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INSTRUMENT ET MUSICIEN


QUAND JOUER D'UN INSTRUMENT DE MUSIQUE CHANGE LA VIE

L'éducation, la culture, les dispositions et l'entourage agissent sur notre façon d'apprécier la musique. Ceux qui jouent d'un instrument précise toutefois qu'au contact de leur instrument un sentiment de bien-être les enveloppe jusqu'à les rendre zen. L'espace d'un instant, le stress et les soucis du quotidien s'envolent...


LES VERTUS DE LA PRATIQUE INSTRUMENTALE

D'après plusieurs enquêtes commandées par différents organismes de presse auprès de l'IFOP, pratiquer un instrument serait psychologiquement positif. Ce serait une excellente thérapie quand elle s'applique sans empressements, avec une dose de sagesse.

Les raisons qui peuvent inciter une personne à s'engager dans cette voie ne manquent pas : évacuer le stress après une journée de travail, oublier les responsabilités, découvrir une saine occupation à la retraite ou encore partager une passion commune. Toutes ces louables raisons démontrent que la pratique musicale possède des ressorts qui s'accordent parfaitement avec la vie en société et la réalité du quotidien.

© Jean-Pierre Dalbéra (flickr.com) - Il y a les instruments dont on joue et puis il y a ceux que l'on regarde avec curiosité derrière une vitrine (ici une vielle et un luth exposés au musée des instruments de musique de Berlin en Allemagne).

Quand on joue d'un instrument, c'est quelque part le « Moi » qui s'exprime, cette entité qui vous renvoie à la réalité permanente et inaltérable de votre personne. La pratique d'un instrument permet de s'exprimer et de s'extérioriser, c'est bien connu. Et c'est certainement pour cette raison que de plus en plus d'adultes orientent une partie de leurs temps libres vers elle.

Néanmoins, ceci étant dit, arrêtons-nous un instant !

L'accomplissement dans cet art, même en amateur, exige d'élever son auto-critique. C'est nécessaire pour progresser et éviter la routine qui conduit inévitablement à de l'ennui, puis à tout arrêter. Faute de préparation, près d'une personne sur trois abandonne au bout de quelques semaines et passe à côté d'une activité récréative qui peut changer leur existence.

En musique, il faut apprendre à rebondir de temps en temps. Avoir des projets, en somme. Jouer d'un instrument de musique représente une forme de pari qui vous place immédiatement face à vous-même. Mais dès que la pratique devient régulière et qu'un rituel s'installe, alors les côtés positifs à jouer d'un instrument se dévoilent... à condition, bien sûr, que le choix musical s'accorde à vos goûts !


QUAND LES GOÛTS ET LES DÉSIRS S'ACCORDENT...

Pour un quart des pratiquants, interpréter un morceau procure un sentiment d'évasion alors que d'autres y voient une amélioration de leur humeur. N'oublions pas la créativité qui satisfait près d'un tiers des musiciens. Puis, il y a les autres. Ceux qui redécouvrent le plaisir de jouer après avoir abandonné l'instrument durant l'enfance (30 %) et ceux pour qui cette saine occupation leur a permis de supporter un accident de la vie ou une maladie. Des raisons suffisantes pour accorder à l'instrument des valeurs personnelles, voire sentimentales.

Plus d'un tiers des musiciens amateurs éprouve immédiatement des sentiments positifs dès que leurs doigts se posent sur les touches d'un clavier ou sur les cordes d'une guitare. Même ceux qui ne pratiquent pas déclarent que jouer d'un instrument possède des vertus positives, valorisantes, affirmant qu’ils seraient certainement plus heureux s’ils savaient interpréter une petite musique qu'ils adorent. Pour eux, le choix se porterait d'abord sur la guitare (38 %), suivie du piano (34 %) et de la batterie (16 %) ; d'autres instruments comme la batterie, le violon ou le saxo arrivant nettement derrière.

Cependant, dans les faits, et selon l'enquête conduite toujours par l'IFOP, c'est le piano qui recense le plus d’amateurs (32 %), devant la flûte (26 %) et la guitare (21 %). Toujours selon ce même institut de sondage, 10 % des Français posséderait un piano, mais passerait à 15 % dès qu'il concerne les professions libérales et les cadres ; cette différence étant due en grande partie par le prix d'achat (37 %) et par le manque de place (26 %).

© Pavel Danilyuk (pexels.com) - D'après un sondage réalisée par l'IFOP en 2017, l'usage de la guitare viendrait après la flûte. Qui l'aurait cru ?


EN CONCLUSION

On peut estimer sans risques que la plupart des chiffres cités devraient bouger dans les prochaines années. La Fête de la musique est certainement un excellent "outil" pour observer les tendances et le moral des Français puisque, à chaque édition, elle provoque une soudaine envie de pratiquer un instrument : près de 35 % des Français, qui jouent occasionnellement, affirment s'être produits le soir du 21 juin.

En outre, depuis quelques années, la musique jouée en amateur n’est plus seulement réservée aux séniors, le quatrième art passionne la jeune génération depuis que les centres d'apprentissage se sont multipliés et qu'ils répondent plus fidèlement au désir recherché et non contraint. Toutefois, au-delà de ses propres valeurs, c'est surtout à travers les réseaux sociaux que cette motivation personnelle obtient les réponses les plus encourageantes. Ce "stimulus artistique", encore jeune, permet d'espérer et de voir l'avenir de la pratique instrumentale avec le sourire !

Par D. Lugert (Cadence Info - 01/2023)


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