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BESSIE SMITH, LA DIVA DU BLUES

Bien des années avant que la voix rocailleuse de Janis Joplin n’explose sur les ondes, dans les années 60, de nombreuses chanteuses avaient gravé des disques que l’histoire n’a pas toujours retenus. Ainsi, une chanteuse dénommée Mamie Smith enregistre en 1920 ce qui est considéré comme le premier blues authentique conjugué au féminin, “Crazy Blues“.


BESSIE SMITH, LA REFERENCE

Cette Mamie, oubliée depuis (elle est morte en 1946), n’était qu’une parmi les nombreuses chanteuses de blues à se produire dans les spectacles de noirs, et une parmi les cinq chanteuses de blues du nom de Smith, sans qu’elles soient apparentées, Mamie, Clara, Bessie, Trexie et Laura.


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Bessie Smith (1936)

La plus ancienne chanteuse aujourd’hui connue, celle qui a influencé toutes les autres, est Gertrude “Ma” Rainey. Née en 1886 en Georgie, elle débute à seize ans dans la carrière de chanteuse et effectue pendant de nombreuses années des tournées dans un groupe portant le nom de “Minstrels” (les Ménestrels), un groupe spécialisé dans l’interprétation du répertoire de la musique noire. La concentration, la force et la grandeur de son chant ont toujours été émouvants. Malheureusement, les témoignages discographiques de mauvaise qualité n’apportent qu’un pâle reflet de sa véritable personnalité.

Bessie Smith “son élève”, trouve écho à l’art de Gertrude Rainey. La voix âpre, rocailleuse, mais terriblement émouvante de Bessie Smith, son tempérament, son sens caractéristique des nuances et sa puissance vocale impressionnante font paraître fades et empruntées les autres spécialistes de l’époque, comme Ida Cox ou Maggie Jones.

Très intelligemment réenregistrés grâce aux moyens technologiques du numérique, nous pouvons écouter à présent un grand nombre de ses interprétations. Du fameux standard “Saint-Louis Blues” où elle est accompagnée à la trompette par Louis Amstrong (1925), au “Empty bed Blues“, c’est tout l’univers de la musique noire qu’elle a photographié. Chacun de ces blues, dont Bessie Smith était la plupart du temps l’auteur, nous offre un tableau savoureux ou désespérant de la société américaine pendant la période de l’entre-deux-guerres.

De 1923 à 1927, plus de quatre millions de ses disques sont vendus, avant qu’elle ne tombe progressivement dans l’oubli et meure, presque dans la misère, abandonnée, à la suite d’un accident d’automobile.

L’influence de Bessie Smith a eu une énorme importance. Mis à part Louis Amstrong, les chanteuses d’envergure que l’on trouve après elle ne pourront s’exprimer et se révéler au public qu’en des styles neufs. Les blues de Bessie Smith, accompagnés par des instruments solistes (entre 1923 et 1933), expliquent en partie ce qu’est la genèse du jazz instrumental. Le dialogue chant et instrument soliste qui se répondent, sont a posteriori une sorte d’écho à la naissance de la polyphonie jazz de Nouvelle-Orléans.


BESSIE SMITH : ST. LOUIS BLUES (1929)

Bessie Smith, mais également Ethel Waters, Ida Cox, Victoria Spivey, Clara Smith, Sippie Wallace, Alberta Hunter, Trixie Smith ou Edith Wilson, sont des pionnières de l’histoire du blues et du jazz. Elles sont les premières femmes noires à avoir été enregistrées.

Dans les années 1960, quand le blues revient au devant de la scène porté par une musique rock encore juvénile, d’anciennes chanteuses comme Alberta Hunter et Victoria Spivey renouent avec le succès. Grâce à ce come-back imprévu, elles trouvent là une occasion unique, celle de nouer un dialogue avec un tout nouveau public “pop”, jeune et curieux.

Par Elian Jougla (09-2009)

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