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LA MUSIQUE ÉLECTRO, UNE NOUVELLE DIMENSION SCÈNIQUE

Il est loin le temps où la prestation d’un DJ se résumait à monter sur une estrade et à pousser deux ou trois boutons. Aujourd’hui ils s’appellent Rone ou Fakaer et ils apportent une nouvelle dimension scénique à la musique électronique.


QUAND LA « PROD » DEVIENT LA STAR

Électro, techno, house music, autant de genres musicaux façonnés par des instrumentistes qui poursuivent de leurs doigts agiles les sons d’aujourd’hui et les expériences scéniques de demain. Bien-sûr cette génération de musiciens se retrouvent un peu statique derrière leur écran d’ordinateur. Pour l’expérience live, ils ont dû s’appuyer sur des idées de mise en scène visuellement novatrice, et c’est Daft Punk qui, en 2007, seront les premiers à ouvrir les « hostilités » avec leur scène pyramidale.


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Pas loin derrière on retrouve Etienne de Crecy, l’homme de Super Discount, enfermé dans son cube lumineux. Cela fait plus de 20 ans que le DJ électrise les pistes de danse du monde entier.

À ses débuts, lumières et scénographies sont le cadet de ses soucis : « Tous les groupes de rock, genre Rolling Stones ou assimilés, avaient sur scène des feux d’artifices qui les entouraient. Ce sont eux qui restaient les stars, mais tout d’un coup, avec l’arrivée des musiques électroniques, c’est la « prod » qui a fait figure de star. Depuis, les DJ sont devenues finalement les techniciens de cette grosse machinerie que l’on voit sur scène. »

Étienne de Crecy comprend vite qu’une scénographie, bien à lui, permet de palier les limites de son art et d’offrir un spectacle bien plus global. « Dans ce truc où tout le monde te regarde, cela a plutôt tendance à me mettre mal à l’aise. J’ai donc toujours essayé d’attirer l’attention sur autre chose. » précise le DJ.


DE RONE À FAKEAR

Du côté de la nouvelle scène électronique française, l’exemple a bien été compris. Pour Rone, phénomène électro du moment, son et lumière ne font qu’un. Rone : « Je pense que c’est une valeur ajoutée au spectacle. J’ai envie que cela soit une expérience globale, à la fois sonore et visuelle, et qu’il se passe des choses dans le public, qu’il soit en immersion dans le son, mais aussi dans la lumière… » Dans la vie, Rone est un artiste plutôt timide : « Avant de jouer, je suis mort de trouille. Je ne suis pas bien. Mais dès que je monte et que je balance du son, je plane, je vole. Je suis comme un super héros, un superman. Je deviens quelqu’un d’autre ! »

Pour Fakear, l’autre sensation électro made in France, la mise en scène semble couler de source. Une vision hédoniste cent pour cent prise de tête pour un jeune artiste de la génération Internet. Pour lui, techno rime avec logo. Fakaer : « Le logo ce fut un truc. Je ne pensais pas que cela devienne aussi gros et concret. J’ai tapé sur ‘Google Images’ : Triangle isocèle et pentagone. J’ai assemblé le résultat et je l’ai trouvé cool ; c’est jolie en fait… Cela peut évoquer quelque chose du genre "La fleur de Lotus". Depuis cette idée s’est déclinée jusqu'à prendre la forme d’une scénographie. » Pour Faekir, c’est une valeur ajoutée à son show.

Finalement, ces musiciens ne seraient-ils pas prisonnier de ce qu’ils ont imposé ? Rone ne semble pourtant pas dépendant de sa scénographie. « Je continue beaucoup à faire du live tout seul derrière mon ordi avec deux petits spots, surtout quand je joue dans des clubs à l’étranger et, en fait, cela marche très bien aussi. J’ai envie même de dire que quand je suis sur un ordinateur il se passe quelque chose avec les gens, et c’est plus une histoire de transfert d’énergie entre nous. »

par L. Thessier (Cadence Info - 03/2015)


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