien sûr, mais également des incursions dans le domaine du jazz avec les solos de la saxophoniste Lisa Cat-Berro (membre du Lady Quartet de l’organiste Rhoda Scott). Outre la réalisation et le mixage toujours confié à Bar Zabel, onze musiciens ont été nécessaires pour étoffer la totalité des arrangements comprenant cordes et cuivres.

Par Elian Jougla (Cadence Info - 05/2019)

Louise Thiolon
Ambum N’obéir qu’à la terre
Sortie 24/05/2019

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