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CHANSON


BIOGRAPHIE MARILYN MONROE, CHANTEUSE ET ACTRICE

Cette page est la suite de MARILYN MONROE, SES CHANSONS ET SES FILMS


MARILYN MONROE AU SOMMET DE SA CARRIÈRE

Sept ans de réflexion est un film important dans la carrière de Marilyn Monroe, parce qu’il lui permet d’humaniser l’image de la blonde dont les studios l’ont affublée. Enfin, elle joue au plus près de sa véritable personnalité comme le font les plus grands comédiens. Dans le film, l’acteur Tom Ewell offre une grande résistance face à la bombe incendiaire qui habite au-dessus de chez lui. La musique du concerto pour piano n°2 de Rachmaninov s’invite dans le film et provoque des réactions insoupçonnées de la part de l’homme mariée. Le piano, qui fait également partie du décor, rapproche les deux êtres au moment même où Marilyn, un peu ivre, se met à chanter quelques notes. Scène inoubliable de drôlerie qui démontre tout le talent de l’actrice. « Ce beau brin de fille, cette allumeuse sans pareille, serait-elle finalement une puritaine ? » écrira l'auteur de cinéma Ado Kirou.


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En 1956, le film Arrêt d’autobus (Bus Stop) est considéré par les critiques comme le film révélateur du talent de Marilyn Monroe. L’éternelle chanteuse de cabaret subit les assauts d’un cowboy de rodéo naïf qui voit en elle l’épouse qu’il lui faut. C’est son « ange » ! Le jeu de Marilyn oblige les critiques, le public et Hollywood tout entier à reconsidérer leur point de vue sur « cette blonde », et à réaliser qu’elle est une vraie comédienne. L’excellente ‘mauvaise’ interprétation de Monroe chantant That old black magic est l’un des moments forts du film Arrêt d’autobus.

Pour renforcer l’image de chanteuse de deuxième classe, Monroe choisi son costume elle-même, en insistant sur les bas à résilles. L’histoire d’Arrêt d’autobus se prête à la comédie mais ses contours sont dramatiques, surtout les dernières scènes du film qui mettent en avant la fragilité de la chanteuse. L’impact de Marilyn est avant-tout visuel. Son maquillage lui donne une pâleur irréelle et ses cheveux sont en bataille. Tout l’inverse du film Les hommes préfèrent les blondes où elle incarnait une ‘girl’ couverte de bijoux.

En 1957, Marilyn est portée par le tract à l’idée de travailler avec Laurence Olivier lorsque le film Le prince et la danseuse (The prince and the showgirl) est à l’étude – pas seulement à cause de son statut de « meilleur acteur du monde », mais aussi parce qu’elle sait instinctivement que leurs façons de jouer sont diamétralement opposées. Lors du tournage, la presse anglaise s’en mêle et l’actrice est de plus en plus en retard sur le plateau, mais « Marilyn est la seule d’entre nous qui sache comment jouer devant la caméra. », lancera la grande actrice Sybil Thorndike. A sa sortie, le film rencontre peu de succès, mais Marilyn prendra toutefois le temps de chanter dans les bras de Laurence Olivier les premiers vers d’une chanson aux intonations d’opérette intitulée I found a dream.


CERTAINS L’AIMENT CHAUD

Fin 1958, Marilyn contacte le metteur en scène Billy Wilder pour lui dire qu’elle est prête à travailler sur le film qu’il lui a proposé. Il s’agit de Certains l’aiment chaud (Some like it hot). La comédie est pétillante, drôle, et relevée par l’excellent jeu d’acteur de Jack Lemmon et Tony Curtis. Dans l’histoire, pour échapper aux gens qui les poursuivent, les deux comédiens sont obligés de se travestir en femme. Aucune allusion sordide ni de sous-entendu malséant relatif à l’homosexualité ne seront évoqués. Certains l’aiment chaud est devenu un classique de la comédie américaine, une référence, et quel que soit l’angle sous lequel on regarde ce film, on ne peut être que conquis, pourtant…

Pourtant l’histoire est invraisemblable, mais comme dans toutes les bonnes farces, on est progressivement pris par l’intrigue jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour la taxer d’absurdité. L’action se passe dans les années 20, Sugar Kane (Marilyn Monroe) est chanteuse dans un orchestre féminin. Le scénario facilite la mise en scène en montrant à plusieurs reprises Sugar chanter avec l’orchestre lors de la tournée. Quatre chansons font partie de la bande son du film dont I'm through with love, une belle chanson d'amour interprétée avec tact, et I wanna be loved by you, chanson aujourd’hui célèbre avec son "poo poo pi doo", kitch à souhait, délicieuse, sensuelle et légèrement enfantine. On en redemande !


