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JAZZ ET INLUENCES


LAIKA FATIEN - NEBULA

La voix de la chanteuse Laïka séme ses intonations sur une musique aux contours jazz free funk. L'album est superbe et l'artiste se révèle.


LAIKA, UNE VOIX SENSUELLE TOUTE EN RETENUE

Laïka ? Cela vous dit nébuleusement quelque chose ? La chienne lancée sur orbite par l'URSS dans Spoutnik 2 en 1957, et qui en mourut, la pauvre ? Y pensaient-ils, une douzaine d'années plus tard, la mère hispano-marocaine de culture séfarade et le père ivoirien, en choisissant ce prénom pour leur fille ?


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LAIKA FATIEN NEBULA

Voici que Laïka Fatien, pour son troisième disque, en passant chez Universal pour atteindre l'espace planétaire, perd, à l'instar de Tigran Hamasyan, son patronyme. Elle redevient Laïka toute seule, comme à ses débuts, quand elle fit le colibri coloré six ans durant dans le big band de Claude Bolling.

En 2004, elle réapparut en Laïka Fatien avec un album, Look at me now, où elle révélait une voix plus charnue, une sensibilité déchirée, à la Abbey Lincoln, avec retenue et le goût d'un jazz moderne. Puis ce fut Misery (2008), où elle rendait hommage à Billie Holiday sans verser dans le pathos mais avec l'émotion à fleur de peau. Récemment encore, elle se prêtait à l'aventure de l'opéra-jazz désespérément sérieux de Laurent Cugny, La Tectonique des nuages.

Nebula atteint un autre ciel de nuit. Tout d'abord, il s'agit d'un disque superbement produit. Non pour en fabriquer un objet commercial, mais pour que Laïka puisse devenir elle-même en se confiant à une forte productrice musicienne et arrangeuse, la bassiste Meshell Ndegeocello, qui l'aide à mettre en valeur ses choix musicaux. Ils sont variés, il y a des adaptations de Monk, Joe Henderson, Stevie Wonder, Villa-Lobos, Mingus, Björk, un sax alto radical, Oliver Lake, sur certaines plages, le trombone impitoyable de Joshua Roseman, le jeu de basse que Meshell enroule profond comme les racines du baobab.


LAIKA FATIEN - BLACK NARCISSUS

Quant à la voix, cette fois très douce, de Laïka, c'est une soie d'une sensualité presque transparente. Elle se frôle au son d'orchestre où un jazz free funk donne un goût, un sens nouveau au vieux mot de beauté. On n'y entre pas du premier coup, et c'est tant mieux. Un tel disque se mérite.

M. Contat (Cadence Info - 09/2013)


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