BLUES, SOUL, REGGAE, RAP, WORLD MUSIC...


BILLY PRESTON, BIOGRAPHIE/PORTRAIT DU CHANTEUR ORGANISTE

Pianiste, organiste, chanteur et compositeur, Billy Preston a commencé sa carrière artistique dès l’âge de 10 ans. Musicien autodidacte, il aura l’occasion de jouer auprès de Ray Charles, Little Richard, Sam Cooke, les Beatles et les Rolling Stones, tout en poursuivant une carrière solo discrète mais toutefois ponctuée de quelques hits.


LA PRÉCOCITÉ DE L’ÂGE

« Billy Preston, c’est le session-man absolu. Il est si fort musicalement que nous avons fait deux ou trois albums avec lui » dira Keith Richards le guitariste des Rolling Stones. Les Beatles ne s’y étaient pas trompés quand ils l’invitèrent à participer aux sessions d’enregistrement de leur deux derniers albums. Discret et souriant derrière ses claviers, Billy Preston avait déjà derrière lui une longue carrière de sideman quand il rencontra son premier succès.


Ad Block

Un bloqueur publicitaire bloque le déroulement de cette page. Pour ne plus subir cette restriction, veuillez désactiver votre bloqueur publicitaire pour l'ensemble du site "www.cadenceinfo.com". Merci.

Procédure pour autoriser "cadenceinfo.com"


Né en septembre 1946 à Houston (Texas), Billy Preston démontre des capacités au piano dès son plus jeune âge. Il apprend les premiers rudiments de l’instrument sans jamais avoir reçu le moindre cours de piano. Son apprentissage de musicien autodidacte ne l’empêche nullement de saisir la moindre des occasions pour progresser, au point de chanter et d'accompagner à l’orgue une des reines du gospel, Mahalia Jackson, et James Cleveland à l'âge de 10 ans ! Propulsé par cette foi qui le porte, le jeune Billy se voit proposer le rôle du jeune W.C. Handy dans le film Saint Louis Blues au côté du pianiste Nat King Cole ; musicien qu’il retrouvera quelque temps plus tard dans son émission télévisée où il chantera le grand succès de Fats Domino, Blueberry Hill.

Plus sensible au gospel, à la soul et au rock qu’au jazz, Billy Preston se révèle rapidement comme un accompagnateur recherché. En 1962, il se joint au groupe de Little Richard en tant qu’organiste avant de prêter son concours pour l’enregistrement de l’album Night Beat de Sam Cooke. La même année il enregistre son premier album solo : 16 Year Old Soul. Deux ans plus tard, il publie The Most Exciting Organ Ever et rejoint le groupe de Ray Charles en 1967.


LA RENCONTRE AVEC LES BEATLES

En 1969, George Harrison le remarque dans un show TV. Miracle...quelques semaines après Billy Preston participe aux sessions d'enregistrement des albums Abbey Road (1969) et Let It Be (1970), ce qui lui vaudra d’être l’unique musicien invité à avoir son nom mentionné sur une des pochettes de disques des Beatles (45 tours Get Back/Don’t Let Me Down). Le discret Billy Preston participe également au concert du groupe sur le toit des studios Apple où il joue du piano électrique.

Grâce à son aventure chez les Beatles, Preston se voit offrir un contrat chez Apple Records et un album produit par George Harrison, That’s the Way God Planet It, album qui parviendra à se classer à la onzième position des charts en Grande Bretagne. Dans ce disque, Preston est brillamment entouré : les guitaristes George Harrison et Eric Clapton, le bassiste Keith Richards et le batteur Ginger Baker. En 1970, un second album est réalisé pour Apple Records, Encouraging Words, où l’on retrouve deux des grands tubes de Harrison, All Things Must Pass et le futur My Sweet Lord (en retour, Preston jouera du piano et de l’orgue sur l’album solo de Harrison, All Things Must Pass où figure en bonne place le grand tube My Sweet Lord). Le musicien accompagne aussi John Lennon sur l'album John Lennon/Plastic Ono Band (1970) en jouant du piano sur la chanson God.


