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CHANSON


JOHNNY HALLYDAY : A TRIBUTE TO JOHNNY

"Noir c'est noir" : la France est en deuil après la mort de Johnny Hallyday. Sa disparition va rapidement susciter de nombreuses réactions de tristesse chez ses fans, ses amis, jusqu'au sommet de l'Etat. Icône du rock à la française, ses tubes ont accompagné toutes les époques pendant plus d'un demi-siècle tandis que sa vie tumultueuse a alimenter les magazines people...


UNE FIN ANNONCÉE


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Mercredi 7 décembre. Un communiqué envoyé à l'AFP en pleine nuit par son épouse Laeticia : « Johnny Hallyday est parti. J'écris ces mots sans y croire. Et pourtant c'est bien cela. Mon homme n'est plus. Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité. »

Evoquant "le papa" de leurs deux filles adoptées Jade et Joy, de Laura (née de son union avec Nathalie Baye) et de David (né de son union avec Sylvie Vartan), Laeticia Hallyday conclut : « Johnny était un homme hors du commun. Il le restera grâce à vous. Surtout ne l'oubliez pas. Il est et restera avec nous pour toujours. Mon amour je t'aime tant ».

© Photographe Georges Briard - Johnny Hallday (2012)

Les réactions se sont rapidement enchaînées tandis que radios et télévisions lançaient des émissions spéciales et diffusaient ses tubes en boucle. Michel Polnareff, très ému, a exprimé son « immense tristesse » sur BFMTV. « Il sera toujours avec nous (...) Il a toujours été un héros. J'ai les larmes aux yeux en le disant, mais, vraiment, on l'aime. ». En quelques heures, une page Facebook en hommage à "L'idole des jeunes" sera créée.

Depuis que Johnny Hallyday avait été hospitalisé pour détresse respiratoire, la nouvelle de son décès était redoutée. Johnny avait annoncé début mars être atteint d'un cancer des poumons dont il savait déjà qu'il était métastasé.

Johnny Hallyday s'est battu jusqu'au bout, montant sur scène en juin et juillet 2017 avec ses copains Jacques Dutronc et Eddy Mitchell, pour la tournée des "Vieilles Canailles". Des moments parfois difficiles, mais où il semblait porté par l'énergie de son public qu'il croisait pour la dernière fois.

Pour "rester vivant", comme s'intitulait sa dernière tournée (2015-2016), cette "bête de scène", qui a rempli en 57 ans de carrière tous les plus grands lieux de l'Hexagone, du Stade de France au Champ de Mars, travaillait aussi à un nouvel album.

Avec plus de 100 millions de disques vendus et dix Victoires de la musique, "L'idole des jeunes" puis des moins jeunes a traversé les époques : celles des débuts du rock'n'roll où il ressemblait à un "Elvis Presley" made in France, des yéyés, de la variété plus "mainstream" avec Michel Berger ou Jean-Jacques Goldman dans les années 80, pour revenir avec bonheur ces dernières années aux sources du blues et du rock.


EXCÈS ET AMOURS

Au fil d'une vie menée à fond de train, avec ses accidents, ses excès relayés en une des gazettes, ses amours tempétueuses et médiatisées, ses maisons en Suisse et aux Etats-Unis sur fond d'accusation d'exil fiscal, "Johnny" était devenu plus qu'un artiste. C'était une légende vivante, un chanteur quasi-officiel mais aussi un personnage parfois agaçant pour certains, égratigné pour sa façon de s'exprimer, à l'image du "Ah que..." popularisé par sa marionnette des Guignols.

« Ma vie a été un tunnel de souffrances, où je ne me sentais pas toujours en accord avec moi-même, vivant au jour le jour, tenaillé par la peur du lendemain », se confiait en 2014 à Télérama celui qui était au civil Jean-Philippe Smet, du nom de son père, Belge, qu'il a si peu connu. Des "souffrances" qu'il oubliait toutefois quand il retournait en studio ou remontait sur scène, pour, jusqu'au bout, "être Johnny Hallyday", ce qu'il appelait "un métier".

La star avait aussi sa part d'ombre, sombrant dans les excès et luttant contre ses démons. En 1966, il fait une tentative de suicide. « Il a besoin de ces descentes aux enfers pour remonter, se construire, pour réinventer sa vie », avait confié un jour Laeticia, son épouse. « On ne peut pas faire ce métier si on est normal. Il y a longtemps que je ne me sens pas comme les autres. Il faut que j'aille mal pour savoir que je pourrais aller bien », résumait-il au journal Le Monde en 1998.

