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BIOGRAPHIE AMY WINEHOUSE,
PORTRAIT D'UNE CHANTEUSE AU DESTIN TRAGIQUE

Le 23 juillet 2011, le corps sans vie de la diva soul Amy Winehouse est retrouvé à son domicile londonien. À seulement 27 ans, la chanteuse au succès météorique et à la carrière planétaire laisse un énorme vide à la fois dans le cœur des fans et sur la scène mondiale. Très vite, pour les médias, les fans, et même les proches, c’est la thèse de l’overdose qui s’impose. Retour sur sa vie, ses addictions, ses tragédies…


UNE VIE DANS UNE AUTRE DIMENSION

Amy Winehouse, c’est d’abord une voix irrésistible. C’est la diva soul des années 2000, un contre-exemple des voix criardes que le showbiz sème alors à tout vent. Sa voix est une âme qui prend ses racines aussi bien chez Billie Holiday que chez Janis Joplin. Mais Amy Winehouse, c’est aussi un tube, Rehab en 2006, avec des paroles désormais cultes et un album au carton planétaire, Back to Black, la même année. Enfin, Amy Winehouse, ce sont plus de douze millions d’exemplaires écoulés dans le monde entier, de nombreuses récompenses dont cinq grammy awards.


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L’artiste a vécu toute sa vie dans une autre dimension. Elle écrivait les textes, composait les musiques ; même à travers son look, la jeune Amy détonnera et marquera les esprits en mélangeant influences des années 50, silhouette à la "Pompadour" et tatouages sur les bras. Une vamp bien implantée dans le paysage des années 2000. Seulement voilà, entre ses addictions à l’alcool, aux drogues dures, en montant ivre sur scène ou à travers ses concerts annulés au dernier moment, la chanteuse deviendra l’enfant terrible de la scène britannique.

Dépassée par les événements qui marquent son ascension fulgurante, Amy Winehouse brûlera la chandelle par les deux bouts. Quand la gloire la surprendra, à l'adjonction des drogues, elle perdra du poids et deviendra rapidement méconnaissable. Avec Blake, le bad boy qu’elle finira par épouser en 2007, ce sera la descente aux enfers ; un couple à la Bonnie and Clyde qui fera la une des journaux du monde entier. La chanteuse ira jusqu'à avouer ses excès de colère, ses violences envers son mari qu’elle avait le malheur de frapper quand ce dernier oser la contrarier... Elle l’avait tellement dans la peau !

Celle qui faisait à ses débuts la une des magazines musicaux a fini par graver son nom sur d’autres parchemins plus courus, mais aussi plus scandaleux. Des questions se posent alors sur ce conte de fée qui a enflammé toute la presse anglaise et internationale : Pourquoi l’enfant prodige s’est-elle écroulée ? Quel rôle a joué Blake dans sa descente aux enfers ? Pouvait-elle s’en sortir et revenir au devant de la scène avec ce troisième album si souvent annoncé ?

© Rama - Amy Winehouse (2007)


UNE ADOLESCENTE RÉVOLTÉE

Élevée à travers les mélodies chantées par Frank Sinatra et par son père, crooner à ses heures, les influences musicales majeures d'Amy Winehouse seront le jazz, le rhythm and blues, puis le hip-hop. Baignée dans cet univers musical, le soir, elle chante seule face au miroir. À l’école aussi, elle développe un sens naturel du spectacle lors des fêtes de fin d’année. Ses parents se rendent compte qu’elle a du talent et à 12 ans ils l’inscrivent à la prestigieuse école Sylvia Young Theater School. Dès lors, c’est la musique qui devient sa principale raison de vivre. Entourée des élèves et des professeurs, sa voix bluffe tout le monde, mais quand elle ne chante pas, la jeune fille se transforme alors en une véritable rebelle, une tigresse. Seule la musique lui parle, et il n’y a que ça qui la motive vraiment.

