ROCK, POP, FOLK, ELECTRO...


HISTOIRE DE LA DANCE MUSIC ET DE LA TECHNO

La dance comme la techno sont des genres musicaux qui trouvent leur origine dans la musique disco. Bien que refusant cette apparentée, elles se caractérisent par une boulimie de sons électroniques et de rythmes taillés pour les dancefloors…


DANCE MUSIC ET EURODANCE

La vague disco, née vers 1976/1977 avec des artistes tels que Cerrone, Giorgio Moroder ou Donna Summer et des films tels que La Fièvre du samedi soir, est d'abord une mode "honteuse", conspuée par les rockers et la critique musicale. C'est avec la généralisation de l'usage des synthétiseurs et l'apparition de la house music (venue de Chicago), au milieu des années 80, que le mot ‘dance’ prendra tout son sens, fédérant une nouvelle vague de producteurs formés à l'école des clubs. Des DJ de Chicago tels que Farley "Jackmaster" Funk ou Frankie Knuckles deviennent alors les nouvelles stars d'une musique qui lutte contre le star-system.


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Le terme « dance music » est assez vague. Généralement, il englobe une culture basée principalement sur une centralisation capitalisée du rythme et des tempos rapide.

Dès le début des années 90, la dance music devient un phénomène de masse. Elle génère une production bon marché à l'usage des jeunes. Ce que l'on nomme vite "eurodance" a des héros, qui sont autant de simulacres dissimulant des producteurs italiens ou allemands qui placent des mannequins en couverture des disques. Capella, Confetti's, 2 Unlimited ou Corona sont des clones jetés en pâture aux ados qui assistent en masse à des cérémonies telles que Dance Machine à Bercy, gigantesque plateau d'artistes dance filmés en simultané pour diffusion sur la chaîne de télévision M6.

Si la musique garage, typiquement new-yorkaise et héritière du disco des années 70, reste l'un des derniers genres de la dance music réellement vocal, on remarque que, par le biais des remix (une pratique devenue courante pour la majorité des artistes populaires), la dance est un genre qui a touché l'ensemble de la musique populaire.


DANCE ET FORMES

L'une des trouvailles en la matière est la dance music "ethnique" qui correspond à un recyclage de chants tribaux (indiens, lapons, amazoniens) par des remixers prestigieux : William Orbit ou Young (l'ancien bassiste de Killing Joke devenu producteur de Goa Trance) samplant les chants amazoniens.

D'autres influences à la croisée des chemins ont vu le jour, tels le 'Jpop' (ou J-Pop) correspondant à l'abréviation de Japanese Popular Music qui est un sous genre de la musique japonaise influencé par la musique occidentale et qui se présente sous forme de chanson au tempo rapide.

Citons également le Handsup, un style de musique électronique créé en Allemagne au début des années 2000. Cette dance a pour caractéristiques d'être rythmé et mélodique, correspondant à un savant mélange de trance et de dance des années 90. Le Handsup est parfois désigné comme "Hard Dance". Elle est proche de la trance quand sa musique et ses parties vocales sont plutôt douces.


UN EXEMPLE DE MUSIQUE TECHNO


LA MUSIQUE TECHNO

Apparue vers 1988 en Angleterre, dans les boîtes de Manchester, la techno est essentiellement instrumentale. Ses initiateurs sont de jeunes Noirs de Detroit fascinés par Kraftwerk (dont Juan Atkins, Derrick May, Kevin Saunderson). Rapidement, le genre gagne l'Europe en parallèle avec la vague anglaise de l'acid house. Tout aussi répétitive que rapide, la techno incarnera le phénomène musical de la fin du 20e siècle.

Traumatisées par la disgrâce du disco, la techno reste pourtant une musique sans visage, abstraite. Mélangeant des sons pris un peu partout (la techno abuse souvent des samples), sur fond de beat frénétique où les basses et les percussions sont suramplifiées, elle cherche à provoquer un état de transe et un sentiment de fusion avec les danseurs (à l'inverse de la musique psychédélique, qui misait sur l'introspection et les sensations individuelles).

Sans le support des mots, la techno tire son épingle du jeu en rassemblant une nouvelle génération de noctambules. Malheureusement, dans les années 90, la musique techno rimera avec ecstasy (ce sera LA drogue du moment, du moins selon la presse à scandale anglaise), une stupéfiante drogue qui s'acharne sur les "rave parties", soirées clandestines où l'on écoute à haut volume de la musique répétitive.

Toutefois, malgré ces dérives regrettables, la production s'internationalise. Des labels se créent en Hollande (R&S Records), en Allemagne, en France (F. Communications), des réseaux se forment, sur le modèle de la scène alternative ou rap. Elle donne aussi une dimension populaire à certains travaux avant-gardistes de Karlheinz Stockhausen et poursuit le chemin défriché, dans les années 70, par le groupe Kraftwerk, tout en flirtant avec le disco et le funk.

Preuve de sa richesse, la techno se diversifie en house, garage (techno enregistrée avec des moyens sommaires), acid house, jungle, transe et goa (techno psychédélique).

Généralement, la musique techno se distingue par une abondance de percussions, de sons synthétiques et d'effets réalisés en studio, sur une rythmique régulière variant généralement entre 120 et 140 battements par minute. Aux origines de la techno de Détroit, la plupart des compositions donnent une large place à la mélodie et à la ligne de basse sans être les éléments essentiels à sa forme, comme c'est le cas pour d'autres musique de danse. Il est fréquent de rencontrer des morceaux techno les omettant entièrement.

Cette musique est particulièrement adaptée au DJ, du fait qu'elle est instrumentale. Elle possède un son distinct, facilement reconnaissable. De nombreuses compilations emblématiques ont vu le jour et permet à tout en chacun de piocher dans telle ou telle influence (Techno, the new dance sound of Detroit - Techno rave party - Laurent Garnier & Carl Craig, etc.).

par O. Cachin (Cadence Info - 02/2019)
(ext. source : Le dictionnaire illustré du rock - Ed. Larousse)


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