"I WANNE BE LOVED BY YOU" (CERTAINS L'AIMENT CHAUD)


LE MILLIARDAIRE

Peu de temps après, la Fox presse Marilyn Monroe de faire une nouvelle comédie musicale – elle est tenue par un contrat qui stipule de faire quatre films par an pour le studio -, et le scénario du film Le milliardaire (Let's make love) est le seul qui lui convienne malgré un côté ‘bancal’ évident : une compagnie théâtrale de Broadway engage un chanteur-danseur français, qui se révèle être milliardaire. Ce dernier tentera de conquérir le cœur d’une actrice – Monroe – par la sincérité et non avec son argent. Pour la comédienne, c’est une corvée. Marilyn n’a qu’une idée en tête, le film Les Désaxés (The misfits) qui est en préparation. Son dernier mari, l’écrivain Arthur Miller s’est investi dans le projet en écrivant le scénario, et la future présence de Clark Gable - qui représente quelque part pour Marilyn, le père absent – ne peut que séduire l’actrice (Gable se montrera d’ailleurs gentil, tendre, compréhensif et secourable envers Marilyn lors du tournage).

Au côté d’Yves Montand qui incarne le rôle du milliardaire, le public américain va découvrir un chanteur anglais pratiquement inconnu nommé Frankie Vaughan. Malgré les efforts consentis, il ne sortira rien de bien émouvant de ce film. Lors du tournage, l’aventure que vivent Montand et Monroe est bien plus intéressante que celle, fictive, de l’écran. Le seul moment mémorable est une longue scène où Marilyn chante la chanson de Cole Porter My heart belongs to daddy, et danse sur une chorégraphie de Jack Cole, son maître de ballet préféré. Toutefois, ne boudons pas notre plaisir, car les trois autres chansons du film méritent d’être également cité : Specialization chantée en duo avec Frankie Laine, où pointe un drôle de mélange musical comprenant vocalises de cantatrice et quelques notes de guitare rock’n’roll, Let’s make love, une ballade romantique interprétée par le même duo et enfin Incurably romantic, chantée cette fois-ci en duo avec Yves Montand.


HAPPY BIRTHDAY MISTER PRESIDENT

Durant le tournage de son dernier film (inachevé) Something’s got to give en 1962, Marilyn prend quelques jours de congés pour aller à un gala de charité organisé au Madison Square Garden. Le président John F. Kennedy est présent et les photographes sont là, prêts à immortaliser l’événement. Marilyn, 'amie très proche' du président Kennedy, arrive sur scène en trottinant dans une somptueuse robe, un fourreau lamé et moulé à l’image de son corps superbe. Le président est là, assis face à elle. La voix est tremblante et le cœur bat fort, mais Marilyn arrive à entonner un sensuel ‘Happy birthday mister président’. Un document qui rentrera dans l’histoire, si ce n’est dans la légende de l’actrice. Ce sera sa dernière apparition publique. Elle s’éteindra quelques semaines plus tard, un dimanche, au cours d'une nuit hantée de solitude et d'angoisse. Dans sa chambre, non loin d'un flacon vide de Nembutal, se trouvait un électrophone avec un disque posé dessus, des chansons de son ami Frank Sinatra.

Lors de son enterrement, en guise d’adieu, résonnera Over the rainbow chantée par Judy Garland... N’était-ce pas là le plus bel hommage à lui rendre ? Son professeur d'art dramatique Lee Strasberg résume assez bien comment était perçu en son temps Marilyn Monroe : « D'autres étaient physiquement aussi belles qu'elle, mais elle possédait d'évidence quelque chose de plus, quelque chose que les gens voyaient et reconnaissaient dans ses interprétations et à quoi ils s'identifiaient. Elle avait le don étonnant - un mélange d'ambition, de rayonnement et de désir profond - qui la faisait différente et donnait pourtant à chacun l'envie de partager cette naïveté enfantine, cette candeur, mélange de timidité et de ferveur. »

Par Elian Jougla (Cadence Info - 12/2013)



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