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CHANSON


DICK ANNEGARN, BIOGRAPHIE PORTRAIT DU CHANTEUR BRUXELLOIS

On le croyait à tout jamais disparu de la scène musicale. Le chanteur néerlandais Dick Annegarn, même au faîte de sa gloire dans les années 70, s’est toujours fait discret, aussi discret que les accords folks de sa guitare. Pourtant aujourd’hui, l’artiste est toujours là, poursuivant tant bien que mal une carrière clairsemée, chantant de temps en temps dans quelques salles obscures avec la foi inébranlable du "folk singer" patenté.


DICK ANNEGARN, UNE CHANSON A L’AME FOLK

Musicien autodidacte, Dick Annegarn s’inspire de quelques disques de blues et de folk pour construire ses premiers accords sur sa guitare. Le chanteur puise dans son âme de poète des textes d’une profonde originalité et qui vont faire mouche auprès du public dès la parution de son premier disque. Texte et musique seront construire un heureux mélange comme ses chansons Bruxelles, Sacré géranium, Ubu ou Mireille.


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Le succès est là. Le ton de sa voix "rocailleuse", traînante à la façon d’un Léonard Cohen ou parfois bluesy, s’élève doucement lors des concerts, mais les incessantes tournées vont user l’artiste. Si la flamme inspiratrice est toujours présente, le chanteur ne trouve plus cette « scène obligée » à son goût et il décide de rompre les amarres en choisissant des chemins de traverse.

Paris l’attire toujours, et il décide de vivre à bord d’une péniche. Pour lui, la musique ne doit plus rimer avec tournée et promotion télévisuelle, et c’est dans la vie associative qu’il va trouver la réconciliation intérieure.

Dick Annegarn n’est pas un artiste qui cultive la nostalgie, dans un « revival » éternel. Pour lui, la vie est une progression difficile. Il sait que le public n’est pas toujours prêt à progresser à la même vitesse que l’artiste qu’il admire. « Je m’interdis d’être un gardien du musée. Je continue de chanter Bruxelles, mais j’en chante d’autres, et là, paradoxalement, c'est mon dernier disque qui constitue l'essentiel de mes sources. », précise Dick Annegarn.

Le chanteur a prouvé, à maintes reprises, son attachement pour la musique noire américaine. Les auteurs de blues et de jazz sont ses maîtres : Muddy Waters, John Lee Hooker... Ce sont pour lui des génies de la combinaison sonore, des artistes suffisamment originaux pour que des groupes de rock légendaires s'en emparent, tels les Rolling Stones.


DICK ANNEGARN : AU MARCHE DES MENDIANTS


A PROPOS DE SES CHANSONS

Pour Dick Annegarn, dans la musique pop, le blues et le folk, il y a plus de possibilités musicales et poétiques que dans la chanson française. Le chanteur sait extraire leur couleur particulière et l’adapter à la consonance de nos mots, sans pour autant imiter la littérature d’un Brassens ou d’un Forestier. Si Annegarn emprunte la langue française, il tient à conserver ses racines hollandaises. C’est la langue populaire, celle de la rue, la langue parlée qui l’inspire, pas celle issue d'une littérature pour esprits érudits.

Dick Annegarn : « Si Ubu est une petite histoire, Géranium une petite fleur et Mireille une petite mouche, mes chansons essayent d’avoir du sens, ce ne sont pas que des anecdotes. C’est surtout la métrique, la rime, qui permet à un texte de ne pas être oublié sans se sentir obligé de l’écrire. Il suffit de très peu pour que la poésie s’installe. Pour cela, les mots doivent s’accrocher, là, dans la tête...  ».

Après quelques disques passés pratiquement inaperçus et quelques collaborations (le saxophoniste Jean Avocat et l’accordéoniste Richard Galliano), Annegarn renouera avec la scène en 1997, suite à la parution de l’album Approche-toi.

Alors que l’artiste continue de naviguer entre deux eaux, ses amis de la profession ne l’oublient pas. Chedid, Bashung, Souchon, Arno ou Bénabar rendront hommage à sa carrière à travers un disque intitulé Le grand dîner – Tribute à Dick Annegarn, en 2006. Quoi de plus normal pour un artiste devenu docteur honoris causa de l'Université de Liège !


FOLK TALK

Prolongeant l’association avec le guitariste franco-californien Freddy Koella une seconde fois, le dernier album en date de Dick Annegarn, Folk Talk, est un remerciement aux artistes qu’affectionnent le chanteur. Dylan, bien sûr, mais aussi Elvis Presley, Ray Charles, The Animals.

L’album est constitué uniquement de reprises du répertoire folk-blues américain : Fever, Saint-James Infirmary, Georgia, The rising sun, Love me tender, etc., mais avec la touche Annegarn, il va s’en dire. Le « peuple folk » se reconnaîtra certainement dans ce disque simple et chaleureux. A découvrir, même si vos n’êtes pas un inconditionnel de l’artiste. (Folk Talk – Label : Tôt ou tard - 2011).

Par Patrick Martial - 01/2014


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