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MUSIQUE & SOCIÉTÉ


PROTEGER, EDITER ET DISTRIBUER SES COMPOSITIONS

Composer est une des activités favorites du métier de musicien. Toutefois, avant que votre œuvre ne se trouve dans le bac d’un disquaire, vous aurez plusieurs étapes à franchir...


LA PROTECTION DES ŒUVRES

Vous aurez à protéger votre œuvre si vous souhaitez percevoir des droits d’auteur, à l’éditer pour la diffuser sous forme de partition, à l’enregistrer et à la distribuer. Thierry Demougin, auteur d’ouvrages sur la musique et la technique MAO décrit en quelques lignes les étapes essentielles que tout compositeur doit connaître.

Protéger ses compositions est certainement l’une des premières démarches à effectuer avant de diffuser ses maquettes. Plusieurs solutions s’offrent à vous, soit vous désirez faire partie de la Sacem et pour cela il vous faudra justifier de l’exploitation commerciale d’au moins un de vos morceaux, soit vous déposez chez un notaire ou au Snac (Syndicat national des auteurs compositeurs) vos créations avec leurs partitions ce qui fera la preuve, en cas de litige, à la date de dépôt de la propriété de vos chefs d’œuvres.


L’EDITION


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Le travail de l’éditeur consiste à assurer la promotion permanente des œuvres des auteurs qui lui ont cédé les droits d’éditions par contrats. En d’autres termes, l’éditeur diffuse les œuvres musicales fixées sur des supports de type partitions. Il peut également trouver des interprètes pour les compositions dont il a la gestion. Cette collaboration se situe généralement avant la phase de fixation sur un format audio à commercialiser. Il se chargera de faire l’intermédiaire auprès de la Sacem et pourra même aller jusqu’à trouver une maison de disques.


LA PRODUCTION

On peut considérer deux types de production : l’autoproduction et la production via un label d’une maison de disques. Dans tous les cas, produire consiste à fixer les enregistrements de vos morceaux sur un support audio (CD, vinyle…). L’enregistrement comprend une première phase de prise de son puis une deuxième phase de mixage. Elles peuvent se faire dans un studio professionnel ou dans votre home-studio. Puis la bande finale fera l’objet d’un mastering avec le montage et l’ordre de vos morceaux, le minutage précis, l’équalisation…

Ensuite, vient le tour du pressage qui s’occupera du Glassmaster. Il vous faudra obtenir une autorisation de pressage auprès de la SDRM (Société pour l’administration du droit de reproduction mécanique), qui est bien évidemment payante en fonction du format, du nombre d’exemplaires et de la destination du produit (commerciale ou promotionnelle). N’oubliez pas également la création graphique du livret et de la pochette, la sérigraphie du disque ainsi que leurs impressions.


LA DISTRIBUTION

Votre disque en poche, il faut désormais le vendre. Vous pouvez vous-même vous charger de cette opération demandant du temps et un sérieux carnet d’adresse. Une autre solution consiste à proposer sa galette à un distributeur qui se chargera de la placer dans tous les bons étals.

Deux types de contrat peuvent être envisagés. La licence où le distributeur se charge de la promotion (presse, radio, club) ou le simple contrat de distribution où votre disque entre dans un catalogue, sachant que dans ce cas se sera à vous d’en faire la publicité.


CONCLUSION

Sachez que pour les compositeurs, ces différentes étapes sont souvent vécues comme un parcours du combattant. D’ailleurs, les abandons en cours de route ne sont pas rares. Si protéger une œuvre est une chose relativement facile, la produire demande des moyens financiers dont la somme est souvent proportionnelle avec la notoriété du studio (qualité audio, possibilités techniques…) et l’effectif (nombre de musiciens, arrangeur…).

Une fois votre composition gravée, celle-ci doit également répondre à un autre impératif : la promotion. Sans elle, toute distribution, même rondement menée, enverra votre disque aux oubliettes, perdu parmi des dizaines de parutions quotidiennes. Pour que votre créativité ne suive pas le même chemin, la promotion d’aujourd’hui ne doit plus être seulement assujettie au son et à sa production, mais également à celle de l’image médiatique (vidéo clip, Internet, articles de presse, passage radio et télévision…).

Devant tous ces challenges qui se transforment souvent en casse-tête et en impondérables, mieux vaut être prudent et s’armer de patience, voire de courage. Si la consultation d’ouvrages spécialisés et la mise en relation avec des professionnels sont indispensables, la scène demeure encore aujourd’hui un très bon outil d’évaluation, toujours capable de mesurer la tenue et la portée médiatique d’une composition, que celle-ci provienne d’un amateur ou d’un professionnel aguerri.

par Patrick Martial (04/2012)


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