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BLUES, SOUL, REGGAE, RAP, WORLD MUSIC...


MICHAEL KIWANUKA PORTRAIT : DE HOME AGAIN À LA SCÈNE

Paru en 2012, l’album Home Again du chanteur Michael Kiwanuka nous fait réentendre des couleurs musicales des années 60/70. Le jeune artiste anglais ne cache pas ses influences, celles de Jimi Hendrix ou d’Otis Redding, pour lesquels il rend hommage sur scène lors de ses concerts. Homme généreux, sensible et modeste, les chansons qu’il écrit lui ressemble à bien des égards : simples, teintées de folk et de soul, ciselées pour nous prendre par la main et nous emporter dans leur sillage. Que demander de plus !


GUITARE ET OTIS REDDING


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En raison d’une voix légèrement éraillée, on le compare souvent à Bill Withers, mais la comparaison s’arrête là, car le parcours du jeune Michael Kiwanuka est d’abord celle d’un musicien qui joue ses premiers accords de guitare à l’âge de 12 ans. La guitare, c’est sa passion, et c’est grâce à elle qu’il va vibrer en l'utilisant toute son adolescence dans des groupes locaux de Londres. « Quelqu’un m’a influencé à faire ça : Jimi Hendrix. Un jour, je l’ai vu à la télévision et je me suis dit : « Ce gars là est cool ! » Je venais de commencer la guitare et j’ai pensé : « C’est ça que je veux faire. » Depuis, je joue parfois un de ses morceaux sur scène, en toute humilité, pour lui rendre hommage. »

Si Nirvana et Radiohead sont cités comme étant ses premières influences musicales, ce sont les musiques des années 60 qui vont prendre rapidement l’ascendant, celle de Bob Dylan, mais surtout celle d’Otis Redding quand il découvre l’album Sitting On The Dock Of The Bay, un des albums majeurs de la carrière de l’artiste au punch légendaire. À cela, Michael Kiwanuka précise : « Ma musique est un mélange de folk, de soul, mais aussi de jazz. J’aime surtout les chansons simples, voyez-vous. J’essaye d’en écrire le plus possible. Le processus d’écriture, c’est ce que je préfère. »

Les chansons d’Otis Redding et de Bob Dylan vont le conduire à écrire des chansons, à tenter quelque chose de personnel. D’abord en écrivant pour d’autres, puis en ambitionnant une carrière sous son nom. C’est le producteur Paul Butler, alors producteur des "The Bees", qui l’assiste à la réalisation de ce premier et unique disque à ce jour, Home Again. « La chanson "Home Again" est celle que les gens écoutaient avec plaisir quand elle n’était encore qu’au stade de la maquette. C’est grâce à ce morceau qu’on a commencé à me prendre au sérieux en tant qu’auteur-compositeur. Et c’est pour cette raison qu’elle a été choisie comme titre de mon album. D’autre part, ce titre représente bien les autres morceaux du disque. »


MICHAEL KIWANUKA : TELL ME A TALE (Live At Hackney Round Chapel, 2012)


Très rapidement, dès sa sortie, l'album va l’asseoir comme future figure de la soul britannique. À l’écoute du disque, la presse s’enflamme comme s’il fallait à tout prix trouver des similitudes, des comparaisons pour expliquer le style des chansons ou l’esprit créatif de son auteur. La chanson Tell Me A Tale, sera décrite par les "Inrocks" comme conjuguant « l’hédonisme soul de Curtis Mayfield et la sensualité de Van Morrison » !


LA SCÈNE DE MICHAEL KIWANUKA

« Après avoir joué un titre, je dois me sentir mieux, grâce aux paroles. C’est comme une thérapie. Je n’aime pas chanter des chansons tristes. Quand j’ai fini mon set, je ne veux pas avoir envie de me suicider. Certains vous voyez se suicident… J’aime Kurt Cobain et Nirvana, mais dans ses mots il n’était pas très heureux. La musique est magnifique, mais quand j’étais plus jeune, même si j’aimais les chansons pas très joyeuses, ce n’était pas au point d’apprécier celles sans espoir... J’aime l’espoir. J’aime penser que les gens ressentent de l’espoir à travers mes paroles parce que c’est ce que j’aimerais recevoir si j’étais à leur place. » raconte Michael.

Sur scène, nul doute que l’on perçoit ici ou là certaines orchestrations des années 60 avec ses guitares électriques en arpèges et les accords plaqués d’un orgue qui procurent aux chansons un fond sonore puissant et constant. La musique de Michael Kiwanuka est d’une facture classique, à l’ancienne diront certains. Ici point de dérapage à la hip-hop ou de sons hérités d’une musique électro redondante. La forme comme le fond concourent à construire des chansons compartimentées dans la rubrique soul par l’énergie produite et dans la rubrique folk quand c'est une ballade qui surgit. D’ailleurs, quel est l’artiste actuel qui peut échapper aux étiquettes ? Aurait-on tant besoin de ne pas se perdre en cours de route parmi tous les genres existants ? Peut-être bien.

En tout cas, sur scène, Kiwanuka aime se présenter parfois seul, seulement accompagné de sa guitare pour faire découvrir à son public de nouvelles chansons. Pour lui, la scène est comme une évidence. A quand son retour sur les scènes françaises ? Personne ne le sait encore. Mais c’est sûr, il reviendra pour les fans français qui le soutiennent et l’encouragent. « C’est toujours un plaisir de jouer à Paris. Un jour, je pense que je déménagerai à Paris, c’est tellement sympa ici… Je me sens chanceux de pouvoir me balader un peu partout avec ma guitare, et de voir des endroits comme Paris pour y jouer de la musique, jouer avec ma guitare, tout ça ! » lançait-il à un public conquis qui était venu le voir jouer à la Cigale en 2012.

Par Elian Jougla (Cadence Info - 02/2015)

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