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SON & TECHNIQUE


LA MUSIQUE ET LE CONTRÔLE DES ÉMOTIONS

Nous savons que la musique joue sur nos sensations. Une étude scientifique genevoise parue en 2008 démontre qu’elle suscite des émotions rares, mais qu’elle peut également modifier nos comportements en profondeur.


MUSIQUE ET ÉMOTIONS

Ne vous est-il jamais arrivé d’éprouver un sentiment de joie ou de mélancolie en écoutant une musique ? Le plus souvent, son succès provient des sentiments qu’elle fait jaillir chez nous. Quelle que soit sa forme, la musique est un puissant vecteur émotionnel, même si parfois les sentiments qu’elle crée ou suscite sont contradictoires.

La mélodie, le rythme, les harmonies ou parfois les trois réunis deviennent ses conducteurs émotionnels. Ceux-ci sont variables d’un individu à l’autre dans des proportions inégales et ne peuvent qu’être subjectifs, même quand des compositeurs recherchent volontairement à produire des musiques visant un certain public (musique de relaxation, par exemple).


CLASSIQUE ET JAZZ POUR DES ÉMOTIONS APAISANTES


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Pour mieux comprendre la puissance émotionnelle de la musique, des chercheurs de l’université de Genève ont produit une étude sur le pouvoir des sons et de leur communication. Cette étude, qui a duré huit ans, aide à mieux saisir cette alchimie singulière des sons et de leur organisation. Les professeurs Marcel Zentner et Klaus Scherer (psychologues) ont convoqué des centaines de mélomanes afin de dresser un tableau, le plus complet possible, des différentes émotions produites par la musique. Un questionnaire précis comprenant 150 adjectifs était proposé. Les mélomanes devaient décrire les sentiments qu’ils éprouvaient à l’écoute de différentes musiques.

Réalisés en laboratoire et à l’occasion de la fête de la Musique, ces tests ont établi neuf catégories d’émotion allant de l’émerveillement à la puissance, du calme à la joie, de la tendresse à la tristesse ou à la nostalgie, comme de la transcendance à l’agitation. Il est à noter que des sentiments tels que la culpabilité, la honte ou le dégoût ne jouent pas de rôle quand on écoute la musique.

Dans leur ensemble, les différents styles musicaux apportent quelques réponses. Le registre classique et le jazz déclenchent des émotions apaisantes allant de la nostalgie à l’émerveillement en passant par la tendresse. Les musiques plus agressives comme la techno (ou la musique latino-américaine) provoquent plutôt l’euphorie, alors que le rock produit des effets plus contrastés, différents selon les auditeurs. “Ce genre musical peut conduire à la rage ou à la révolte, mais c’est justement ce que recherchent ceux qui l’écoutent… Dans la mesure où ces émotions répondent à un besoin, on ne peut pas dire qu’elles sont négatives.” précise le Pr. Zentner.


LE POUVOIR DE LA MUSIQUE

Pour aller plus loin dans l‘expérience, des volontaires ont supporté des électrodes pendant l’écoute de morceaux précis. Dans la majorité des morceaux de musique, des pics émotionnels sont apparus à des moments bien précis avec des réponses physiologiques, tels le frisson et l’accélération du rythme cardiaque. Les origines de ces réactions sont multiples. Un changement de tonalité ou d’orchestration, l’entrée d’un instrument ou l’arrivée impromptue d’une harmonie “osée” suffisent à faire naître différentes émotions allant de la surprise à une réelle tension physique.

L’expérience a démontré que c’est tout le corps qui participe à la perception musicale et pas seulement l’oreille et le cerveau. Les sons seraient capables de déclencher des mouvements corporels, de manière innée, provoquant en nous des émotions, et non l’inverse.

Même si la musique conserve certains secrets, ce genre d’expérience intéresse en premier lieu les musicothérapeutes. En psychologie, les pathologies sont nombreuses (états dépressifs, névroses, autisme, coma… ) et la musique est capable d’apporter de nombreux services en complément d’un traitement thérapeutique médical. Son pouvoir ne s’arrêtant pas là, la musique sert également à soulager les douleurs chroniques en modifiant chez le sujet leurs interprétations. En agissant sur les émotions, la musique augmente considérablement le seuil de tolérance. C’est peut-être là une solution d’avenir face à des traitements médicamenteux parfois onéreux.

Outre le corps médical, différents médias comme le cinéma et la télévision utilisent déjà les résultats de cette étude pour obtenir, de façon moins aléatoire qu’aujourd’hui, un certain contrôle sur le public.


DES MUSIQUES SUR ORDONNANCE

Même s’ils rechignent à le faire, certains musicothérapeutes prescrivent parfois des musiques, comme d’autres délivrent des médicaments. A chaque bobo sa symphonie…

INSOMNIE : la Rêverie de Schumann, le Largo de Haendel, l’Ave Maria de Schubert et le 21e Concerto pour piano de Mozart.

MAL DE DOS ET TENSIONS : la Sonate pour flûte, alto et harpe de Debussy, le prologue de la Belle au bois dormant de Tchaïkovski. Le Concerto l’Empereur de Beethoven suffira pour un simple apaisement. Le Requiem de Fauré sera parfait pour la relaxation.

BÉBÉ ANGOISSÉ : le 1er mouvement de la Symphonie n°1 de Beethoven ou les Corps glorieux pour orgue d’Olivier Messiaen sont, paraît-il, très appréciés des nouveau-nés, qui trouvent là de quoi calmer leurs angoisses. Les médecins préfèrent parfois offrir Mozart aux nourrissons pour, disent-ils, “encourager leur développement physique et mental”.

ÉTUDIANT STRESSÉ : la musique de Mozart semble avoir des effets très stimulants. Au cours d’une de ses études, le Pr. Alfred Tomatis, pionnier de la musicothérapie, a observé que ses étudiants avaient amélioré leurs résultats de 9 points à un test de QI, après avoir écouté, pendant dix minutes, la Sonate pour deux pianos en ré majeur K 448. De là à affirmer que la musique de Mozart rend plus intelligent…

par Patrick Martial (Cadence Info - 04/2011)


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