En raison de son caractère bien trempé, elle est renvoyée de l’école, mais c’est aussi grâce à cette éviction qu’elle va se réaliser artistiquement. Au hi-hop va se rajouter une autre influence, le rap. Elle monte son premier groupe avec son amie d’enfance Juliette Ashby. Ensemble, elles vont faire les 400 coups. Leur nom les Sweet’N’Sour. Les jeunes filles évoluent au sein d’un univers masculin, pour ne pas dire macho. « Nous sommes des filles et nous sommes venus en découdre. On n’est pas là juste pour être vos petites amies. C’est nous qui allons décider et pas vous ! » Le ton est donné.

À 16 ans, grâce à Sylvia Young, l’occasion lui est donnée de chanter sur scène accompagnée d’un big band de jazz, le National New Jazz Orchestra. Tous les samedis soir, sa voix se ballade dans différents clubs londoniens. Certain de son talent, James Tyler, son petit copain d’alors, envoie une K7 démo à Simon Fuller (instigateur de l’émission Pop Idol en, Angleterre ou de Nouvelle Star en France. Simon Fuller est aussi derrière les grands tubes des Spice Girls, de Britney Spears ou de Madonna). Bluffé par le potentiel de la jeune chanteuse, il décide alors de la produire…


PREMIER SUCCÈS, L'ALBUM FRANK

Le 20 octobre 2003 sort le premier album, Frank, en hommage à Frank Sinatra. Pour Amy le rêve se réalise telle qu’elle l’avait imaginé. Le disque est à l’image de la chanteuse, à la fois Jazz et rhythm and blues. Dès ce premier disque, certains textes témoignent de sa sincérité, de leur causticité. Dans la chanson Stronger Than Me, elle parle sans détour de ses amours, de ses peines et de ses galères. Des textes crus magnifiés par une voix majestueuse.

Au cours de sa trop courte carrière, Amy Winehouse n’écriera que des textes personnels, dans un contexte vécu. Pour elle, c’était la seule bonne façon de placer des mots sur sa musique. C’était aussi une façon de se singulariser par rapport aux autres chanteuses de sa génération.

La chanson Stronger Than Me lui permettra de remporter l’équivalent des victoires de la musique en France, le prix Novello. Néanmoins l’album Frank est un succès d’estime et ne touche qu’un public restreint, trop jazz au goût de certains.

Lors de sa première tournée anglaise des premiers signes d’encouragements naissent. A sa grande surprise, c'est un véritable succès. Les médias se l’arrachent et tombent sous le charme de cette chanteuse qui accepte volontiers le jeu des plateaux télévisés et des interviews. Quand elle se produit sur scène, Amy prend du plaisir, cela se voit. La pulpeuse Lolita bouge et chante comme une professionnelle. Elle est très en beauté et souriante. Aussi à l’aise en studio que devant des milliers de personnes, Amy est en plein rêve et ne demande rien de plus, sauf que… la rencontre d’un homme va bouleverser son existence.


LA RENCONTRE AVEC BLAKE

Il s’appelle Blake Fielder-Civil. Elle fait sa connaissance début 2005 et c’est aussitôt le coup de foudre. Il est assistant-réalisateur de vidéo-clip et c’est l’homme de sa vie. Maintenant, quand elle chante, c’est pour lui, quand elle écrit, c’est à travers lui. L’amour fusionnel est bien là. Elle l’a dans la peau ! Aussitôt, l'entourage s'aperçoit qu'un décalage se crée entre l’image professionnelle qu'elle souhaite produire et son attitude scénique. Amy devient petit à petit le double de Blake. Le jeune homme est déjà un « bad boy » aux cicatrices sur le corps et accoutumé aux excès en tout genre : drogue, alcool…

Amy se laisse alors entraîner dans les soirées arrosées et bientôt les drogues dures. Le pire arrivera en pleine figure de ses fans quand des vidéos traîneront sur le Web, montrant une Amy en pleine déroute, en pleine addiction, essayant dans son intimité des substances toujours plus fortes, plus destructrices : ecstasy, crack, cocaïne… mais aussi des tranquillisants dans le seul but de se détendre. Les addictions entraînent le paradoxe des comportements et la jeune fille fumeuse de joints devient rapidement une junkie célèbre.

