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SON & TECHNIQUE


LA SALLE PLEYEL, SON HISTOIRE ET SA SALLE DE SPECTACLE

À Paris, non loin de l’Arc de Triomphe, la salle Pleyel est devenue une référence dans le domaine de la musique classique, en France mais également en Europe. Edifiée par un pionnier de l’acoustique, la salle Pleyel s’inscrit dans une célèbre dynastie de facteurs de piano, la famille autrichienne Pleyel qui contribua à faire de Paris l’une des grandes capitales musicales dans l’Europe du 19e et 20e siècle.


PLEYEL, UNE HISTOIRE DE PIANO ? MAIS ENCORE...

À son origine, un compositeur et facteur d’instrument du début du 19e siècle qui s’appelle Pleyel construit des instruments qui rencontrent beaucoup de succès. Chopin, qui posera ses doigts sur l’un de ses pianos, apportera un certain crédit à son travail artisanal. A l’arrivée de la révolution industrielle, la bourgeoisie désirant avoir un piano à demeure pousse Pleyel et sa famille à construire de nombreux exemplaires.

La famille s’enrichissant, vers la fin du 19e siècle, elle décide de construire une première salle de spectacle contenant 500 places, rue Rochechouart, pour permettre aux pianistes qui commençaient à avoir du succès de jouer dans de bonnes conditions. AInsi, par effet domino, la famille Pleyel va prospérer tout en imposant sa marque de fabrique.


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Au début du 20e siècle, la maison Pleyel est parvenue au faîte de sa gloire, lorsque son jeune directeur, Gustave Lyon, décide de construire une nouvelle salle plus moderne que la précédente. Laurent Bayle (directeur général de la Cité de la musique) : « Gustave Lyon, à la fois musicien et polytechnicien, s’est mis à imaginer la création d’un lieu magique qui serait une sorte de préfiguration de "La Cité de la musique" dans lequel il y aurait une immense salle de 3000 places pour répondre au progrès technique de l'époque, pour répondre à la démocratisation de la musique, et pour accueillir un plus large public. »

En 1927, la nouvelle salle de spectacle Pleyel est composée en réalité de trois salles : la grande salle de 3000 places, la salle "Debussy", plus modeste, et la salle "Chopin", réservée à la musique de chambre. En complément, quelques modèles de piano en démonstration prenaient place à l’intérieur de petits studios aménagés… Business oblige, et sans vouloir mettre en rapport priorité artistique et économie de marché, il faut reconnaître que les différentes salles de spectacle servaient avant tout à faire fructifier un commerce des plus rentable. Malheureusement, l’année suivante, l’envolée économique du complexe Pleyel subit un terrible incendie qui ravagea presque la totalité de l’établissement et ses 500 pianos.

Quelques années plus tard, emporté par la grande dépression des années 30, la salle restaurée passe dans le giron de son créancier, le Crédit Lyonnais… Entre les mains de la célèbre banque, la gestion des lieux n’est plus la même. La salle Pleyel s’anime aux sons des orchestres classiques mais aussi aux rythmes des formations de jazz. Parfois, certains soirs, la grande salle change de décor pour accueillir des rencontres sportives, principalement de boxe. Quant aux petites salles et aux studios, ils deviennent des lieux de répétitions pour musiciens et danseurs.


LA RENOVATION DE LA SALLE PLEYEL

Suite à la faillite du Crédit Lyonnais en 1998, la salle est rachetée par un entrepreneur, Hubert Martigny. Avant de le louer à l’état, l’homme d’affaire apporte à l’édifice quelques transformations importantes afin de lui redonner vie et élégance. Ses efforts porteront sur la restauration des principales salles en conjuguant modernisme et style Art Déco, comme l’était l’édifice avant l’incendie dévastateur. Gestionnaire des lieux depuis lors, la "Cité de la musique" décide de racheter la salle en 2008 pour y accueillir de grands orchestres nationaux et internationaux (l’orchestre de Paris étant son principal résident).

Le grand dessin de Gustave Lyon marquera de sa personnalité les contours de la grande salle. En son temps, il sera perçu comme un scientifique capable de concevoir et d’améliorer une nouvelle acoustique (un terme très novateur pour l’époque). Gustave Lyon obtiendra l’appui de l’architecte Le Corbusier, qui oeuvra notamment pour un urbanisme résolument tourné vers l’avenir.

L’idée de Gustave Lyon est de concevoir une salle en forme d’entonnoir qui s’évase au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la scène, sans oublier une hauteur de plafond conséquente et surdimensionnée. Dès lors, la salle Pleyel est dans une sorte d’avant-gardisme en apportant une nouvelle conception dans le rapport existant entre musique en grand orchestre et acoustique.

Plus tard, son adaptation aux exigences des musiques contemporaines en terme d’acoustique et de confort d’écoute nécessitera une importante série de travaux, dont l’avancée de la scène et la suppression de quelques rangés en fond de salle pour offrir plus d’espace et de confort au public.


UN PUBLIC COSMOPOLITE ET UN AVENIR SEREIN

Séduit par le récent rajeunissement de la plus célèbre des salles parisiennes, un public cosmopolite se presse à nouveau pour y découvrir et y entendre une programmation aussi éclectique qu’exigeante. Dans ces lieux se côtoient ou se succèdent les plus grands représentants de la musique classique et contemporaine : chef d’orchestre et solistes de renommée internationale, mais également des concerts de musique populaire. Musique de jazz, de variété, du monde ont également un "droit de séjour" dans ce lieu magique. Laurent Bayle : « Quand on gère une salle de concert, l’erreur est de s’adresser à un seul public, car très vite ce public se pense et se vie comme étant propriétaire du lieu et il fige en quelque sorte une image de ce lieu là. »

C’est dans cette mixité de musique et à travers un public de mélomane composite que la salle Pleyel forge sa personnalité, son âme. Réinventer pour répondre à la virtuosité de ses concerts, c'est bel et bien la principale mission de la salle Pleyel. Attirant un public toujours plus nombreux et fidèle, elle a su rester au cœur de Paris le rendez-vous incontournable des amateurs de musique.

Par Patrick Martial - 01/2014
(source : La salle Pleyel – Electron Libre Prod)


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