NEWSRECHERCHEPROPOSERCHANSONCLASSIQUEINSTRUMENTJAZZMUS. FILMSMUS. SOCIÉTÉROCK & CoSON TECH.BLUES, SOUL...

ROCK, POP, FOLK, ELECTRO...


THE BEATLES, L'HISTOIRE DES HÉROS DE LA POP-MUSIC

Cette page est la suite de La biographie des Beatles, ces héros venus de Liverpool.


LA MORT DE BRIAN EPSTEIN

Les Beatles continuent leur marathon et retrouvent dans la seconde partie de l'année 1965, successivement la France (pour deux concerts au Palais des Sports qui sont restés dans les annales), l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne, la Hollande et le Japon. Ils ont tellement de succès que John déclare : « Les Beatles sont maintenant plus populaires que le Christ. » En décembre 1965, Day Tripper devient numéro un : c'est le dixième numéro un successif du groupe.


Ad Block

Il semblerait que vous ayez installé un bloqueur publicitaire sur votre ordinateur. Celui-ci vous empêche de consulter cette page dans sa totalité et dans des conditions visuelles optimisées. La mise en ligne d'encarts publicitaires non intrusifs permet à ce service d'exister durablement.

Pour ne plus subir cette restriction sur d'autres pages du site, nous vous conseillons de désactiver votre bloqueur publicitaire pour l'ensemble du site "www.cadenceinfo.com". Merci de votre compréhension.

Procédure pour autoriser "cadenceinfo.com"


Le 1er mai 1966 ils jouent pour la dernière fois en Angleterre au stade de Wembley, puis entreprennent leur ultime tournée aux Etats-Unis. Ils produisent à cette même époque l'un de leurs plus grands succès: Yesterday, ainsi que We can work it out. Le 29 août 1966, le plus grand groupe du monde joue pour la dernière fois sur scène. Les Beatles, en effet, fatigués par le rythme des tournées, travaillent trop, ont besoin de ralentir leur activité pour pouvoir se consacrer pleinement et sans précipitation à la création de leurs disques.

Au mois d'août 1967, les Beatles subissent un choc, ils apprennent, alors qu'ils sont aux Indes avec le maître hindou Maharishi, que leur imprésario Brian Epstein a été retrouvé mort dans son appartement londonien. Suicide, accident ? On ne le saura jamais. La mort de Brian Epstein, dont le service funèbre a lieu à quelques mètres du studio où les Beatles enregistrent habituellement, est une perte importante pour le groupe qui, sans manager au moment où il aborde un nouveau tournant de sa carrière, ne sera plus jamais le même.


SERGEANT PEPPER'S LONELY HEARTS CLUB BAND

Les Beatles, qui jusqu'ici avaient toujours vécu ensemble, décident de vivre chacun leur vie. Il n'est pas question de séparation, contrairement à ce que quelques journaux londoniens laissent entendre à l'époque. Les Beatles veulent simplement être plus indépendants. George part pour l'Inde à Bangor avec sa femme Pattie rencontrer le guru (maître à penser) des Beatles, Maharishi. John part pour l'Espagne tourner avec Richard Lester How I won the War, film pour les besoins duquel il se fait couper les cheveux. Ringo reste en Angleterre avec sa femme Maureen qui est sur le point d'être mère. Paul, quant à lui, peint, fait de la décoration et écrit la musique du film The Family Way.

Cette période de détente et de récupération est justifiée pour tous car l'année 1967 a été particulièrement chargée. Après avoir produit deux 33 tours importants, Rubber Soûl (dans lequel on trouve Norvegian Wood, Michelle et Girl) et Revolver (avec Good Day Sunshine, l'énorme Yellow Submarine : le sous-marin jaune, chanté par Ringo et Eleanor Rigby), où la musique du groupe devient de plus en plus personnelle et fouillée, les Beatles se sont attaqués en effet à l'enregistrement de ce qui sera leur chef-d'œuvre, l'album Sergt Pepper's lonely Hearts Club Band.