NOTHING FROM NOTHING (1974)

VOIR LA VIDÉO

PREMIER SUCCÈS ET COLLABORATION

De retour aux États-Unis, Billy Preston se fait connaître du public américain avec le titre Outta Space (album I Wrote a Simple Song - 1971) dans lequel figure, outre George Harrison, le talentueux Quincy Jones aux arrangements. Au mois d’août de la même année Billy Preston se rend au Madison Square Garden de New York pour participer au concert de charité du Bangladesh organisé par George Harrison et pour lequel sont invités Ringo Starr, Ravi Shankar et Bob Dylan.

Tout en conduisant en parallèle sa carrière solo, le pianiste travaille ensuite avec Sly and the Family Stone (There's a Riot Goin' On – 1971), Peter Frampton (Wind of Change – 1972) et surtout avec les Rolling Stones en contribuant à l’enregistrements de plusieurs albums célèbres : Sticly Fingers, Exile on Main Street et Black and Blue, devenant également leur clavier à l’occasion de la tournée européenne d’octobre 1973.

Son plus gros tube, le sautillant Nothing From Nothing tiré de l’album The Kids And Me (1974) est enregistré avec le chanteur et guitariste Joe Walsh… Et It’s My Pleasure, au succès plus confidentiel, se fera en compagnie de Shuggie Otis, George Harrison et Stevie Wonder.

En 1976, une nouvelle tournée est organisée avec les Stones où le public découvre un duo sexy et quelque peu ambigu avec Mick Jagger. Puis, Billy Preston enregistre avec l’ex-épouse de Stevie Wonder, Syreeta Wright, deux hits : With You I’m Born Again (1979) et It Will Come In Time (1980).


MY SWEET LORD (Concert Tribute to George Harrison - 2002)

VOIR LA VIDÉO

FIN DE CARRIÈRE

Billy Preston retrouve George Harrison en 1982 pour la réalisation de l’album Gone Troppo ; disque qui sera la dernière collaboration entre les deux artistes. La suite de sa carrière est moins glorieuse. Billy Preston a quelques démêlés avec la justice, ce qui l’empêche de poursuivre sereinement une carrière prometteuse dans le gospel qu'il chérie. Une de ses dernières apparitions publiques se déroulera à l’occasion du ‘Concert Tribute to George Harrison’ (le 29 novembre 2002) où il chantera entouré d’Eric Clapton, Paul McCartney, Phil Collins, Tom Petty et Ringo Starr, les émouvants My Sweet Lord et Isn’t It a Pity.

Souffrant d’une sérieuse maladie rénale et malgré une greffe de rein réalisé en 2002, la santé du musicien ne cessera de se dégrader, entraînant à sa suite une péricardite et une insuffisance respiratoire. Billy Preston sombrera dans le coma en novembre 2005 et décédera quelques mois plus tard, le 6 juin 2006 à Scottsdale, en Arizona.

Par D. Lugert (Cadence Info - 12/2019)


ALBUMS STUDIO

  • 1962 : 16 Years Old Soul (Sar Label)
  • 1965 : The Most Exciting Organ Ever
  • 1965 : Early Hits of '65
  • 1966 : Hymns Speak from the Organ
  • 1966 : The Wildest Organ In Town
  • 1967 : Club Meeting
  • 1969 : That's The Way God Planned It (Apple Records)
  • 1970 : Encouraging Words (Apple Records)
  • 1971 : I Wrote A Simple Song (A&M Records)
  • 1972 : Music Is My life
  • 1973 : Everybody Likes Some Kind of Music
  • 1973 : Gospel In My Soul
  • 1974 : The Kids and Me
  • 1975 : It's My Pleasure
  • 1976 : Billy Preston
  • 1977 : A Whole New Thing
  • 1978 : Behold ! (Myrrh Records)
  • 1979 : Late At Night
  • 1980 : Universal Love
  • 1981 : Billy Preston & Syreeta
  • 1981 : The Way I Am
  • 1982 : Pressin' On
  • 1984 : On the Air
  • 1986 : You Can't Keep A Good Man Down
  • 1994 : Ministry of Music
  • 1995 : Billy's Back
  • 1995 : Minister of Music
  • 1996 : Words and Music
  • 2001 : You and I (participation du groupe Novecento)
  • 2001 : Music From My Heart

RETOUR SOMMAIRE
Facebook   Twitter   YouTube

sites partenaire : pianoweb.fr - musicmot.com