ANALYSEDISQUESFAITS DIV.HISTOIREINTERVIEWLIVRESPORTRAIT
QUELQUES SUGGESTIONS...
DIRECT VIDÉO TENDANCE © PROTECTED BY COPYSCAPE
STATS MOIS NOVEMBRE 2018
80.890 visiteurs
530.079 pages visitées
(source AW Stats)

SON & TECHNIQUE


LA MUSICOTHÉRAPIE, UN OUTIL THÉRAPEUTIQUE

La musique adoucit les mœurs, c’est bien connu… Il existe un domaine où la musique devient un outil thérapeutique : la musicothérapie.

Cette composante de l’art-thérapie est apte à améliorer le physique et la nature émotionnelle des personnes. En musicothérapie, la réceptivité des patients est liée à leur sensibilité, à des émotions correspondant à des moments forts de leur vie et à leur culture musicale. L’homme, dans sa relation avec la musique et les sons, a toujours entretenu un état émotionnel. Depuis son origine, il a constamment vécu, accepté et subi l’alchimie des bruits naturels comme ceux produits par ses mains et son souffle.


LA MUSICOTHÉRAPIE, UNE LONGUE HISTOIRE

En remontant dans le temps (+ de 43 000 ans), les paléontologues, en mettant à jour la flûte en os, découvrent l’un des premiers instruments fabriqués par l’homme. Or, si cet instrument rudimentaire était déjà capable de produire quelques notes, les premiers liens qui unissent la musique à la médecine datent seulement de la genèse (premier livre de la Torah).

Dans l’Antiquité, la musique n’est pas encore une discipline. C’est une suite de sons anarchiques qui exerce sur l’homme un pouvoir considéré comme magique. Cette magie, à cause d’une dominance des pensées religieuses, a été écartée des phénomènes psychiatriques. Les manifestations du divin étaient régies par les mécanismes de la peur. A cette époque, il n’existait pas de séparation entre le psychisme et le soma (le corps). C’est Hippocrate qui apportera les premières réflexions concernant les troubles mentaux tels que la mélancolie.



Ad Block

Il semblerait que vous ayez installé un bloqueur publicitaire sur votre ordinateur. Celui-ci vous empêche de consulter cette page dans sa totalité et dans des conditions visuelles optimisées. La mise en ligne d'encarts publicitaires non intrusifs permet à ce service d'exister durablement.

Pour ne plus subir cette restriction sur d'autres pages du site, nous vous conseillons de désactiver votre bloqueur publicitaire pour l'ensemble du site "www.cadenceinfo.com". Merci de votre compréhension.

Procédure pour autoriser "cadenceinfo.com"


CHEZ LES GRECS

Musiciens avant-gardistes, les Grecs sont à l’origine des modes (dorien, ionien, phrygien, etc. - encore utilisés de nos jours en musique écrite et non-écrite). La musique était une discipline considérée comme une science. Indispensable pour former le caractère des jeunes enfants, elle était étudiée au même titre que les mathématiques et la physique. Sous Platon et Aristote, la musique était déjà réglementée. Elle se divisait en musique permissive (relâchement des mœurs) et en musique propre à tendre vers le bien de l’individu et celui de la société.

Chez les Grecs existaient déjà des “musicothérapeutes”. Ils influençaient l’humeur en utilisant divers instruments (comme l’aulos ou la lyre). Avec l’arrivée de Pythagore, la musique devient mathématique (”musique des sphères”, mettant en relation l’humanité et les sphères célestes) et entraîna l’élaboration d’une “musicothérapie pythagoricienne”.

Malgré une médecine savante, il n’existe pas encore de différence entre la maladie du corps et celle de l’esprit (même si “l’écoute du malade” commence à exister). Des témoignages, fidèles à la pensée helléniste, relatent des maladies de l’esprit en lien avec la musique. Quand les troubles d’humeurs provoquaient la folie, le médecin prescrivait une certaine alimentation et des “médicaments”.


CHEZ LES HÉBREUX

Pour les hébreux, la maladie est la punition des péchés et ils s’en remettent aux prêtres, considérés comme des guérisseurs. La conception religieuse est de mise. La bible la relate ainsi : “Yahvé te frappera de délire, d’aveuglement et d’égarement des sens, au point que tu iras à tâtons en plein midi comme l’aveugle va à tâtons dans les ténèbres, et tes démarches n’aboutiront pas” (source Wikipedia). Pourtant, en ces périodes tourmentées, la musicothérapie apparaît bel et bien parmi les traitements prescrits aux malades.

LA MUSICOTHÉRAPIE CHINOISE

Il faut considérer la Chine comme le promontoire de la musicothérapie. Les Chinois avaient découvert que les organes de notre corps étaient en relation avec les sons, vibrant à ses intensités et à leur timbre. Ils se sont inspirés des bruits de la nature et les ont associés à des notes aux timbres spécifiques ; leur fréquence agissant sur tel ou tel organe : sons graves au niveau de l’abdomen ou sons aigus au niveau de la tête.


QUAND LA MUSICOTHÉRAPIE DEVIENT UNE DISCIPLINE...