Pendant l'enregistrement, ils obtiennent de nouveaux numéros un avec Yeliow Submarine, Eleanor Rigby puis Strawberry Fieids forever et Penny Lane. En juin 1967 sort enfin Sergeant Pepper's lonely Hearts Club Band. L'album restera pendant près d'un an dans les hit-parades anglais et américains, et sera partout dans le monde un formidable succès.

Dans ce disque, les Beatles, au sommet de leur art, abordent la musique indienne (Within You, Without you, une composition de George qui avait été initié au sitar par David Crosby) et le psychédélique (Lucy in the sky with diamonds, A Day in the Life, etc.). Les Beatles n'ont alors jamais été aussi bons, comme en témoignent les 45 tours du groupe qui sortent à la même époque : All You need is Love enregistré avec l'aide de quleques membres des Rolling Stones et Hello Goodbye.

1967 est la période indienne des Beatles qui, sous l'influence du Maharishi, prêchent l'amour et la paix. C'est la mort de Brian Epstein qui, en août, mettra une conclusion brutale à cette étape mystique. En décembre, les Beatles reviennent au cinéma, mais, cette fois, ils sont des deux côtés de la caméra ; ils réalisent pour la TV anglaise un film en couleur d'une heure qui, sur une idée de Paul, raconte les aventures complètement folles survenant à un car contenant 43 personnes (Beatles compris).

Un 45 tours tiré de ce film Magical Mystery Tour, ainsi qu'un 33 tours du même nom, sortent à cette occasion. L'accueil réservé au film est assez froid. C'est la seule fois que, dans la carrière des Beatles, un tel fait se produira. Par contre, les six chansons inédites enregistrées pour le film (The Fool on the Hill, I am the walrus, etc.) seront de solides succès.


THE BEATLES ET L'ALBUM BLANC

1967 a été, sans que John, Paul, George ou Ringo le sentent vraiment, la dernière année du groupe en tant que tel. Il apparaît en effet, dès le début de 1968, que la mort de Brian Epstein a été fatale à la pérennité du groupe. Les caractères ont de plus en plus de mal à s'accorder, et le désordre régne au sein du groupe.

1968 sera toutefois l'année de trois autres productions marquantes des Beatles : Lady Madona (mars 1968, aussitôt numéro un), Hey Jude (juillet 1968, l'un des plus grands succès du groupe. Une composition de Paul Mc Cartney) et surtout le double album The Beatles (novembre 1968) qui contient des compositions de tout le groupe : Yer Blues (George), Don't pass me by (Ringo) et bien sûr, celles de John et Paul Ob-la-di, Ob-la-da et Back in USSR, Martha, Heltel Skelter qui préfigure le hard rock du lendemain, etc. Ce double album - souvent nommé « album blanc » à cause de sa pochette - est le dernier véritable album des Beatles, tous les autres disques devant être surtout l'œuvre de Paul.

La tension au sein du groupe augmente. Il faut dire que, depuis qu'ils ne se produisent plus en scène, la vie de chacun des Beatles est devenue de plus en plus complexe. John vient de divorcer de Cynthia, sa première femme, pour épouser un metteur en scène surréaliste japonais : Yoko Ono. Paul rencontre une photographe américaine, Linda Eastman, qu'il ne va pas tarder à épouser. Ringo tourne lui aussi avec Peter Sellers et Britt Ekland. George, lui, est de plus en plus solitaire.

Les Beatles s'essayent aussi à faire des affaires. Ils lancent leur marque de disques, « Apple », et produisent leurs propres artistes. Paul découvre Mary Hopkin, George, Jackie Lomax et John, Yoko Ono et le Plastic Ono Band (groupe qu'il a formé avec Yoko, Klaus Voorman et Alan White).


LA FIN DU RÊVE

L'année 1969 commence pour George, John, Paul et Ringo par la sortie d'un dessin animé complètement fou sur les Beatles, qui reprend le thème du Sous-marin jaune, chanté trois ans plus tôt, par Ringo. C'est Yellow Submarine, qui donne lieu, en février, à la sortie d'un album où l'on retrouve All You need is Love ainsi que quelques grandes nouveautés Hey Bulldog, All Together now.

