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ROCK, POP, FOLK, ELECTRO...


THE ALAN PARSONS PROJECT (BIOGRAPHIE/PORTRAIT DU GROUPE)

L’aventure du Alan Parsons Project débute au cœur des années 70 à travers des albums concept dont les sujets éclectiques ont souvent résonné en accord avec des orchestrations riches et élaborées... Si le plus gros « tube » reste Eye In the Sky, ce groupe de studio est surtout célèbre pour les instrumentaux qu’ils ont produit et dont certains sont devenus la coqueluche des radios et des télévisions.


ALAN PARSONS, UN INGÉNIEUR DU SON DERRIÈRE LES MANETTES

À ses débuts le jeune Alan Parsons est à bonne école auprès de l’ingénieur du son en titre des Beatles, George Martin. Il devient son second et travaille sur les deux derniers albums des Beatles, Abbey Road et Let It Be dans les célèbres studios d’Abbey Road de Londres. Comme ses compétences en la matière sont plutôt remarquables, après la dissolution du groupe de Liverpool, il continue de perfectionner son art et participe au début des nouvelles carrières de George Harrison (All Things Must Pass - 1971) et de Paul McCartney (Wild Life, Red Rose Speedway) dont il devient l’un des collaborateurs favoris. Quelques temps plus tard, il quitte McCartney pour partir à l'aventure avec les Pink Floyd . Durant neuf mois, derrière la console, il peaufinera les moindres détails que réclamera l’enregistrement d’un des monuments sonores de la Rock Music, Dark Side Of the Moon.


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En récompense, il reçoit le titre de meilleur ingénieur du son de l’année 73. Puis, sans quitter les manettes, il devient un producteur aussi efficace qu’attentif : Steve Harley & Cockney Rebel (Make Me Smile – 1975), le groupe écossais Pilot, le groupe californien Ambrosia ou encore le chanteur et claviériste John Miles (Music – 1976), avant de devenir réalisateur pour trois albums d’Al Stewart, dont le somptueux Year of the Cat (1976).


L’AVENTURE ALAN PARSONS PROJECT

Entouré du parolier et compositeur Eric Woolfson – qu’il connaissait depuis son travail dans les studios d’Abbey Road – Alan Parsons décide de s’émanciper de son occupation de producteur pour tenter une aventure plus médiatique. The Alan Parsons Project vient de se former. De cette collaboration entre Parsons et Woolfson, qui va durer plus d’une quinzaine d’années, vont naître de nombreuses opportunités artistiques que le duo sera très bien exploiter (le groupe n’hésitera pas à faire appel au London Symphony Orchestra - l’orchestre symphonique le plus usité de la Rock Music - pour consolider les orchestrations de certains titres).

Pour chaque album, le prêt-à-porter musical d’Alan Parsons mise sur la qualité : son, mélodies, voix, arrangements, effectifs… Rien n’est laissé au hasard. Dès le premier album, Tales of Mystery and Imagination (1976) le ton est donné. Deux ans de préparation, de recherche, et un nombre impressionnant d’intervenants ont répondu présent à cet ambitieux projet. Le personnel qui figure sur la pochette est inconnu du grand public. La plupart sont des musiciens de studio qui ont été recrutés pour leur efficacité redoutable quand ils tiennent un instrument entre leurs mains. Comme pour souligner avec plus de force l’esprit concept de l’album, une basse rythmique fort simple sert de lien entre les morceaux. Sur la face B du LP d’alors, une longue suite est présente (The Fall of the House of Ushe) co-signée avec Andrew Powell le compagnon orchestrateur qui interviendra par la suite sur plusieurs albums. C’est lui qui apporte la touche « classique » dans les productions du Alan Parsons Project.

À la fin des années 70, l’histoire du groupe imprime sa marque de fabrique si bien qu’il devient l’un des meilleurs vendeurs universels de musique pop/rock de la décennie. Sa synthèse de rock progressif et de variété internationale souvent proche du Pink Floyd (seconde époque) comme avec Day After Day, Time ou Pyramania, démontre à quel point l’esthétisme sonore du groupe, aussi bien technique qu’orchestral, est impressionnant (il y aura, par exemple, plus de 100 musiciens dans Silence And I).


VOIR LE CLIP DE LA CHANSON MAY BE A PRICE TO PAY (The Turn of a Friendly Card)


Bien imprégné dans l’esprit musical des années 70, les albums du Alan Parsons Project sont généralement conceptuels. Si le premier est basé sur des poésies et des nouvelles de l’auteur américain Edgar Allan Poe, le second glorifie l’intelligence artificielle des robots (I Robot – 1977), tandis que le troisième, prendra pour symbole les pyramides (Pyramid – 1978).

Au tournant des années 80, l’identité sonore du A.P.P devient beaucoup plus commerciale. Le succès va croissant. Suite au somptueux The Turn of a Friendly Card (la pochette avec le roi de carreau, en 1980), pour lequel l’orchestrateur Andrew Powell est venu apporter une fois de plus ses compétences en écrivant les parties de cordes et de cuivres, The Alan Parsons Project change de cap. Chaque nouvel album cherche alors à esquiver le précédent par une approche esthétique différente et par un choix de musiciens très fluctuant, souvent soumis à toute épreuve (le guitariste Ian Bairnson et le batteur Stuart Elliott seront souvent exemplaires par leur efficacité technique tout en demeurant sobre dans leur jeu). Au niveau production, seul Eric Woolfson, qui s’occupe des claviers et chante aussi sur certains titres, et Alan Parsons, sorte de touche à tout aussi bien en ce qui concerne les instruments que le son, constituent le noyau dur.

C’est avec la parution en 83 de l’album Eye In the Sky, que l’Alan Parsons Project s’impose au niveau international (le titre éponyme sera classé n°3 aux USA). L’année suivante Don’t Answer Me (Ammonia Avenue) se distingue également. Le groupe est alors à son apogée, Avare côté concert, c’est un groupe qui s’est surtout distingué à travers les 10 albums de studio qu’il a réalisé et ses nombreuses compositions instrumentales. Voyager, Sirius ou I Robot sont les références de ce style qu'ils ont voulu musicalement simple et direct, tout à la fois rock et symphonique.

En 85, Stereonomy (titre qui renvoie à Edgar Allan Poe, où figure l’ex-chanteur de Procol Harum, Gary Brooker – Limelight – et John Miles) est bien classé aux USA, alors que l’album suivant, Gaudi (sur le célèbre espagnol et sa cathédrale inachevée de Barcelone, en 87), le sera en Grande-Bretagne. Toutefois, depuis la sortie de l’album Vulture Culture (1984), la magie sonore du Alan Parsons Project s’essouffle peu à peu, et ce, malgré quelques titres de bonne facture. Avec le temps, la ligne de conduite musicale du groupe est devenue moins sûre, et la direction plus chaotique. L’album Gaudi voudra renouer avec l’esprit concept et cherchera la tonalité de "I Robot" sans toutefois y parvenir. Ce sera d’ailleurs le dernier album « officiel » du groupe.

En 87, Parsons et le fidèle Woolfson, qui ont vendu plus de deux millions de disques en France et trois fois plus dans le monde, complètent Tales Of Mystery And Imagination pour sa publication en CD et font appel à Orson Welles comme narrateur. En septembre 96, le chanteur Christophe Cross est l’invité de leur concept-album On Air sur le désir éternel et impossible pour l’homme de voler.

Par Elian Jougla (Cadence Info - 12/2014)


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