Des suites d'amours... Immortalisé avec Sylvie Vartan comme le couple des années yéyés, il divorce de la chanteuse en 1980. Un an après, il se marie avec Babeth Etienne. En 1982, il devient le compagnon de l'actrice Nathalie Baye, avec laquelle il aura une fille, Laura, elle-même comédienne. Puis il se marie avec Adeline Blondieau en 1990 pour divorcer en 1992. Il l'épouse une seconde fois à Las Vegas et le couple divorce à nouveau deux ans plus tard. En 1996, il épouse la fille d'un de ses amis proches, Laeticia Boudou.


COMMENT JOHNNY HALLYDAY EST DEVENU UNE ICÔNE POUR LES FRANÇAIS

(document source France Info)


QUELQUES ÉVÉNEMENTS CLÉS DE SA CARRIÈRE

Jean-Philippe Léo Smet est né le 15 juin 1943 à Paris. Très vite, sa mère Huguette Clerc, une Française, et son père Léon Smet, un Belge, se séparent et l'enfant est recueilli par sa tante paternelle belge Hélène, qui vivait alors à Paris avec son mari et ses deux filles. Le petit garçon déménagera ensuite avec cette famille d'artistes à Londres, où ses deux cousines étaient devenues danseuses de music-hall.

« Ne pas avoir eu de père a marqué toute ma vie. La déchirure... », écrira Johnny dans son autobiographie (cette filiation frustrée a été au cœur d'un feuilleton hyper-médiatisé en 2006 et 2007, lorsque Johnny a décidé - à la grande surprise de ses fans - de demander la nationalité belge pour "raisons sentimentales").

Adolescent, il découvre la scène grâce à son cousin, l'artiste américain Lee Halliday, dont il s'inspirera pour son nom. Il fréquente le lieu culte du rock français de l'époque, le Golf Drouot, où il fait des reprises et adaptations françaises du répertoire américain country et surtout d'Elvis Presley. Son premier 45 tours (chez Vogue) sous le nom de Johnny Hallyday sort en 1960 avec une reprise d'une chanson de Dalida, « T'aimer follement », suivie de « Souvenirs, souvenirs », deux titres qui le propulsent en haut de l'affiche.

Hallyday occupe ensuite les scènes parisiennes et fait de grandes tournées en province, défrayant la chronique au passage. Celui que les médias surnomment "l'idole des jeunes" devient le roi du rock français. Lors d'un concert place de la Nation à Paris en juin 1963, 150.000 personnes débordent les forces de l'ordre pour l'écouter.

Il épouse la chanteuse Sylvie Vartan en 1965. David, leur fils, qui deviendra lui-même chanteur, naît en 1966. Puis les modes vont se succéder (hippie, soul music, blues, pop...) et Johnny va les accompagner.

En plus de 50 ans de carrière suivie par trois générations de fans, il a vendu plus de 100 millions d'exemplaires, a enregistré 50 albums studio dont une quarantaine de disques d'or et gagné dix Victoires de la musique. Mais là où il impose le respect, c'est en concert. Véritable bête de scène, lors de représentations souvent spectaculaires, il bat des records d'affluence avec plus d'un million de spectateurs lors des tournées 2000, 2003, 2006 et 2009. Il s'est produit neuf fois au Stade de France et s'est offert un ultime plaisir, l'été dernier, aux côtés de ses camarades Eddy Mitchell et Jacques Dutronc pour une tournée des "Vieilles canailles".

Cette longévité exceptionnelle, depuis « T'aimer follement » sera ponctuée de dizaines de succès entrés dans la mémoire collective : « Souvenirs souvenirs », « Le Pénitencier », « Noir c'est noir », « Retiens la nuit », « Pour moi la vie va commencer », « Que je t'aime », « Gabrielle », « La musique que j'aime », « Ma gueule », « Quelque chose de Tennessee », « Allumer le feu », « Marie »... Jusqu'à la chanson-souvenir des attentats de janvier 2015, « Un dimanche de janvier », interprétée lors de l'hommage rendu aux victimes en janvier 2016.

Si Johnny est une voix belle et puissante, sa belle gueule lui a ouvert les portes du cinéma. Sa carrière d'acteur connaîtra des hauts et des bas, avec une poignée de rôles marquants dont trois films sélectionnés au festival de Cannes : « L'aventure c'est l'aventure » de Claude Lelouch en 1972, « Détective » de Jean-Luc Godard en 1985 et « Vengeance » de Johnnie To en 2009. (source AFP)

(Cadence Info - 12/2017)

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