Encore à l’état expérimental, la musicothérapie, devient une profession dans les années 1960 au Canada et aux Etats-Unis et en France dans les années 1970 (des expériences françaises ont permis de faire un lien entre l’écoute de certaines musiques et des réactions organiques, d’ordre physiologiques : respiratoire, musculaire, rythme cardiaque… et psychologiques).

La musicothérapie se décline sous plusieurs formes : active, réceptive, biomusicothérapie.


LA MUSICOTHÉRAPIE ACTIVE

La musicothérapie active est axée sur des productions sonores au moyen de la voix, les percussions ou autres. Le sujet devient créateur et s’exprime à travers la musique et les sons. Concrètement, il s’agit essentiellement d’un travail sur la communication non verbale. Le principe est l’ouverture de canaux de communication avec des personnes en rupture de communication.

NB : faire attention aux techniques controversées de thérapie vocale. La musique n’est pas un bistouri, et le son une pilule miracle. On ne guérit pas le cancer, le sida en musique, ni aucune maladie d’ailleurs. (source Wikipedia)


LA MUSICOTHÉRAPIE RÉCEPTIVE

La musicothérapie réceptive est fondée sur l’écoute d’extraits musicaux ou de sons (sonothérapie). Le programme sonore est établi après un entretien et un test de réceptivité musicale comme celui du docteur Jacqueline Verdeau-Pailles. Selon la technique établie par Jacques Jost et Edith Lecourt, une séance de musicothérapie réceptive associe trois fragments d’œuvres musicales dont l’audition successive constitue trois étapes thérapeutiques : apaisement, détente, relaxation.

La méthode développée par Jean-Marie Guiraud-Caladou nommée détente psychomusicale propose également trois phases ; successivement l’apaisement, la détente puis la redynamisation. Quant à la pratique tomatisienne, elle table plutôt sur l’audition de sons filtrés de manière variable selon leurs propres caractéristiques grâce à divers appareils qui reprennent tous l’idée de filtrages (ou d’adjonctions sonores) dépendant de l’amplitude. (source Wikipedia)


LA BIOMUSICOTHÉRAPIE

La biomusicothérapie, méthode élaborée par le docteur Léon Bence et le compositeur Max Méreaux, est née de la rencontre de la musicologie traditionnelle et de la neurophysiologie; elle est fondée essentiellement sur l’action du son au niveau organique. C’est une musicothérapie réceptive extrêmement personnalisée : les extraits d’œuvres sont déterminés en fonction de deux critères fondamentaux :

  • 1 - le choix de la tonalité et du mode qui permettront d’entendre plus fréquemment les sons recommandés dans le cas considéré.
  • 2 - le choix du compositeur correspondant le mieux à la typologie de l’auditeur.
  • (source Wikipedia)


DEVENIR MUSICOTHÉRAPEUTE

En France, les applications musicothérapeutiques sont utilisées le plus souvent comme une technique complémentaire au domaine de la psychiatrie, alors que dans d’autres pays le domaine d’investigation est clairement plus large (néo-natalité et soins palliatifs).

Le milieu hospitalier n’est pas le seul à employer la musicothérapie, il existe des psychothérapeutes dans le milieu libéral qui utilisent les vertus de la musique.

Contrairement à l’Allemagne, l’Angleterre ou le Canada, la musicothérapie ne bénéficie d’aucune reconnaissance (il n’y a à ce jour aucun diplôme d’Etat de Musicothérapie - Le Conseil National de l’Ordre des Médecins demande, en préalable à une reconnaissance, une preuve de la validité de la musicothérapie). Le principal problème des formations en musicothérapie est qu’il n’existe pas de statut spécifique. Ainsi, il n’est pas rare que des membres du corps hospitalier suivent des formations en musicothérapie.


LES DIPLÔMES ET FORMATIONS

  • Diplôme Universitaire Supérieur en psychothérapie (option musicothérapie à l’Université Paris V). Cette formation est accessible à Bac + 4 et s’étend sur deux ans dans le cadre de la formation continue.
  • Diplôme Universitaire de musicothérapie au département de musicothérapie de l’Université de Médecine de Montpellier III et de Nantes. Formation sur trois ans (deux ans de formation et un an de stage). Le diplôme est équivalent à un Diplôme d’Etudes Universitaires Générales.
  • Un diplôme non universitaire de l’Association Internationale Pédagogie Musicale Alain Carré qui s’étend sur un an à temps complet.
  • Des formations sont également proposées par des structures privées. Elles s’adressent principalement à des professionnels (enseignants, musiciens, personnel soignant…) et se situent dans le cadre de la formation continue.

AUTRES ADRESSES

par Patrick Martial (Cadence Info - 11/2010)


À CONSULTER

LA MUSIQUE DE RELAXATION

LA PSYCHOPHONIE EN QUESTION

LA PSYCHOPHONIE, L'ÉQUILIBRE INTERIEUR

LA MUSIQUE ET LA PSYCHANALYSE

LA MUSIQUE ET LE CONTRÔLE DES ÉMOTIONS

QUAND LA MUSIQUE RÉVEILLE NOTRE MÉMOIRE


RETOUR SOMMAIRE