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MUSIQUE & SOCIÉTÉ


L'IRCAM, BOULEZ ET BEAUBOURG

Pompidou l’a désiré et Boulez l’a organisé. Avec l’Ircam, l’informatique se met au service de la musique contemporaine. Une fructueuse aventure sonore démarre en 1974…


UN PROJET INITIÉ PAR GEORGES POMPIDOU


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Tout à commencé par un gag digne des Marx Brothers. Le téléphone sonne chez Pierre Boulez, à Baden-Baden : « Ici l’Elysée, le président de la République voudrait parler à Pierre Boulez. » La phrase à peine achevée, le téléphone est déjà raccroché. L’auteur de Pli selon pli n’a pas de temps à perdre avec les plaisantins. Mais aussitôt, nouvelle sonnerie, et cette fois, il faut se rendre à l’évidence : la France, par l’entremise élyséenne, reprend effectivement contact avec celui qui, dans un article fameux du Nouvel Observateur, du 25 mai 1966, « Pourquoi je dis non à Malraux », déclarait « faire grève en regard de tout ce qui est organisme officiel de la musique en France ». Et fustigeait, avec un art ravageur de la formule assassine, « le grenouillage de comités nestoriens ».

Mais depuis 1969 se trouve à la tête de l’Etat un président, Georges Pompidou, un amateur d’art comme sa femme Claude et leur ami Michel Guy. Conscient du retard pris par la France dans ce domaine, il décide la création d’un grand centre culturel d’un type inédit, regroupant un musée d’art moderne, une vaste bibliothèque publique de lecture et d’information sans oublier un centre de recherche musicale.

PIERRE BOULEZ S'EMPARE DES COMMANDES

Dès 1970, Pierre Boulez accepte de réfléchir à son organisation, d’en définir le fonctionnement et les finalités, enfin d’en prendre la direction – mettant fin à un exil dommageable pour la France, mais dont les orchestres symphoniques de Londres et de New York, et la vie musicale de ces métropoles, ont profité.

Le 7 mars 1974, une conférence de presse annonce la naissance officielle de l’IRCAM – Institut de Recherche et de Coordination Acoustique/Musique – et présente l’équipe pionnière de direction : les compositeurs Luciano Berio, Gerald Bennett, Vinko Globokar, Jean-Claude Risset. Depuis plusieurs années, Boulez le déplorait : « la création actuelle comporte trop de bricolage […]. Depuis deux ou trois siècles, la lutherie instrumentale a peu évolué. » Les moyens neufs de l’informatique vont y remédier…

Les ordinateurs résolvent en un temps record des calculs et des combinaisons que le cerveau humain peine à réaliser. Ils transforment instantanément (en temps réel) le matériau sonore que les instruments traditionnels leur soumettent, démultipliant ainsi leur territoire acoustique et leur performance de virtuosité.


SOUS BEAUBOURG, L'IRCAM

A la lisière du vaisseau Beaubourg édifié par Renzo Piano, les studios de l’Ircam sont creusés sous la place Igor-Stravinsky, recouverte d’une fontaine conçue par le plasticien suisse Jean Tinguely. Pour exécuter les œuvres réalisées avec les technologies numériques nouvelles (la fameuse 4X, ordinateur mastodonte qui fait aujourd’hui figure de stégosaure), l’Ircam se dote d’un bras séculier : l’Ensemble inter-contemporain, une trentaine de solistes de très haut niveau, familier de ce répertoire. A l’automne 1981, la création de Répons de Pierre Boulez, pour ensemble instrumental, six instruments solistes et système électroacoustique, consacrera la nécessaire et fructueuse existence de l’Ircam.

Par G. Macassar

(Cadence Info - 06/2016)

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