Le couple finit par se désagréger lentement et sûrement. Au bout de quelques mois, Blake la quitte pour retourner avec son ex. Le choc de cette séparation soudaine est terrible pour la chanteuse. Elle est au fond du trou. La chanson Back to Black devient la porte de sortie de ce chagrin d’amour. Comme toujours, les mots sont ses médicaments. Elle signe sa rage et ses désespoirs, ouvrant son cœur au public vers de nouvelles pistes à travers cette chanson autocritique : Tu es revenu à ce que tu connaissais / Si éloigné de tout ce que nous avons vécu ensemble / Et je marche sur une route dégueulasse / Mon destin est tout tracé / Je retournerai en dépression. / Nous ne nous sommes seulement salués qu'avec des mots / J'en mourus des centaines de fois / Toi tu retournes vers elle / Et moi je retourne... / Je retourne à nous..

Son expérience avec Blake semble ne pas lui avoir servi de leçon, car le compagnon suivant, Pete Dohertie, a lui aussi, à bien des égards, quelques ressemblance avec Blake. Il a déjà à son actif quelques relations sulfureuses et quelques accoutumances aux excès. Face à cette nouvelle union tumultueuse, sa famille, mais aussi son entourage professionnel s’inquiètent et l’encouragent à subir une cure de désintoxication. De ce conseil naîtra son plus gros tube Rehab... Mais Amy refusera la cure en question.


BACK TO BLACK

Entre-temps, la drogue et l’alcool ont produit quelques effets sur ses cordes vocales. Son timbre de voix n’est plus le même que sur l’album Frank. Loin d’encourager une telle approche, force est de constater que cela a eu un effet positif en singularisant davantage son chant. Son style vocal baigne toujours autant, si ce n’est plus, dans le catalogue rhythm and blues dans années 50/60, mais sans y chercher la moindre performance vocale. Elle conserve une voix sensiblement grave et ne pousse preque jamais sa tessiture dans ses retranchements. Tout est dans l’interprétation.

C'est dans cette période de doute, qu'elle rencontre le producteur Mark Ronson. C'est l’homme providentiel, l'homme de la situation. L’album Back to Black est construit sur mesure à l’image de la chanteuse. Musicien, DJ et compositeur, Mark Ronson est connu pour ses interventions dans le domaine des musiques rock et hip-hop. Seulement âgé de trente ans, il a déjà collaboré avec Lily Allen, Christina Aguilera ou Robbie Williams.

La grande force du disque Back to Black est de concilier sonorités actuelles et orchestrations très kitch, à coup de cuivres swingants. Cependant, ce Back to Black n’est pas de l’Aretha Franklin relooké, car cet album est imprégné des paroles d’Amy, et les siennes sont loin de porter les mêmes messages, les mêmes valeurs. On s’en serait douté !

Mark Ronson mettra tout de même en balance certains éléments propres à l’écurie Tamla Motown des années 60, celui du son, des riffs de cuivres et du look des musiciens sur scène. Le producteur a réussi à construire un heureux mélange sur un temps passé qui se conjugue au présent. Il en ressort un album cohérent, parfait de bout en bout. Pour Amy Winehouse, Back to Black est l’album qui va enfin la révéler au public. Le disque traverse les frontières et le rêve se poursuit… La brune piquante continue d’imprimer sa voix, son caractère, à l’image des quelques chanteuses illustres qui ont traversé son adolescence. Amy Winehouse est alors au summum de sa carrière.

