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MUSIQUE DE FILMS


SERGE GAINSBOURG : VIE HEROIQUE, LE FILM

Date de sortie cinéma : 20 janvier 2010
Réalisé par Joann Sfar
Avec Eric Elmosnino, Lucy Gordon, Laetitia Casta
Long-métrage français, genre : Biopic, Musical
Durée : 2h10 min
Année de production : 2009

Le sujet du film : la vie de Gainsbourg, son itinéraire artistique et ses amours tumultueuses : du jeune Lucien Ginzburg dans le Paris occupé des années 1940, jusqu’à l’artiste poète aux penchants autodestructeurs, compositeur et chanteur célébré dans le monde entier et dont l’avant-gardisme a provoqué, sinon influencé la vision de nombreux artistes.


“GAINSBOURG : VIE HEROIQUE”,
UNE VISION CINEMATOGRAPHIQUE TOUTE PERSONNELLE

Déjà annoncée dans le site Piano Web en 2008, le film biographique sur l’auteur du “ça fait VLAM ! ça fait SPLATCH ! et ça fait … BLOP ! WIZZ !” est présent dans les salles de cinéma depuis le 20 janvier 2010. Serge Gainsbourg, véritable icône de la culture française se devait d’avoir un jour ou l’autre un film retraçant sa vie. Le film était très attendu par ses fans. Il se présente comme un conte visuel auréolé de musique. Une œuvre artistique pluriforme dont les plus grandes pages se dessinent au fil de l’histoire, apportant une dimension quasi “biblique” à l’ami Serge.


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Le metteur en scène, Joann Sfar, jeune dessinateur et scénariste de bande dessinée (il n’hésite pas à injecter des dessins et des décors qui semblent sortis de ses albums) est un nouveau venu au cinéma. Fan de l’artiste depuis ses jeunes années, Joann Sfar réalise ici un film à l’univers onirique et pictural mais également élégant comme ludique et grave. Il se défend bien d’avoir fait “LE film sur Gainsbourg”, mais plutôt d’avoir apporté égoïstement sa propre vision. Produisant ainsi un biopic ultrapersonnel bâti autour d’anecdotes réelles et de fantasmes librement adaptés, Joann Sfar prend le risque de marquer les esprits par sa liberté de ton et sa façon de mélanger les genres. Jane Birkin ne s’y est pas trompé en souhaitant que sous le titre du film figure la mention “Un conte de Joann Sfar” ; une façon d’attirer l’attention des spectateurs sur les situations évoquées à travers ce film, des situations qui ne sont pas toutes forcément authentiques. Un tel film aura donc son lot de détracteurs et de déçus, c’est inévitable !

Gainsbourg, son personnage, ses provocations et ses multiples talents sont autant d’atouts pour créer un film à rebondissement et passionner toutes les personnes sensibles à l’artiste. Le metteur en scène prend le parti d’évoquer Gainsbourg à travers les axes importants de sa vie : la période du Paris occupé, dans les années 1940 (cette partie du film occupe une place essentielle. Le film s’ouvre sur l’enfance et sur le port de l’étoile jaune qui l’exclut d’être un Français comme les autres), la peinture et son désenchantement (il rêve d’être artiste-peintre jusqu’à l’obsession, avant de détruire ses toiles, de rage), les femmes de sa vie (Sfar les dessine comme des icônes stéréotypées qui se résument en quelques lignes telles que l’inconscient collectif les désire) et sa supposée laideur (”En plus, j’ai une sale gueule !”, lance-t-il à des femmes qu’il trouve suspectes de le trouver beau).

Outre Eric Elmosnino, campant le célèbre “Homme à la tête de choux”, de nombreuses artistes et non des moindres ont apporté leur contribution : Lucy Gordon (Jane Birkin), Laetitia Casta (Brigitte Bardot), Anna Mouglalis (Juliette Gréco) Sara Forestier (France Gall) et Yolande Moreau (Fréhel) Mylène Jampanoï (Bambou), sans oublier Philippe Katerine dans la peau de Boris Vian. La plupart des acteurs apportent un juste équilibre entre leur personnage à l’écran et leur propre personnalité, le mérite revenant à Eric Elmosnino, en troublant Gainsbourg, mal rasé et fumeur de Gitanes.

Même si l’on peut regretter que le film soit construit sur des sketchs successifs, tels Serge et Jane, Serge et La Marseillaise ou Serge et Bambou, le film offre quelques heureuses surprises, comme ces moments sensuels et doux, lorsque surgit la somptueuse Laetitia Casta en Bardot, semblant mener ses chiens telle une déesse, presque nue sous son manteau de panthère.


LA MUSIQUE ET LES CHANSONS DE “GAINSBOURG, VIE HEROIQUE”

Les fans qui croiront entendre les nombreux tubes de Gainsbourg risquent d’être déçu. Joann Sfar a opté pour des chansons “face B”, des versions a cappella et instrumentales reprises par d’autres artistes. La musique originale est écrite par Olivier Daviaud, qui a travaillé notamment avec le groupe Dionysos et Jacques Higelin. Ses arrangements explorent le monde musical de Serge Gainsbourg tout en évitant le clonage délibéré. Le compositeur a demandé à des musiciens et chanteurs reconnus de participer à l’élaboration de la bande-son : le Quatuor (incarnant les frères Jacques), Chilly Gonzales (pour les morceaux de Gainsbourg au piano), K2R Riddim (pour la chanson Aux armes et caetera), Jeanne Cherhal et Emily Loizeau (pour la chanson Qui est in, qui est out), des musiciens du groupe Zone libre (pour la chanson L’hôtel particulier), Dionysos (pour la chanson Nazi rock) et Nosfell (pour la chanson Love on the beat).Les comédiens ont participé également à l’aventure… Eric Elmosnino a suivi plusieurs mois de coaching musical alors que la voix chantée de Laetitia Casta se fait entendre ici et là, apportant sa contribution dans des compositions où elle s’est personnellement investie. 


GAINSBOURG VIE HEROIQUE (Montage)


A PROPOS DE JOANN SFAR

Joann Sfar : “adolescent, je me suis mangé l’intégrale de Gainsbourg. Je l’écoutais en dessinant. J’aimais l’idée qu’il ait voulu dessiner et qu’il n’y soit pas parvenu, qu’il ait été en recherche d’amour et de légitimité vis-à-vis de la France comme je l’étais moi, avec ma famille mi-russe mi-algérienne… Je suis arrivé à Paris trois mois après la mort de Gainsbourg. Je suis allé rue de Verneuil, j’ai jeté ma BD sur Sokolov dans la boite aux lettres et je suis parti.”

Né en 1971 à Nice, Joann Sfar est un auteur de bandes dessinées qui a signé seul ou au sein d’un collectif plus de 150 albums en dix ans. Sa série la plus fameuse est Le Chat du rabbin, dont les premières aventures ont été publiées en 2002. Le Petit vampire a été adapté en dessin animé pour le petit écran, et on lui doit le clip de la chanson de Thomas Fersen Hyacinthe, primé à Annecy en 2006. Parallèlement au film “Gainsbourg, vie héroïque“, Joann Sfar a adapté pour l’écran Le Chat du rabbin en film d’animation (sortie prévue en juin 2010).

Par Elian Jougla (03-2010)


A consulter :

FNAC, UNE INTERVIEW INEDITE

EMPRUNT MUSICAL ET PLAGIAT

DE GAINSBOURG A GAINSBARRE

LA CHANSON JE T'AIME MOI NON PLUS


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