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MUSIQUE DE FILMS


MAURICE JARRE, PORTRAIT DU COMPOSITEUR DE MUSIQUE DE FILMS

Né en 1924 à Lyon, Maurice Jarre entreprend des études musicales sous la direction de Louis Aubert, et se fait d’abord une solide réputation de compositeur dans le domaine radiophonique et théâtral. En 1950, ses sonneries pour le Théâtre national populaire seront considérées comme un modèle du genre. C’est en 1951 qu’il compose véritablement sa première partition pour l’écran (Hôtel des Invalides de Georges Franju).


MAURICE JARRE, UNE MUSIQUE ÉLABORÉE ET FLUCTUANTE

A cette époque, Jarre est considéré par la profession comme l’héritier spirituel d’une certaine tradition de la musique de film « à la française ». Après une collaboration prometteuse avec Resnais, Demy, Franju, Maurice Jarre s’oriente vers la production anglo-saxonne. Remportant immédiatement un succès mérité, il va alors être victime de la rentabilisation systématique de ses thèmes. Adaptées en chansons dans le monde entier, La Chanson de Lara, la valse de Paris brûle-t-il ?, lui vaudront l’irritation de ses confrères et la disgrâce de la critique française.

Pourtant les compositions de Maurice Jarre ne sauraient se résumer à quelques rengaines populaires. Toujours intègre vis-à-vis de son identité musicale, quels que soient les scénarios qu’il ait eu à traiter, la musique de Jarre se caractérise par l‘utilisation d’instruments pittoresques, posés en opposition à de grandes masses orchestrales fluctuantes et rythmiquement très élaborées.

Le fait de participer aux derniers sursauts d’un Hollywood moribond, d’en utiliser les énormes moyens pour nous donner ces partitions flamboyantes, lui aura fait traverser un purgatoire musical de plusieurs années. Par la suite, semblant s’être dégagé de ce piège doré, et, entouré de collaborateurs fidèles, il donnera naissance à des partitions complexes dont le seul défaut est d’accompagner des sujets d’aventures à l’originalité bien désuète.

Dans les années 80, il n’hésitera pas à utiliser les moyens de l’électronique et saura se servir des instruments synthétiques avec le souci d’éviter la notion d’ersatz.


MAURICE JARRE - LAURENCE D'ARABIE (ouverture)


MAURICE JARRE - FILMOGRAPHIE (Sélection)

  • Les yeux sans visage (Georges Franju – 1959)
  • Le président (Henri Verneuil – 1961)
  • Laurence d’Arabie (David Lean – 1963)
  • Paris brûle-t-il ? (René Clement – 1965)
  • Soleil Rouge (Terence Young – 1971)
  • Jésus de Nazareth (Franco Zifferelli – 1977)
  • Le faussaire (Volker Schlondorff - 1981)
  • Ghost (Jerry Zucker- 1990)

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