Aujourd’hui, l’album Back to Black est devenu un classique, et l’aurait été même si la chanteuse n’avait pas disparu. À sa sortie, pour le public, le disque produit un choc. Fait assez rare à cette époque ou la qualité musicale ne vole pas très haut, se cherche désespérément, contemple très souvent l’underground, le produit à courte distance ou bon à zapper. Amy a réussit le tour de force de faire accepter un univers décalé, de remettre au goût du jour des sensations musicales que l’on croyait éteinte. Un produit brut et authentique qu’elle assume parfaitement en conduisant, à la façon de feu Michael Jackson, un maximum d’interventions de la conception initiale jusqu’à la touche finale. Amy Winehouse était bien plus qu’une simple interprète. Finalement, la grande force de ce disque, comme pour la plupart des meilleures productions, est d’avoir possédé une accroche commerciale, sans avoir au fond le droit de revendiquer cela. L’amateur de rock, de reggae, de jazz ou de blues a trouvé avec ce disque un même accord positif et commun.


VERS UNE FIN TRAGIQUE

Amy Winehouse ne ressemblait pas aux autres chanteuses de son époque. De petite taille avec sa coiffure gigantesque posée sur sa tête, elle portait sur ses épaules une sorte de fragilité rebelle. Elle n’aurait jamais concouru pour une élection de miss. Certainement pas ! D’ailleurs, et même si ses tenues ont influencé la mode de l’époque, elle n’était pas à fond dans le marketing, dans la réflexion d’une image préfabriquée qui doit se couler dans un moule. Elle se foutait de l’image qu’elle renvoyait. Depuis toujours, Amy Winehouse était une fonceuse, une grande gueule qui concrétisait avec talent sa passion première, la musique.

Après la sortie de l’album Back to Black, la chanteuse va poursuivre sa carrière avec des hauts et des bas. En secret, elle a renoué avec Blake. Le couple repart alors dans un sombre tourbillon d’amour et de feu jusqu’au mariage en mai 2007. Amy avait depuis remonté la pente, malheureusement, le même schéma ou presque se reproduit. La chanteuse voue une obsession quasi maladive envers son mari. Sentimentalement et psychologiquement, elle en est dépendante jusqu’à le chercher des yeux dans les salles où elle se produit. Elle semble en état de grâce. Tout semble lui sourire. Et pourtant...

En juin 2007, elle se produit à l’île de Wight et chante avec les Rolling Stones. Le duo formé par Jagger et Winehouse conquit et étonne alors le public présent. Un clip suivra et mettra en communion les papys du rock et la reine actuelle de la soul. Mais le rythme des tournées, la pression exercée par ses différentes activités professionnelles, le succès, commencent à peser sur ses épaules fragiles… De plus, elle continue d'être la cible facile des paparazzis qui se délectent de ses frasques : Amy et Blake ivres à la sortie d’un pub, Amy et Blake prennent de la cocaïne… Sa santé vacille. Face à l’attente d’un public toujours plus nombreux, face aux médias qui la sollicitent toujours plus, Amy a de plus en plus de mal à gérer le quotidien. Sa carrière artistique passe au second plan et elle devient plus célèbre pour les dérives de sa vie privée que pour ses chansons.

Le public dans son « innocence » est cruel et, malgré son voyeurisme, ne pardonne pas toutes les conduites. Amy est à bout de force, dans l’épuisement et enchaîne les malaises. Le couple paye cher leurs fautes. La violence commise par Blake sur un barman le conduira à faire plusieurs mois de prison, ce qui conduit Amy dans une sombre dépression. Elle décide alors de retourner chez ses parents. L'existence familiale l'apaise. Elle semble bien vouloir décrocher de ses addictions aux drogues. Son père la soutient, mais les paparazzis sont toujours en chasse et guettent la moindre faiblesse, le moindre de ses faux pas qui justifierait une quelconque photo choc.