Yellow Submarine, mieux accueilli que Magical Mystery Tour, fait à Londres d'excellentes recettes. En avril, sort un nouveau simple : Get Back, très vite numéro un. Ce même mois, on apprend le tournage d'un film sur la firme « Apple » avec de nombreuses séquences sur les enregistrements du groupe. Ce film, qui devait s'appeler Get Back, ne sortira finalement qu'en mars 1970, sous le titre de Let it be.

Cette bande, qui sera la dernière sur l'association John, Paul, George et Ringo, montre le climat désastreux qui régne au sein de la formation. Paul tend à devenir le patron d'un groupe qui, depuis la mort de Brian Epstein, n'est plus dirigé par personne. « Il fallait que quelqu'un prenne les rênes, explique Paul, car sans Brian Epstein, nous en revenions à l'époque de Liverpool, où il n'y avait aucune organisation ». Pourtant, John et George, responsables, l'un de Ballad of John and Yoko (mai 1969) et l'autre de Something (octobre 1969), chanson la plus programmée dans le monde entier en 1970, n'acceptent pas d'être les musiciens accompagnateurs de Paul.

L'enregistrement des deux derniers albums, Abbey Road (le faubourg de Londres où sont installés les studios d'E.M.I.) et Let it be, a lieu dans des conditions difficiles. Les Beatles n'ont plus grand chose en commun : le fossé se creuse entre Paul, qui réalise la plus grande partie de ces albums, et John et George (Ringo, lui, laisse passer l'orage).

Abbey Road sort en septembre 1969 et Let it be en mars 1970. Le même mois, paraît ce qui sera le dernier « simple » des Beatles Let it be, You no name, le dernier morceau qu'aient enregistré les Beatles ensemble.

Au début de l'été 1970. on apprend que le plus grand groupe n'est plus. La séparation est définitive. Quelques mois plus tard, John écrira le mot de la fin de l'histoire prodigieuse des Beatles : The Dream is over : le rêve est fini. Oui, il est bien fini. Chacun poursuit sa carrière seul et il n'est pas question, comme l'annoncent périodiquement les journaux du monde entier, de reformer l'association John, Paul, George et Ringo (et le sera définitivement avec l'assassinat de Lennon en 1980).

Paul forme Wings avec Linda et Denny Laine (ex-Moody Blues). George, après son triple album All things must pass (contenant My Sweet Lord), poursuit, avec un discernement parfois relatif, une carrière d'auteur-compositeur-interprète et producteur peu convaincante. Ringo fait du cinéma et se veut un chanteur de simples (It don't corne easy, You're sixteen, Photograph, etc.). John, avec Yoko, avec Elephant's Memory ou seul, produit des albums indispensables, profonds, qui se souviennent à l'occasion du rock'n'roll.

Leurs routes ne se croiseront plus. Après la séparation, tout le monde a espéré l'instant magique d'une rencontre au sommet, même unique et symbolique. Peine perdu ! Reste les chansons qui continuent et qui continueront de circuler à ciel ouvert, repises en cœur ou interprétées par des artistes de toute générations.


THE BEATLES DISCOGRAPHIE

  • The Beatles First
  • Please, Please, Me
  • With the Beatles
  • A Hard Day's Night
  • Beatles For Sale
  • Help !
  • Rubber Soûl
  • Revolver
  • A Collection of Beatles Oldies
  • SGT Pepper's Lonely Hearts Club Band
  • The Beatles (album blanc)
  • Magical Mystery Tour
  • Yellow Submarine
  • Abbey Road
  • Let it be
  • The Beatles 1962-1966
  • The Beatles 1967-1970
  • Rock'n'roll Music

Par J-M. Leduc (Cadence Info - 02/2016)


À CONSULTER

LES BEATLES ET LA CONTRE CULTURE

THE BEATLES : LET IT BE… QU’IL EN SOIT AINSI !

LES BEATLES JOUENT LA CARTE DU STREAMING

LE MUSEE DES BEATLES À LIVERPOOL

JOHN LENNON, DE LIVERPOOL À LONDRES

GEORGE MARTIN, LE MENTOR DES BEATLES


RETOUR SOMMAIRE