MUSIQUE DE FILMS


MAURICE JAUBERT, POUR MÉMOIRE

Le label 'Disques Cinémusique' répond à un intérêt croissant pour la musique de film de Maurice Jaubert avec un album regroupant plusieurs de ses compositions difficiles à trouver faute de support discographique. Les extraits présentés ont été remasterisés à partir des meilleures éditions sur DVD ou des vidéos d'archives accessibles sur Internet.


LES FILMS PRÉSENTS

En ouverture nous est proposé la bande sonore du documentaire Au pays du scalp (1932) à la couleur exotique. Jaubert, qui ne faisait pas de discrimination entre la musique dite pure et celle composée pour l’écran, en tirera ses Danses de l’Amazone destinées à la salle de concert.


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En Crète sans les dieux (1934) est un document précieux. Jaubert y propose des thèmes à saveur ethnique audacieux pour l’époque en France. Il les réutilisera en partie dans Géographies, une suite symphonique que 'Disques Cinémusique' a rééditée sur le double album intitulé Concert Maurice Jaubert, disponible en CD et en version numérique sur Internet.

La Valse grise extrait du film Un Carnet de bal (1937) est devenue célèbre au point d’éclipser tout le reste de la bande originale qui fait pourtant plus de trente minutes. Ce drame romantique de Julien Duvivier étant très bavard, 'Disques Cinémusique' n’a pu en tirer que quelques extraits musicaux additionnels, joués à l’écran pour la plupart, dont la fameuse version inversée de La Valse grise.

Dans la bande originale Hôtel du Nord (1938), Jaubert réutilise deux thèmes de L’Atalante. Le premier, avec saxophone alto, est entendu dans l’ouverture de la seconde moitié de la première piste consacrée à cette oeuvre ; le second fait partie de la deuxième suite qui comprend les musiques festives de la longue séquence finale du film 14 juillet. Le compositeur voulait ainsi préserver ces thèmes qu’il croyait perdus, sa bande originale pour le chef d'œuvre de Vigo ayant été remplacée par une autre jugée plus commerciale.

Enfin, La Fin du jour réalisé par le même Duvivier en 1939 comporte aussi beaucoup de dialogues, qui relèguent au second plan les interventions musicales. Du film, il n' été conservé uniquement que le superbe générique du début. Dans La Fin du jour, Jaubert a renoncé à son économie habituelle au profit d’une tapisserie musicale quasi continuelle, au point même de devenir parfois gênante. Cette entorse aux principes du compositeur découle sans doute de la volonté du metteur en scène qui était réputé intransigeant.

MAURICE JAUBERT  DRÔLE DE DRAME (générique)
NB : cet extrait n'est pas intégré dans la compilation 'Maurice Jaubert pour mémoire'

VOIR LA VIDÉO

Tous ces documents sonores, pour la plupart fort rares et rescapés des BO originales, sont de qualité audio inégale. Ils doivent surtout être considérés comme des témoignages précieux reflétant la personnalité de son auteur, Maurice Jaubert, et de ce que pouvait être la place de la musique dans le cinéma d'avant-guerre en France.

Écouter des extraits sur : Music Apple

Cadence Info (03/2020)

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