AMY WINEHOUSE - REHAB


Devenue incapable d’assumer la moindre performance scénique, elle décide de changer d’univers, de partir pour des cieux plus ensoleillés, les Caraïbes. Repos, récupération, inspiration seront au programme des trois mois que va durer son séjour. La période est reconstructrice, car côte cœur elle se détache peu à peu de Blake et des drogues. Cependant, la chanteuse reste fragile. Derrière son apparente fraîcheur, ses larges sourires, la peur de renouer avec le public ne va pas sans poser de problèmes… Le retour à Londres la replonge aussitôt dans les mêmes dépendances, l’alcool surtout, qui lui sert de béquille pour résister à l’absence des drogues dures. Au même moment, du fond de sa cellule, Blake demande le divorce avec des émoluments considérables. Son entourage voit alors dans cette séparation, un sauvetage pour Amy.

Le public, toujours lui, sur les réseaux sociaux, se déchaîne et mise déjà sur une mort annoncée. Au printemps 2011, une grande tournée européenne est prévue : Pologne, Italie, Autriche… Le public l’attend avec impatience. Déjà une année que la chanteuse ne s’est plus produite sur scène… A Belgrade, lors du premier concert de la tournée, les caméras de quelques spectateurs sont là et filment. À la façon du come-back de Whitney Houston, la chanteuse ne parvient pas à dissimuler son état. La voix cassée, impossible alors de jouer la carte professionnelle. C’est le début de la décadence, la dernière vision scénique d’une chanteuse qui tentait d’échapper à ses vieux démons.

Suite à cet unique concert, la tournée sera annulée… Et au matin du 23 juillet 2011, c’est le choc. Le monde se réveille par cette triste nouvelle : « Selon l’agence de presse britannique, la chanteuse Amy Winehouse a été retrouvée morte aujourd’hui dans son appartement. » Elle n’avait que 27 ans. On apprendra quelques temps plus tard que la cause du décès était due à une overdose d’alcool.

Tout un pays est en deuil. Des milliers de personnes viennent alors se recueillir devant sa porte religieusement. Témoignages divers, fleurs, dessins d’enfants, inondent le trottoir attenant. La profession salut son talent, mais personne ne réalise vraiment cette perte, tellement celle-ci est venue soudainement, par surprise, même si chacun était conscient de sa santé fragile, de son comportement très « borderline ». Sans le savoir vraiment, Amy Winehouse avait guidé les pas de nombreux jeunes artistes. Sa réussite avait transporté le cœur de nombreux chanteurs et chanteuses. Eux, n’ont certainement pas oublié ce qu’ils lui doivent.

Quelques temps après sa mort, des rumeurs courent, néfastes et nauséabondes sur Facebook, Twitter, oubliant au passage la mort d’une jeune femme de 27 ans… 27 ans, l’âge maudit du « club des 27 » aussi tragique que stupide dans sa comparaison. Ne faut-il pas être mauvaise langue ou n’avoir rien à dire pour chercher toujours des explications rationnelles, spirituelles ou pathétiques dans l’âge d’un mort, même célèbre ? Le moindre mal pour Amy Winehouse est d’avoir ignoré cela.

Quelques mois après son décès, en décembre 2011, est sorti un album posthume intitulé Lioness: Hidden Treasures, constitué d ‘originaux et de reprises dont Body and Soul et une étonnante version percutante de The Girl From Ipanema. Depuis sa disparition, ses deux témoignages discographiques, Frank et Back to Black, continuent de se vendre très bien. Orphelin, le public écoute et réécoute ses chansons sombres comme pour mieux comprendre sa fin tragique. Est-ce là le moindre mal ou le plus grand hommage que l’on peut lui rendre ? Deviendra-t-elle dans l’inconscient collectif l’égale d’une Aretha Franklin ou d’une Etta James ? Il ne m’appartient pas d’y répondre, seul le temps nous apportera la réponse.

Par Elian Jougla (Cadence Info - 11/2014)


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